Naissance d'un soumis (11)


Naissance d'un soumis (11)
Texte paru le 2015-06-21 par Yosh Leclerc   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Naissance d'un soumis

En fait, je devais raconter au Maître cet épisode de ma vie bien plus vite que je ne le pensais. Au matin, je me réveillais un peu avant ce que j’avais programmé sur le réveil. Après une toilette complète, comme chaque fois, je m’habillais pour le service. À l’ouverture de la porte, vers 6 heures 30, je montais faire le petit-déjeuner selon le rituel désormais bien rôdé et bien acquis. Lorsqu’il arriva, le Maître me fit venir auprès de lui.

— Ton histoire m’intrigue. J’y ai pensé une partie de la nuit et j’ai donc décidé de l’entendre ce matin. Je vais prévenir mes collaborateurs que je reste à la maison. Dès que j’aurais fini de déjeuner, tu viendras me raconter tout cela au salon.

— Oui Maître.

Le Maître sortit son portable et prévint, comme il l’avait dit, qu’il restait la matinée chez lui. Cela ne semblait pas poser de problème. Il déjeuna, comme à son habitude et je débarrassai rapidement pendant qu’il prenait place au salon. Je me mettais devant lui en position.

— Je t’écoutes, n’omet rien.

Je racontais donc mon installation à Lille avec mes colocataires, ma découverte du sauna et ma rencontre avec Damien puis mes escapades dans les cruisings et le déplacement à Charleroi. J’étais arrivé au point de mon récit où je découvrais le donjon de Philippe et les yeux qui m’y regardaient.

— Donc tu as déjà vu un donjon ?

— Oui Maître, même deux.

— Dommage, j’aurais aimé voir ta tête en découvrant une salle comme celle là. Mais le mien va peut-être t’étonner quand même. Et donc, ces yeux ?

— C’était Julien, le dog de Philippe, Maître.

— Continue.

Je reprenais.

*
* *

— C’est julien, le dog de Philippe.

Damien m’avait donné cette indication comme si c’était normal d’avoir un mec enfermé dans une cage en bois dans une cave.

— Tu as peur ?

— Oui Maître.

— Tant mieux ! Pose les sacs.

Ces mots m’avaient effrayé. Je devais avoir peur ! Damien allait-il me faire mal, me faire souffrir ? Allait-il utiliser les instruments de la cave pour me briser, me frapper, me casser les bras, les jambes ? Mon cerveau marchait à plein régime. J’essayais de me raisonner : Damien avait simplement voulu dire qu’il était bon que j’ai peur, que cela était normal, que cela faisait partie du trip ! Damien ne me laissa pas le temps de réfléchir plus. Comme au Crisco, il me tendit les genouillères qu’il avait sorties du sac et m’ordonna de me mettre à quatre pattes. Je passai les genouillères et me mettais en position.

—Avance, vers le mur en face de toi, place toi sur la couverture.

Lorsque je fus à l’emplacement choisi, Damien pris une chaîne qui était attachée à un anneau fixé dans le mur et l’attacha avec un cadenas au collier qu’il m’avait posé.

— Regarde le mur et montre moi ton cul.

Je présentais mon cul, le nez contre l’anneau qui tenait la chaîne. Damien entreprit de me mettre le plug/queue de chien. Bien qu’il ait bien graissé mon trou, ce fut encore difficile pour moi de recevoir ce plug. N’étant pas bâillonné, je poussais un petit cri au moment de l’introduction.

— Retourne toi.

Et désignant la cage de Julien :

— C’est là que tu vas dormir ce soir. Avant tu vas servir de larbin et de trou pour moi, Philippe et même son dog. Ici tu dois te considérer comme moins que rien. Julien est bien supérieur à toi ; lui il va dormir dans sa cellule. Mais avant, tu devras satisfaire tous ses caprices. Pour l’instant tu restes ici, tu peux te coucher ; la couverture est petite mais si tu te mets en rond tu dois pouvoir y tenir. Pas un bruit, pas un mot, pendant tout ton séjour ici je ne pas entendre un autre son que des aboiements. C’est compris ?

— Oui, Maître.

Et je prenais une décharge électrique par le collier et je poussais un cri tout en portant une main à mon cou. Je comprenais l’usage du boitier qui m’avait intrigué.

—C’est compris ?

— Ouaf, Ouaf.

— Ah, c’est mieux. Dès que tu fais une bêtise, tu recevras une décharge comme cela. Ton collier est prévu pour cela et la télécommande est la disposition de celui qui te dresse, Philippe, moi ou Julien.

Je me mis donc sur la couverture, en position du fœtus pour pouvoir y tenir tout entier. Damien commença à vider les sacs sur la planche centrale. Il en sorti une gamelle qu’il remplit de son urine et la déposa près de moi. Puis il raccrocha une partie du matériel qu’il avait sorti des sacs aux clous des planches d’exposition et commença à se déshabiller. Il enfila une combinaison noire, remis ses rangers, plia son treillis qu’il mit dans le sac. Il sortit encore du sac un bandeau de cuir, des mousquetons et un instrument que je n’avais jamais vu. Il pris sur l’un des présentoirs une barre en acier et, tenant en mains tout ce matériel, il s’avança vers moi.

— Un dog ne doit pas jouir ni même prendre du plaisir pendant sa formation. Je vais mettre une cage à ton sexe. Tu ne pourras pas bander pendant tout ton séjour ici et ça va te faire beaucoup de bien.

