Masculin féminin (Marc)

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Numéro 91

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 91
Date de parution originale: Juillet 1998

Date de publication/archivage: 2012-07-28

Auteur: Marc
Titre: Masculin féminin (Marc)
Rubrique: Accro aux p'tits dessous

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Si le cycliste était Gino, moi, j’en fus la "pédale”!

Voilà près de vingt ans que j’ai vécu cette aventure. Chef de bureau dans une importante société, nul ne pouvait imaginer que ce sérieux célibataire d’apparence très virile portait sous ses vêtements, bas, porte-jarretelles et slip venant d’une maison spécialisée. En dépit d’une bonne queue de 17cm, ma tendance passive m’obligeait à rechercher sans cesse le mâle.

Gino n’était qu’un surnom qu’il se donnait, selon un champion cycliste italien qu’il admirait. Au début de notre liaison, il aimait à me dire qu’il “aimait appuyer sur les pédales, y compris toi...”. Gino n’était pas cycliste professionnel, mais tout simplement peintre en bâtiment, et il faisait un chantier de rénovation à l’intérieur de mon entreprise. Bien sûr, je ne fus pas long à remarquer ce garçon brun de ma taille, mais en plus trapu. Je le trouvais magnifique dans sa tenue professionnelle blanche, dans son allure, dans le moindre de ses gestes. Je pris l’habitude de passer souvent là où il œuvrait, un peu trop. En fait, sans m’en rendre compte, j’avais très vite attiré son attention.

Un jour, sur les treize heures, au moment de la reprise du travail, j’aperçus Gino à l’autre bout du couloir. Très vite je vis qu’il se tripotait le sexe. Nous étions au premier étage. Je continuai de grimper les marches, mais en me retournant, je le vis préciser par des gestes moins équivoques ses intentions, je lui fis signe de me rejoindre. La porte à peine refermée, Gino m’enlaça avec fougue et m’embrassa sur la bouche, dans le cou, et je sentis nettement au travers de son pantalon l’expression bien dure de son désir pour moi. Je n’étais pas en reste moi non plus. Ses mains glissèrent jusqu’à mes fesses, et je sentis à ce geste pressant qu’il voulait aller plus loin.

Mon pantalon tomba. Gino resta un peu interloqué par mes petit dessous féminins, mais sa main partit en vadrouille. Je portais, je m’en souviens bien, une culotte rouge à dentelle noire, ouverte à l’entrejambe afin de faciliter une éventuelle introduction. Il sentit à mon frémissement de plaisir que je me donnerais entièrement à lui.

Entre les étagères de vieux dossiers poussiéreux, il a ouvert sa braguette et en a sorti un sexe appétissant, dur, dressé, surmontant une paire de couilles bien fermes. Je me suis précipité pour lécher et sucer ce cadeau du ciel. Plus tard, je me suis retrouvé à terre sur le ventre, jambes écartées, Gino me préparant à l’assaut en me léchant abondamment la rondelle. J’étais dans un état de grande excitation, aussi, lorsque Gino commença à me pénétrer, je n’eus pas mal. Puis il commença à me limer, de plus en plus fort, et je répondis avec enthousiasme à ses coups de boutoir. La chaleur de ce corps, le va-et-vient dans mon cul, nos ahanements de bêtes frénétiques, tout ça me fit arriver à l’orgasme sans que je ne pusse me retenir: j’éjaculai en frissonnant de plaisir. Gino redoubla d’efforts et me défonça à toute allure, jusqu’à ce qu’il jouisse dans mes entrailles, sa queue profondément fichée en moi. Il s’abattit de tout son poids sur moi. le cœur en tumulte.

Nos rencontres s’organisèrent, selon les circonstances et la plupart du temps dans les combles. II me posséda dans toutes les positions possibles et imaginables, toujours attentif à me dominer avec douceur sous ses caresses et ses baisers. Il tenait toujours à me prendre comme une femme, m’appelant sa “maîtresse” ou sa “pédale” selon son humeur. Plusieurs fois, il me demanda d’apporter des gâteaux à la crème, et il m’en barbouilla le cul pour s’en régaler ensuite. Nous étions fous... Toutefois, la prudence nous obligeait à ne pas nous retrouver chaque jour aux mêmes heures dans ce grenier.

Il y avait un autre local disponible en sous-sol, où Gino disposait son vestiaire et entreposait son matériel. Un signe très discret suffisait. Nous nous retrouvions pour une folle partie de baise, en prenant garde tout de même que mes vêtements ne fussent point tachés de foutre... Nous nous embrassions à perdre haleine, je le suçais comme un damné avant de lui offrir mes fesses, courbé contre le mur, une position que j’affectionnais plus que toutes les autres, ressentant davantage son étreinte. Toujours il me masturbait en même temps, et ne jouissait qu’après que j’eusse éjaculé. Il aimait sentir mon épuisement à supporter ses assauts violents.

Le chantier de rénovation prit fin. Et, pour notre dernière rencontre, nous décidâmes de nous retrouver aux archives. J’ouvris la porte et le retrouvai. Rapidement il m’entraîna sur ce qui nous servait de couche. Il me fit m’étendre, baissa mes pantalon et slip, ce qu’il fit lui-même. Chemise ouverte, il s’allongea sur moi. Je sentis à nouveau avec délices ses poils contre ma peau, le poids de son corps et sa bite raide imprimée contre mon ventre.

Tendrement, sa langue et ses lèvres virevoltèrent de mon cou à mes oreilles avant de rejoindre ma bouche. À genoux au-dessus de moi, il fit glisser langoureusement son gros pieu sur mon visage. Quel régal que d’engloutir ce sexe, de le cajoler, de lui donner les prémices d’un plaisir sans nom! Enfin il me retourna sur le ventre et me prépara l’anus avec douceur, avant de s’introduire en moi. Il connaissait maintenant suffisamment mon corps et mes réactions pour savoir comment jouer avec. Il me lima et me lima encore. Sa joyeuse me pénétrait à fond, m'ouvrant en deux, ressortait entièrement pour à nouveau s'enfoncer le plus loin possible. Il se tortilla en moi autant qu'il put, fouaillant mes entrailles afin de me donner le maximum de sensations. Sa fougue était incroyable. Je sentis mon plaisir monter comme de la lave, et soudain j’explosai alors que Gino jouissait au même instant, s'abattant sur moi en gémissant. Nous restâmes ainsi un certain temps, collés l’un à l’autre, soudés dans mie même extase. Puis je sentis sa bite glisser hors de moi. Je l’ai regardée, déjà débandée, touchante au milieu de sa forêt de poils drus, reposant sur ses deux boules. Je l’ai embrassée...

Les années ont passé. Je me suis marié, j’ai eu un fils, j’ai divorcé, et aujourd’hui j’ai deux petits-fils. Et il y a Martial. Bien que nous ne vivions pas ensemble, nous partageons un amour réciproque. Il sait mon attente, le matin, au réveil, après une nuit passée l’un contre l’autre à nous aimer. Dans les draps froissés, gorgés de l’odeur de nos corps, nous faisons l’amour, soudés l’un à l’autre. Je sens sa bite ferme me pénétrer, ses couilles battre contre mes fesses. Je suis aux anges. Martial me comble.


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