Permission de midi

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Numéro 5

Texte d'archive:


Archivé de: H pour H – Numéro 5
Date de parution originale: Janvier 1990

Date de publication/archivage: 2020-12-24

Auteur: Jean-Louis
Titre: Permission de midi
Rubrique: Heureuses surprises

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Résumé / Intro :

Un petit blondinet inespéré.


Je m’appelle Jean-Louis et je suis bisexuel. Ce soir-là, un samedi, c’est une femme que j’avais envie de troncher. Mais pour aller à la boîte où je voulais finir la soirée, il faut passer derrière la cathédrale, et là, c’est le coin des hommes. Un minou est sorti de l’ombre... Jamais je n’aurais cru qu’un type aussi jeune drague à cette heure-là. Craintivement, il est venu me demander une cigarette et je l’ai mis à l’aise en engageant la conversation avec lui. Il m’a dit avoir 18 ans, mais c’est difficile à croire. Il s’appelait Joël. Blond, cheveux courts, il était très mignon. C’était étonnant que les mecs du coin ne lui aient pas sauté dessus. Il m’a confié que plusieurs avaient essayé, mais personne ne lui plaisait.

« Il adorait faire le tour du gland avec la langue... »

Il m’a dit être pédé «confirmé» et je lui ai avoué être bi. Non seulement cet aveu ne l’a pas refroidi à mon égard (c’était évident que je le branchais !) mais encore ça l’a excité. Il aimait les types en dehors du ghetto. Je lui ai expliqué que si je passais par ici, c’est par ce que j’allais au Stromboli. Il m’a demandé s’il pouvait venir avec moi. Mais quand je lui ai fait «Pourquoi pas ?», il s’est récusé. J’imagine que c’est parce qu’il n’avait pas tout à fait dix-huit ans, seulement dix-sept et demi ou trois quarts... J’ai laissé tomber pour rejoindre ma boîte. Le garçon m’a regardé partir avec des yeux tristes.

Une ou deux heures après le videur du Stromboli est venu me dire qu’on me demandait à la porte. «Un de tes copains, Joël...» Ça m’a étonné car je n’ai aucun copain dénommé Joël. Soudain, je me suis souvenu du gonze rencontré derrière la cathédrale. C’était bien lui ! Confus, il m’a raconté qu’il avait la permission de rentrer seulement demain, que ça n’arrivait pas tous les jours, qu’il voulait en profiter mais qu’il ne rencontrait personne de «sympa». Est-ce que j’accepterais de boire un pot avec lui mais autre part, car ici il craignait de ne pas avoir assez d’argent ? Tout en l’écoutant, je bandais car c’était net qu’il avait envie d’une bite dans le cul (la mienne de préférence) et aussi parce qu’il était très joli garçon, je le constatais une fois de plus. Il n’avait pas l’air efféminé et dans notre précédente rencontre, j’avais pu vérifier qu’il avait un cul sublime. De savoureuses miches qui tendaient la toile de son pantalon blanc, et qui ne demandaient qu’à en sortir pour être pétries. Je n’avais pas trouvé de fille au Stromboli et, de toutes façons, Joël se mettait à me plaire avec son insistance. Je lui ai dit : «Il y a mieux à faire que d’aller dans un bar. Allons boire un verre chez moi, si tu as la permission de midi !» Il ne se l’est pas fait dire deux fois et on a regagné mon domicile en taxi.

Joël avait tellement envie de faire l’amour qu’il ne m’a même pas laissé me déshabiller. Comme j’apportais un plateau de boissons, il a entrepris de me sortir la queue hors du futal pour me la sucer. Je l’ai laissé faire. Tout en remplissant les verres, je l’ai vu me presser les roustons, dégrafer les boutons et exhiber ma bite dehors.