Je ne savais pas si je devais répondre en aboyant mais je savais que j’avais peur. Mes yeux l’indiquaient bien en tous les cas. Je regardais Damien avec un mélange de frayeur et de supplication pour qu’il renonce à ce projet. Evidemment rien n’y fit. Damien m’ordonna de m’allonger, dos sur la couverture. Comme je ne voulais pas le faire, je reçus une décharge. Je m’allongeais donc. Damien prit un mousqueton et commença par attacher ensemble les menottes de mes poignets ; il tira sur mes bras et fixa le mousqueton à l’anneau qui tenait déjà la chaîne reliée à mon collier. Il tira ensuite sur mes chevilles de façon à m’allonger le plus en extension possible. Avec deux mousquetons il fixa les entraves de mes chevilles à chaque bout de la barre en acier de façon à ce que mes jambes soient le plus écartées possible. Enfin, il se mit à genoux entre mes cuisses, ses chevilles sur la barre en acier pour que je ne puisse pas bouger et, se penchant sur moi, me mit le bandeau sur les yeux et le serra fort de façon à ce que je puisse vraiment rien voir pendant l’opération.

Je n’avais jamais eu le sexe dans une cage. Je bandais terriblement à l’idée d’avoir ainsi le sexe emprisonné et cela rendait l’installation de la cage très difficile. Damien attendit un moment sans rien faire, espérant que mon sexe se détende. Lassé sans doute d’attendre, il se releva et quelques instants plus tard m’appliqua sur le sexe un tissus mouillé à l’eau bien froide : la turgescence disparu presque aussitôt. Il put donc me passer la cage. Elle était en métal, constitué d’un tuyau courbé se terminant par un bec plus étroit pour pouvoir uriner le tout tenu à la base du sexe par une menotte métallique à crémaillère. La forme du tuyau interdisait au sexe de se dresser et même de se développer ; la moindre excitation provoquait une douleur qui rappelait le soumis à la raison et le contraignait à renoncer à son plaisir. Une fois la cage posée, Damien retira la barre d’écartement, les différents mousquetons et le bandeau. Il m’ordonna de reprendre ma position de chien. J’aboyai pour montrer que j’avais compris et j’obéissais. Ayant refermé les sacs de matériel, Damien remonta les escaliers. Arrivé en haut il éteignit la lumière et je me retrouvais dans le noir de la cave, nu, attaché au mur par le cou avec un collier électrique, mon sexe dans un tuyau en métal sous le regard d’un mec encagé qui, depuis notre arrivé, n’avait pas émit un son.

Je restais comme cela pendant un moment qui me paru très long. Enfin, la porte en haut de l’escalier s’ouvrit et la lumière revint. J’avais mal aux yeux, habitués qu’ils étaient à l’obscurité. Damien et Philippe descendaient l’escalier. Une fois dans la cave, Philippe ouvrit l’armoire en bois et se changea lui aussi. Il mit un harnais en cuir sur son torse nu et un jockstrap en cuir également. La coquille du jock tenait par des pressions ce qui permettait de l’enlever rapidement en cas de besoin subit. Enfin, Philippe mit des docs Martens noires 20 trous dont certains étaient remplis par des clous métalliques. Une fois prêt, il s’avança vers moi.

— Il s’appelle comment le dog ?

— yosh.

— Drôle de nom pur un dog mais bon, c’est pas le mien. En tous les cas, il n’est pas encore prêt.

— Non c’est le tout début de son dressage, je ne l’ai que depuis un peu plus d’un mois et on a fait que trois plans ensemble. Il n’avait jamais été dressé avant et en plus il n’est pas très docile.

— Je vois, le collier électrique va l’aider à obéir.

Et je reçus une décharge.

— En présence d’un Maître tu dois être à quatre pattes et remuer la queue (j’obtempérai) ; si on t’en met une, c’est pour t’en servir et montrer que tu es content. Si tu as envie de quelque chose, tu fais le beau ; si c’est la queue du Maître que tu souhaites, tu passes la langue sur tes babines. Si tu as soif ou faim tu agites ta gamelle. Si on te parle tu réponds en aboyant et tu te démerdes pour qu’on comprenne. Tu peux gémir aussi si tu veux, mais rien d’autre. Compris dog yosh ?

— Ouaf, Ouaf.

— Et lorsque le Maître est assez prêt de toi, tu lèches tout de suite ses rangers. Il ne doit rien avoir à demander.

Puisque les docs de Philippe étaient à portée de langue, je commençai à les lécher.

— Mieux que ça. Tu dois les lécher sur toute leur surface, devant, sur les côtés et derrière ; tu lèches lentement en mouillant bien avec ta langue pour qu’elles brillent et tu passes bien sur les clous et sur la languette entre les lacets.

C’était un trip que j’aimais bien. Je trouvais cela assez bandant que de lécher les chaussures d’un mec, surtout des rangers ou des skets. Des docs aussi grandes, je trouvais ça moche, mais je ne les portais pas alors, je voulais bien les lécher. Au bout d’un moment, Philippe se recula un peu. Il alla sous l’escalier. En fait, il y avait à cet endroit là une sorte de grande bassine en plastique avec un robinet au dessus. Il pissa dans la bassine et y trempa ses docs. Il revient en faisant bien attention de marcher dans tous les coins les plus sales de la cave.

— Et tiens, tu fais aussi les semelles en passant bien dans chaque nervure.

Philippe me présenta la semelle de sa doc gauche et j’ai hésité. J’ai donc pris une décharge.

— Un ordre ça s’exécute immédiatement, sans la moindre hésitation et surtout sans dégout. C’est la pisse d’un Maître avec de la poussière de la cave d’un Maître que tu vas lécher là, c’est un honneur que je te fais.

Une nouvelle décharge me faisait obéir et je commençais aussitôt à lécher, lentement, entrant ma langue dans les sculptures de la semelle le plus profondément possible. Au bout d’un moment, Philippe se retourna et tira vers lui un banc pour s’y asseoir.

— Viens ici et continue.

Je m’approchais au maximum de tension de ma chaîne. Philippe me présenta la même semelle que celle que je venais de lécher mais cette fois en posant bien sa cheville gauche sur son genou droit. Je me mis à faire le beau pour lécher. Lorsqu’il estima que je devais avoir terminé, il me mit la seconde chaussure sous le nez en inversant la position. Pendant tout ce temps, Damien qui avait ouvert la fermeture à glissière de sa combinaison noire et sorti sa queue, se branlait en discutant avec Philippe. D’un coup, ce dernier se leva et alla vers la cage de Julien qu’il ouvrit. Julien en sortit en aboyant et en montrant sa joie en remuant la même queue que la mienne ; il sauta devant son Maître et se mit aussitôt à lui lécher les docs. Philippe lui caressa les cheveux et dit, me montrant du doigt :

— C’est le cadeau que Damien t’amène. Tu pourras jouer avec lui tout à l’heure. Pour l’instant monte faire la cuisine et mettre la table. Pendant ce temps on va préparer ton cadeau.

Julien se mit en route, toujours à quatre pattes, et commença à monter l’escalier. Damien m’ordonna de me retourner, face au mur. Je remis mon nez sur l’anneau qui retenait la chaîne attachée à mon cou.

— Cambre les reins et présente ton cul.

Dès que je fus bien présenté selon son goût, Damien retira d’un coup sec le plug/queue qui était dans mon cul. Je poussais un cri, un vrai cri. J’avais eu vraiment mal mais je n’ai pas eu le temps de m’apitoyer sur ma douleur. Je sentais du gel couler entre mes fesses et un doigt entrer dans mon cul puis deux puis tout de suite une queue, celle de Philippe. Il allait et venait dans mon cul en me bourrant violemment. Il s’est retiré assez vite et a été remplacé par Damien qui, sans ménagement, comme les autres fois, a entré son dard. En quelques minutes, il jouissait et se retirait laissant sa place à Philippe qui recommençait à me limer aussi fort qu’avant. Il me tenait par le bassin et me faisait avancer et reculer en sens contraire des mouvements de son sexe qui entrait en moi profondément ; je sentais le bassin de Philippe cogner mes fesses avec force. Les choses n’ont pas trainé non plus, Philippe jouissait en quelques instants. Après quelques instants pendant lesquels mes deux enculeurs se rhabillaient, ils commencèrent à préparer la suite des contraintes qu’ils voulaient m’infliger. Damien vissa un plug métallique conique sur la pièce de bois centrale de l’étai qui pouvait servir de croix ; lorsqu’il eut terminé, Philippe plaça, juste devant, un marchepied assez large. Damien me détacha alors, m’ordonna de me mettre debout et de m’avancer vers l’étai.

— Monte là dessus et colle ton dos sur la poutre.

Monté sur un escabeau, Philippe commença par me mettre un bâillon dont la boule interne en cuir était rentrée profondément entre mes dents pour abaisser la langue et qui recouvrait largement ma bouche. Puis il fixa la menotte en cuir de mon poignet gauche au longeron horizontal de la croix de telle façon que mon bras formait un angle presque droit par rapport à mon épaule. Ensuite, ayant déplacé l’escabeau, il refit le même geste avec mon poignet droit. Pendant ce temps Damien ajustait la pièce de bois sur laquelle était visée le plug pour qu’elle soit juste au niveau de mon coccyx. Lorsque ce fut fait, il graissa le plug et mon cul avec du « crisco », en ayant bien pris soin de me montrer la boîte de graisse avant. Puis, il prit ma jambe droite, me força à la plier et attacha l’entrave de ma cheville à l’une des crochets à œillet situé sur le côté de l’étai. Il se plaça de l’autre côté et, en prenant ma jambe gauche, dit :

— Maintenant, tire sur tes bras au maximum.

Je tirais et je remontais donc mon corps. Damien fixa alors de ma même manière que l’autre, ma cheville gauche. Mon corps pencha en avant, formant presque un arc de cercle et exerçant sur mes bras une traction particulièrement forte tandis que les entraves des chevilles commençaient à couper celles-ci.

— Tu vois le problème… Tu as le choix. Ou tu restes comme cela et tu vas attraper des douleurs insupportables dans les bras et les chevilles et commencer à étouffer ; ou tu tires sur tes bras en poussant sur tes chevilles pour remonter ton corps et tu t’empale sur le plug et là, tu pourras reposer tes muscles et tes chevilles en posant ton poids sur la pièce de bois sur laquelle le plug est fié. Mais…, vu la taille du plug, tu devrais apprécier son entrée dans ton cul. Voilà. À toi de choisir.

Et de partir, avec Philippe d’un grand éclat de rire. Sans un mot de plus, les deux Maîtres, toujours riant, remontaient l’escalier. La lumière s’éteignit et je restais seul dans la cave. J’avais vu le plus fixé sur la pièce de bois ; il était effectivement énorme. Je me demandais s’il était possible qu’il rentre dans mon cul. Alors, je décidais de rester comme j’était, le corps en arc de cercle, pendant par les poignets et les chevilles. Pourtant, très vite, mes quatre membres commencèrent à devenir douloureux. Alors je tirais sur mes bras et poussais sur mes chevilles pour me redresser au maximum, essayant par tous mes muscles de me maintenir en équilibre instable, dos contre l’étai, mais au dessus du plug qui ne demandait qu’à me défoncer le cul. Je parvenais à ne pas m’empaler pendant un long moment mais je sentais que des crampes commençaient à gagner mes biceps et j’avais les chevilles coupées par le cuir des entraves. Ces deux douleurs combinées m’obligeaient à relâcher un peu mes efforts de temps en temps et je me retrouvais dans la position d’origine. La douleur s’intensifiait et je commençais à transpirer mais aussi à avoir de plus en plus de mal à respirer. Dans un nouvel effort musculaire, je me remettais dos sur le bois, juste au dessus du plug dont je sentais le métal froid toucher mon anus ; chaque fois, par une nouvelle traction sur mes bras et une poussée sur les chevilles, je me remontais un peu pour éviter de m’empaler. Je parvins à refaire encore deux fois ces différents efforts mais je m’épuisais, je haletais, je suais de grosses gouttes et je savais que je ne pourrais pas tenir beaucoup plus. Alors, je décidais de tenter de faire entrer le plug dans mon cul. Par un effort considérable, je faisais en sorte que mon corps descende lentement ; j’espérais ainsi que mon anus s’ouvre doucement et puisse absorber le monstre métallique. Très vite pourtant, dès que deux ou trois centimètres furent entrés, comme le plug était très large, je commençais à avoir mal à l’anus et, reprenant mes efforts et je remontais un peu mon corps pour éviter un empalement trop rapide ; puis, je reprenais ma descente aussi lentement que possible. Tout en continuant à ralentir la descente par un effort musculaire ultime, je concentrais mon esprit sur l’ouverture de mon cul dont je devais détendre les sphincters pour qu’ils s’ouvrent au maximum. Heureusement, la quantité de graisse du plug et de mon cul facilitait un peu les choses. Il fallut néanmoins dix bonnes minutes pour que je m’empale. Lorsque le cône fut entré et que la partie plus étroite du plug a permis à mon anus de se refermer un peu, j’étais en nage, totalement épuisé ; des gouttes tombaient de mon front et coulaient de mes aisselles sur les côtés de mon torse. Pourtant, je me sentis un peu mieux dès lors que je pus m’appuyer sur mon cul ainsi posé en l’air, sur la pièce de bois, permettant aux muscles de mes bras et de mes jambes de se reposer un peu. Evidemment, j’avais un peu mal aux fesses là où le bloc de bois était en contact avec elles et les coupait. Mais le soulagement que je pouvais ainsi donner à mes bras et à mes chevilles, compensait largement cette douleur et les effets du plug dans mon cul. Lorsque la douleur aux fesses devenait trop intense, je tirais à nouveaux sur mes bras pour remonter un peu mon corps mais en prenant bien soin de ne pas sortir le plug de mon anus puis je redescendais pour soulager mes bras. Je pus résister comme cela un moment. Pourtant, je commençais à avoir des crampes dans tous les muscles et, même dans cette position, je respirais de plus en plus difficilement. Mon nez se bouchait du fait de mes pleurs et, comme le bâillon était bien plaqué sur ma bouche, je pouvais difficilement respirer par là. J’avais d’autant plus de mal à respirer que, avec la fatigue, il m’était difficile de maintenir mon torse droit. Il fallait donc que je fasse un nouvel effort musculaire pour le redresser et plaquer mon dos contre le bois de l’étai pour reprendre ma respiration. Au bout d’un moment, Je me suis mis à tousser avant de commencer à pleurer, presque comme un môme. J’avais froid, j’avais mal et j’avais peur, peur de ne plus trouver la force de me redresser, peur de me laisser gagner par la somnolence, peur de m’endormir, peur de m’évanouir. Lorsque la somnolence me gagnait, ma tête penchait sur le côté, j’étouffais et je me réveillais en sursaut. Je craignais que, rapidement, je ne puisse plus lutter. J’attendis comme cela, toujours en pleurs et ce fut long, très long. J’étouffais à moitié lorsque la lumière revint. J’entendis aboyer et les voix de Philippe et Damien. Lorsqu’ils furent dans la cave tous les trois, Damien entrepris de me détacher aidé de Philippe. Julien, quant à lui, regardait en faisant le beau. Ils libérèrent d’abord mes chevilles. Pourtant, comme j’étais toujours empalé ; je restais suspendu, ridicule, tenu par le plug, les jambes gigotant dans le vide. Les Maîtres sont alors montés chacun sur un escabeau et ont commencé à détacher mes poignets. Damien m’a tenu bien fermement plaqué à l’étai pendant que Philippe, descendu de son escabeau, le plaçait sous mes pieds. Je pus enfin toucher la plus haute marche.

— Pousse sur tes jambes et sors le plug de ton cul.

J’essayais de me redresser mais je ne parvenais pas à sortir mon cul. J’étais épuisé par les efforts que je venais de faire. Une décharge électrique me réveilla et je commençai à me redresser. Mon cul s’étant refermé autour du rétrécissement du plug, l’expulsion fut difficile. Dans un ultime effort, concentrant toute mon énergie à relâcher mes sphincters, et dans un cri à peine étouffé par le bâillon, je parvenais à passer le goulot du plug et à le sortir. J’avais tellement mal que je penchais en avant, perdant l’équilibre sur l’escabeau. Heureusement Damien parvint à me retenir alors même que, lui aussi, entraîné par mon poids, faillit bien se retrouver par terre. Philippe l’a aidé in extremis et tous les deux parvinrent à me porter et à m’approcher de la table centrale située entre les deux étais. Je tenais à peine sur mes jambes et j’allongeais mon torse en travers de la table en continuant de tousser de temps en temps. Je reprenais mon souffle et mes esprits lentement pendant que Damien et Philippe rangeaient un peu le matériel. Ils me laissèrent ainsi et entreprirent de remonter les escaliers.

— Profite de ton jouet ; je viendrais le ranger dans la cage pour la nuit et te mettre dans ta cellule dans une demi-heure.

— Ouaf, ouaf.

— Amuse toi bien.

Julien n’avait pas bougé depuis son retour dans la cave. Tout le temps passé à me retirer de la croix, il avait fait le beau, regardant sans inquiétude et presque avec amusement, mes déboires. Lorsque la porte de la cave se referma et qu’il fut certain que les Maîtres n’étaient plus à proximité, il se leva et alla vers les étagères pour y récupérer certains objets. Puis revenant vers moi.

— Toi, tu n’as pas le droit de parler.

— Ouaf (décharge électrique).

— Silence total, ici le dog, c’est moi, toi t’es mon jouet et un jouet ça n’aboie pas. Tu es vraiment nul comme mec, même pas capable de résister une heure sur la croix et de sortir un plug à peine gros comme ma queue. Je n’en reviens pas. Je sais pas si je vais vraiment m’amuser avec toi ; tu vas pas supporter et tu vas appeler ta maman… pauv’ petit.

Il s’était placé devant moi, de l’autre côté de la table. Il attachait chacune des menottes de mes poignets par un mousqueton à deux crochets situés à chaque bout de la table. Comme j’étais toujours en travers de celle-ci, le ventre reposant sur l’un des grands côtés, mes bras étaient en extension maximale. Il m’obligea ensuite à écarter les jambes au maximum et attacha chaque entrave à l’un des pieds de chaque tréteau. J’étais pratiquement écartelé. Avec un martinet qu’il prit sur l’un des présentoirs, il me frappa les fesses. Les coups étaient violents. En fait, Julien se défoulait. Je ressentais en lui de la colère et même un peu de dégoût envers moi. Il ne manquait pas du reste de me le faire savoir.

— Tu vas regretter d’être venu ici. Je vais te le faire regretter. Je vais te cogner et tu t’en souviendras.

Il me frappa encore et encore, passant du martinet à la cane ; j’avais les fesses en feu et je gémissais, gémissements qui s’entendaient à peine. Encore épuisé de la crucifixion et toujours bâillonné, je n’avais même plus vraiment la force de gémir.

— Oh, tu peux même gueuler ; ici personne ne viendra à ton secours.

Après m’avoir frappé pendant près de 10 minutes, Julien m’enleva le bâillon et me présenta sa queue pour que je la suce, ce que je fis sans y trouver le moindre plaisir tellement j’étais épuisé. Pourtant, son engin était bien proportionné et m’aurait, en d’autres temps, encouragé à donner le maximum de mes capacités de suceur. Pourtant, même avec mon manque évident d’enthousiasme, Julien semblait aimer ce que je faisais. Il me présenta aussi ses couilles que j’essayais d’avaler, puis il me redonna sa queue et son plaisir montait peu à peu ; il se retira de ma bouche juste avant l’extase. Rapidement, il mit une capote et vint entrer son sexe dans mon cul. Là encore, il fut violent, comme son Maître et comme Damien J’eus mal, d’autant plus mal qu’il cognait lui aussi son bassin sur mes fesses qui avaient étaient encore meurtries par les coups de cane et des coupures de la pièce de bois de la croix.

Sa respiration était de plus en plus violente. Il en profitait pour ajouter des insultes, me traitant de bâtard, de chien, de trou. Ses mouvements devenaient rageurs. Et d’un coup, au moment où j’étais convaincu qu’il allait jouir, il se retira. Il repris le martinet et me frappa à nouveau jusqu’à l’arrivée de Philippe rapidement suivie de celle de Damien. Julien se mit aussitôt à faire le beau. Son Maître se planta devant lui et dit simplement.

— Vas y.

Julien commença à se branler jusqu’à sa jouissance. Il fit tomber son sperme dans sa main gauche et, avec l’autorisation de son Maître, l’avala.

— C’est bien, tu n’as pas joui avec la chose. Vas te coucher.

— Tu vois, yosh, voilà un bon dog, bien obéissant. Prends en de la graine, Julien doit être ton modèle.

Julien entra à quatre pattes dans sa cellule, se plaça sur la couchette et s’enroula dans la couverture, le regard tourné vers la cave pour ne rien perdre de la suite du spectacle. Pendant ce temps, Damien m’avait graissé le cul et remit le plug/queue, ce qui me fit pousser un nouveau gémissement. Philippe m’ôta le bâillon et me détacha de la planche. Je me mis aussitôt à quatre pattes.

— Dans la cage, dog.

Je m’avançai vers la cage. Damien m’arrêta et posa une grande gamelle sous mon ventre.

— Tiens pisse en levant la patte. Vise bien, ce sera ta gamelle pour boire cette nuit.

Je mis du temps à pisser et pourtant j’en avais besoin. Non seulement je n’avais jamais pissé dans cette position mais, en plus, je n’avais jamais pissé avec un tuyau sur le sexe. Le premier jet que je pus produire fut fort et une partie de l’urine sortit de la gamelle en éclaboussant. Je pris une décharge et Philippe hurla.

— Pisse doucement, imbécile, tu vas tout foutre à côté. Tu vas nettoyer par terre avec ta langue.

Je fis attention de produire un jet réduit et bien orienté. Doucement, je parvins ainsi à presque remplir la gamelle.

— Lèche les gouttes qui sont tombées par terre.

Je léchai donc le carrelage là où il y avait de l’urine. Lors que ce fut fait, je me dirigeai vers la cage et j’y entrai. Damien m’ordonna de présenter mes poignets et mes chevilles qu’il attacha ensemble tous les quatre avec un cadenas, m’obligeant à me mettre en rond. Il mit dans la cage la gamelle que je venais de remplir et dans laquelle il avait uriné un peu, « pour que je pense à lui cette nuit » puis referma le portillon en bois et y fixa un cadenas. Un instant plus tard, la lumière s’éteignit et la porte se ferma. Il n’y avait plus qu‘à essayer de dormir. Julien qui avait regardé la scène depuis sa cellule ne pu s’empêcher d’ajouter quelques mots pour me démoraliser.

— Demain, ce sera pire, crois moi. Repose toi bien, si tu peux, tu vas avoir besoin d’être en forme.

Je n’ai pratiquement pas fermé l’œil. Je n’avais pas aimé cette journée.

*
* *

Comme la veille, je me dandinais devant le Maître pendant que je racontais mes trips avec Damien. J’avais des crampes dans les bras à force de garder les mains sur la tête et j’avais soif. Je n’avais pas eu le temps de prendre quoique ce soit au petit déjeuner. Le Maître le vit.

— Baisse les mains et va chercher du jus de fruits. Prends à boire pour toi.

Après avoir été dans la cuisine chercher ce qu’il fallait, je revins et déposai devant le Maître un plateau avec deux verres, une bouteille de jus d’orange et une d’eau.

— Assieds toi en tailleur près de la table et bois quand tu as soif. Mais garde les yeux baissés pendant que tu racontes la suite. J’aurais des questions à te poser à la fin de ton récit.

Une fois que j’eus bu quelques gorgées, dans la position demandée, je repris la narration de mon séjour à Charleroi.

*
* *

La journée du lendemain ne fut pas plus agréable. Réveillé tôt, je restais dans la cage un moment à me demander ce que je faisais là. Je voulais pourtant essayer de satisfaire Damien, de lui faire plaisir mais je ne savais pas vraiment ce qu’il attendait de moi ; je ne le comprenais pas. Philippe descendit et sortit Julien de sa cellule en lui donnant l’ordre de monter aussitôt pour préparer le petit déjeuner. Il n’eut pas un regard pour moi. Une demie heure plus tard Julien redescendait avec un plateau sur lequel il y avait un bol avec du café fumant et des tartines ; il mit le tout par terre dans sa cellule et prit son petit-déjeuner à quatre pattes. Pendant ce temps là il me regardait comme une curiosité. Je sentais qu’il avait encore envie de s’occuper de moi. Damien descendit un peu plus tard. Il portait un sac en papier. Il en versa le contenu —des croutons de pain sec— dans une gamelle. Il ouvrit la cage, retira le cadenas qui entravait mes quatre membres et me fit sortir à quatre pattes. J’avais faim ; je n’avais pas mangé la veille. Je m’avançais donc vers la gamelle, toujours à quatre pattes, lorsque Julien aboya.

— Oui, Julien, que veux-tu ?

Julien regarda la gamelle et son sexe.

— Oui, tu peux si tu en as envie, c’est ton jouet.

Julien s’avança alors vers la gamelle, à quatre pattes lui aussi, et, levant la jambe gauche, pissa sur les croutons avant de repartir dans sa cellule. Je n’avais plus très faim. Mais Damien restait là et manifestement avait envie que je mange le pain sec désormais arrosé. J’ai eu beaucoup de mal à avaler quelques morceaux.

— Tu bouffes tout. Julien t’a fait l’honneur de te préparer un petit déjeuner particulier, tu dois le manger.

J’ai encore essayé et je réussis à avaler quelques croutons de plus. Mais ce furent les décharges électriques qui m’obligèrent à finir la gamelle. Je n’avais jamais mangé quelque chose qui soit arrosé à la pisse ni même bu de la pisse du matin. C’était vraiment très fort et j’ai vomis un peu par terre. Cela a rendu Damien furieux. Il a appelé Philippe qui est descendu aussitôt. Il lui a raconté l’épisode.

— Il a vomi la pisse de Julien ! Pour qui il se prend ce dog ? La pisse de mon dog est bonne. Je n’admets pas cela. Il faut le punir.

J’avais encore mal aux fesses depuis la veille et les coups de Julien. Damien et Philippe m’ont attrapé, levé et attaché sur la croix de Saint-André. Ma queue, toujours enfermée dans le tuyau, était juste passée entre les deux barres de bois et mon torse reposait donc bien sur la croix. Chaque membre fut attaché à une extrémité de celle-ci et, pour éviter que je puisse bouger aucunement, une sangle fut passée à l’emplacement du croisement central, au niveau de mes reins, pour me tenir le ventre bien plaqué contre l’instrument. Ils se sont succédés pour me donner des coups de cane sur le dos et les fesses avant d’autoriser Julien à en rajouter. J’ai crié, pleuré, supplié mais j’ai juste gagné à avoir le même bâillon de cuir que la veille, enfoncé dans la bouche et solidement attaché derrière mon cou. Après la rouste, toujours bâillonné, j’ai passé le reste de la matinée dans la cage où j’avais dormi, pendant que Damien et Philippe ont joué avec Julien et l’on fait jouir. Lorsque je le vis jouir dans sa main, avec des jets abondants et nombreux, je fus horriblement jaloux. Lui, manifestement, y voyait un moyen de m’humilier encore ; pendant qu’il léchait sa main, il me regardait d’un air ironique. Dans ma cage, avec mon sexe qui ne pouvait même pas se redresser, j’avais le sentiment d’être abandonné. Alors, lorsque Philippe a envoyé Julien faire le repas et que Damien m’a sorti de la cage, j’ai repris espoir. Même si je me doutais bien que la cage de mon sexe ne serait pas enlevée et que je ne pourrais pas jouir, je pensais avoir la possibilité de sucer une queue ce qui aurait remis un peu de plaisir dans ce séjour en Belgique.

Hélas, ce n’était pas le programme qu’avaient concocté Damien et Philippe. Toujours bâillonné, je reçus l’ordre de me mettre debout, mains sur la tête en écartant les jambes. Damien entreprit de m’attacher solidement les couilles avec un lacet de cuir qui passait autant à leur base qu’entre elles deux pour bien les séparer et les faire grossir au maximum. Il lesta ensuite mes couilles avec un poids attaché à un second lacet, passé entre quelques un des tours du premier. Ainsi bondé, je reçus l’ordre d’avancer vers la table centrale mais du petit côté cette fois. Là, Damien m’ordonna d’écarter les jambes ; une barre métallique était passée dans deux anneaux rivés au sol. Damien attacha les entraves de mes chevilles à chaque extrémité de la barre. Il me plaça alors un bandeau sur les yeux et m’ordonna de me pencher pour allonger mon torse sur la planche. Dans cette position, mon sexe pendait à la limite de la table, la queue dans son tuyau, mes couilles bondées et tendues par le poids. Cela fait, Philippe m’attrapa chaque bras pour les tendre au dessus de ma tête vers l’autre extrémité de la planche. Il attacha les menottes par un mousqueton et un instant plus tard je sentis une traction si forte sur mes bras que mes pieds, à l’autre bout, ne touchaient plus le sol que par les orteils. Enfin, après m’avoir ordonné de mettre la tête sur le côté, chacun d’eux fixa une large sangle de cuir passant sous la table, l’une au niveau des reins, l’autre au niveau des épaules.

Je restais allongé comme cela un moment. J’entendais Philippe et Damien fouiller dans l’arsenal dont ils disposaient ; je supposais qu’ils choisissaient les instruments avec lesquels j’allais à nouveau être frappé. Je n’avais encore reçu aucun coup que je pleurais déjà essayant, à travers le bâillon, d’implorer la pitié de mes bourreaux. J’avais encore mal aux fesses des coups que j’avais reçus sur la croix deux heures plus tôt et qui s’étaient déjà ajoutés à ceux de Julien, dispensés la veille. Je craignais cette fois de souffrir encore plus. Ce fut le cas, mais pas comme je le pensais. Se sont mes couilles qui ont pris les coups. Ils ne furent pas nombreux (10) et furent donnés sans précipitation, laissant un moment s’écouler entre chaque coup. Mais je ne me souviens pas d’avoir eu aussi mal. Je hurlais sous le bâillon, je pleurais, je me débattais comme je pouvais, coincé par les sangles et les entraves. J’ai cru m’évanouir.

— Il faut que apprenne à supporter les coups aussi sur les couilles ; un maso c’est fait pour souffrir et nous on aime bien faire mal, hein, Philippe.

— Oui, voir un mec hurler de douleur ça me fait bander. Là on a été gentils ; 5 coups chacun. On te laisse comme cela, au cas où on aurait un remord avant le déjeuner.

Et ils remontèrent me laissant à nouveau seul dans le noir de la cave, yeux bandés, bâillonné, sanglé en extension sur la table, couilles bondées et tendues par un poids, sexe enfermé, plug/queue au cul. Un peu plus tard Damien est venu me détacher et enlever le bandeau, le bâillon et le poids mais pas le bondage de mes couilles. Il m’a fait monté à quatre pattes l’escalier de la cave. Les genouillères me permirent d’y parvenir sans trop de difficultés ; il faut dire que la douleur persistante que je ressentais aux fesses et aux couilles m’empêchait de penser à mes genoux. Damien me faisait monter « pour mon éducation », pour j’apprenne « comment un dog devait se comporter ». Arrivé en haut, il m’accrocha à un anneau mural dans la cuisine. Julien s’afférait à préparer des steaks et des frites ; il avait mis la table pour les deux Maîtres qui buvaient une bière. Lorsque tout fut prêt, il les servit et aussitôt se mit par terre, à quatre pattes, attendant qu’un des Maîtres ait besoin de quelque chose. Sitôt qu’il fallait servir quoi que ce soit, il se levait et le faisait puis reprenait sa position. Lorsque les Maîtres sont passés dans l’autre pièce, il leur porta le café. Revenu dans la cuisine, il a débarrassé la table. Puis, il a coupé tous les morceaux de viande qui restaient dans les assiettes et, dans la poêle, et les a mis avec les frites froides pour tout réchauffer. Dès qu’il eut terminé, il a versé cette préparation dans une gamelle qu’il a mangée par terre. Comme il en restait un peu, il a placé la gamelle à côté de moi et est reparti à la cave, à quatre pattes. Quelques instants plus tard, Philippe est venu me chercher ; je n’avais rien mangé.

— Prend modèle sur Julien, c’est un dog parfait. Il est à mon service depuis trois ans. Tu vois comment il se comporte : il fait tout le travail domestique et ne mange que mes restes. Je sais que, même lorsque je ne suis pas là, il mange par terre. Je l’adore.

Disant cela, Philippe me faisait redescendre à la cave, toujours à quatre pattes. Damien était déjà en bas et choisissait sur les planches et dans les armoires quelques instruments qu’il plaçait dans les sacs. Julien était dans sa cellule, debout, les mains sur les barreaux, semblant attendre. Philippe m’ordonna de me mettre à genoux devant la cellule et de sucer le sexe de Julien à travers les barreaux.

— Tiens profite de ton jouet avant qu’il s’en aille.

Je le suçais et au moment où je sentis qu’il allait jouir, il se retira et aboya. Philippe hocha la tête et, comme la veille et comme le matin, Julien jouit dans sa main et avala son sperme. Aussitôt il parti s’allonger sur sa couchette, la tête contre le mur, cette fois.

Damien m’a ordonné de me mettre debout ; il a enlevé le tuyau qui emprisonnait mon sexe, débondé mes couilles puis m’a dit de me mettre à quatre pattes et a enlevé le plug/queue. Il m’a ordonné de remonter toujours à quatre pattes, me suivant avec les deux sacs de matériel. Une fois en haut, il m’ordonné d’enlever les entraves, les menottes, les genouillères et le collier et de me rhabiller. J’ai eu du mal à mettre mon short sur mes fesses. A cette occasion j’ai constaté qu’elles étaient zébrées de traces violettes dont certaines saignaient un peu et j’ai compris pourquoi il était préférable de ne pas porter de slip ou de boxer ; avec mes couilles en feu, je ne l’aurais pas supporté. Ayant rangé ce que je venais d’ôter dans un des sacs, Damien a longuement dit au revoir à Philippe, espéré pouvoir revenir avec moi très vite mais mieux formé, ce à quoi Philippe a acquiescé en disant qu’il y faudrait sans doute un moment avant que je sois vraiment un dog acceptable. Philippe s’est alors retourné et à disparu dans la pièce voisine sans même porter un regard vers moi. Damien m’a alors ordonné d’emporter les sacs.

— J’ai pris un peu de matériel pour la suite de ta formation …

Nous sommes repartis en voiture. Damien n’a pas dit un mot et moi non plus. Je ne savais pas comment me tenir dans la voiture tellement j’avais mal aux fesses et aux couilles lorsque j’étais assis. Je me tenais à la poignée située au dessus de la porte pour tenter de ne pas trop toucher le siège. Je m’inquiétais de devoir faire attention que mes colocataires ne voient rien des traces de coups qui zébraient ma peau. Une heure trente plus tard, Damien me déposait devant le Sling et me donnait rendez-vous le vendredi suivant. Je n’avais pas trop envie de recommencer le même trip. Alors j’ai dit.

— Je voudrais qu’on se parle, Maître.

— Vendredi.

Et il parti.

*
* *

— Et évidemment tu n’étais pas au rendez-vous.

— Si Maître, le vendredi suivant j’étais devant le Sling et j’attendais Damien.

— Ah ? Continue.

— Nous sommes allés au Crisco de nouveau, Maître.

— Et vous avez parlé ?

— Non Maître.

— Je ne comprends pas. Raconte.

*
* *

La semaine qui suivit le séjour à Charleroi fut horrible ; la pire que j’ai connue depuis la mort de ma maman. Déjà le dimanche soir, j’avais eu du mal à expliquer à mes amis pourquoi il fallait que j’aille me coucher dès mon retour à l’appartement, vers 18 heures. Je prétextais une forte migraine mais je pense que personne n’a été dupe. Le lundi, après m’être levé tôt pour passer le premier à la salle de bain, je suis parti à l’heure normale pour aller en cours mais je suis resté dans le bar devant la fac, accoudé au comptoir. J’avais encore mal aux fesses et aux testicules et j’évitais de m’asseoir. Mais j’étais aussi un peu honteux. Je ne savais plus que penser, ni quoi décider. Je voulais faire plaisir à Damien parce qu’il s’occupait de moi mais je n’aimais pas la façon dont il me traitait. Pourtant j’étais de plus en plus sûr que c’était ma faute, que je n’étais pas à la hauteur de ses attentes, de ce qu’il était en droit d’attendre de moi. Je repensais à Julien qui faisait tout bien et qui semblait très heureux de la vie qu’il menait chez Philippe. Il fallait que je progresse pour arriver à être comme Julien si c’était ce que Damien voulait. Mais je n’étais pas sûr non plus que ce soit ce que Damien voulait ni, surtout, ce que je voulais. Pourrais-je vivre ainsi enfermé dans une cellule dans une cave à faire le larbin, à marger les restes de repas dans une gamelle par terre avec simplement le droit juter dans ma main et d’avaler mon sperme ? Bref, la semaine fut un questionnement permanent et j’espérais bien, le vendredi, en discuter avec Damien.

J’étais donc devant le Sling à 20 heures lorsque Damien arrêta sa voiture. Comme les autres fois, je montais à l’avant à côté de lui, en tenue de basket, sans sous-vêtement ni chaussettes. Il démarra et au moment où j’allais lui parler, c’est lui qui prit la parole.

— Tu m’as beaucoup déçu la semaine dernière. J’espérais montrer à mon ami que j’avais enfin trouvé un bâtard pour me servir et faire ce que j’avais envie de faire avec lui et toi, tu as pleuré, crié, demandé pitié ; tu as vomis lorsque tu as dû manger le pain sec arrosé de la pisse de Julien. J’ai été vexé de ton attitude et je te le dis tout de suite, si tu ne fais pas un effort aujourd’hui, je te largue. J’ai trouvé une petite larve un peu plus jeune que toi et surtout, beaucoup plus docile. Tu vas voir.

Nous prîmes la route de la Belgique mais nous nous arrêtâmes à Roncq, sur le parking d’un grand centre commercial. Après quelques hésitations et un slalom entre les différents parkings, nous nous sommes arrêtés devant le grand magasin de bricolage. Un jeune garçon, presque un ado, attendait, assis sur une des barrières métalliques qui séparaient les parkings de la route. Il était en baskets et survêtement, capuche sur la tête ; il avait un sac de sport posé à ses pieds. Dès que la voiture se fut arrêtée, il se baissa, pris le sac et s’avança vers nous. Damien baissa la vitre de sa portière.

— Monte derrière.

— Oui Maître.

Le gamin s’installa donc derrière Damien et dit plus un mot jusqu’à notre arrivée au Crisco. Il était un peu plus grand que moi et un peu plus athlétique. Cheveux ras, châtain très clair, un sourire désarmant, il paraissait vraiment très jeune. Dans le vestiaire, il se mit nu, comme moi, gardant simplement ses skets. Je vis tout de suite qu’il avait au cou une chaîne fermée par un cadenas avec une petite plaque gravée sur laquelle il était écrit : « Enzo, propriété de Damien ».

— Tu vois, yosh, lui a pensé à me montrer son attachement. Dès notre deuxième rencontre il avait acheté cette chaîne, fait gravé la plaque. Je n’ai eu qu’à mettre le cadenas dont j’ai seul la clé. Enzo porte cela depuis trois semaines maintenant.

Je rougissais de honte pendant que Enzo sortait de son sac des genouillères et les enfilait. Comment avais-je pu être aussi idiot. Certes, je me voyais mal porter une chaîne comme cela avec mes colocataires mais les genouillères, au moins, j’aurais pu en acheter, acheter un collier de cuir et le mettre à chaque rendez-vous, et même lui ajouter une plaque, bref montrer mon attachement à Damien. Dès qu’il fut prêt, Enzo se mit à quatre pattes et présenta son cul pour que Damien y place un plug/queue. Je fis évidemment de même mais avec un temps de retard. Bref, j’étais toujours à la traîne par rapport à Enzo. Il fallait que je me surpasse ; la compétition était rude. Je n’avais plus du tout envie de parler à Damien mais simplement envie de lui montrer que, comme Enzo, voire mieux qu’Enzo, je voulais être un bon soumis à ses ordres. Alors, pendant toute la soirée, j’acceptais tout ce que Damien m’imposait et ce fut un festival.