Elle était déjà raide et à point. Tout en baisotant mon sexe tendu, il m’a dit que je lui plaisais, que ce qu’il aimait c’était les gens dans mon genre, qu’il adorait aussi Gainsbourg (je lui avais dit apprécier ce chanteur) et qu’il faudrait qu’on se revoie pour échanger les disques etc... Puis il s’est tu et m’a pompé. Il prenait bien la bite. Les maxillaires serraient comme il faut et aspiraient à fond. Il adorait faire le tour du gland avec la langue en bavotant, avant de reprendre l’engin sur presque la totalité. La tête s’est mise à me tourner et les burettes à me chauffer. J’ai dit à mon partenaire : «Tu veux qu’on se défonce vraiment, toi et moi ?» Il m’a répondu qu’il ne voulait que ça. «Alors, mets-toi à poil. Fous-toi à quatre pattes devant moi et montre-moi ton cul.» Il s’est exécuté. Il était prêt à tout. Plutôt les pires excès que rentrer à jeun au terme de cette nuit de permission. Je ne m’étais pas trompé quant à son cul. Il était charnu et bombé, lisse et blanc... super-excitant. Pendant qu’il me montrait ses fesses à quatre pattes comme je lui avais demandé, je m’étais installé pour me toucher.

« J'ai pétri ses fesses et les ai malaxées en le manœuvrant... »

C’était enivrant de lui faire faire tout ce que je voulais à distance et d’augmenter la pression en attendant de le prendre. «Mets ton front sur le plancher,» lui ai-je dit. «Maintenant, avec tes mains, écarte tes fesses...» Il obtempérait et me donnait à voir son trou de balle entre ses miches écartées. Je me caressais de plus en plus vite. Aussi, craignant de jouir, j ’ai arrêté de me palucher. «Fais jouer ton popotin...» ai-je dit à Joël. Devenu mon esclave, il le remua. Il me demanda «Tu me prendras, après ?» «Oui, fis-je, mais pas encore... Maintenant, tu te branles, mais attention : interdit de jouir !» Il se branla et j’allai me placer devant lui afin qu’il me suce dans cette position. Je m’étais débarrassé de mon slip et de mon pantalon. Mon manche raidi est entré une seconde fois dans la bouche bien creusée de Joël qui aurait voulu me toucher les couilles et le cul en même temps mais qui en était bien empêché. Il devait s’appuyer au sol d’une main, et de l’autre il avait reçu l’ordre de se manipuler. Il ne pouvait agir sur moi qu’avec sa bouche et sa langue. On a continué comme ça pendant quelques minutes, nous chauffant à mort, moi en étant pipé de cette façon, lui en m’avalant le gland avec appétit avant d’absorber mon nœud sur sa totalité.

Après ça, je me suis placé derrière lui. Je lui avais demandé de se lubrifier le cul et il était plus que prêt à me recevoir. Dilaté, il m’a fait pénétrer en deux ou trois coups de hanche expérimentés. Son cul a englouti ma queue. J’ai pétri ses fesses et les ai malaxées en le manœuvrant. Je ne regrettais pas de l’avoir fait monter : c’était un coup magique ! Aussi brusques qu’étaient mes assauts dans le moment final, il accusait le coup, même quand je me suis affolé. Avant même que je ne maîtrise le truc, le plaisir m’avait galvanisé. Je lui ai lâché plusieurs rasades dedans. J’ai bien pris soin de les lui répandre à l’intérieur, sur toute la longueur de son canal avant de m’en retirer...

On s’est lavés en même temps dans la baignoire et là, ça a été plus sentimental. Dans le lit ensuite on a fait tout le tour des cochonneries que deux hommes peuvent faire ensemble. Il m’obéissait et en passait par chacune de mes volontés. Soixante-neuf, pipes sur l’un et sur l’autre, bouffage de cul, tout y est passé ! Je lui ai même demandé de m’enfiler, chose dont pourtant je ne suis pas dingue d’habitude...

Vers onze heures du matin, après avoir dormi une heure ou deux seulement, on finissait tout juste la série. Joël disait devoir partir bien qu’une demi-heure après il était encore là à me sucer la queue ou à me brouter le cul après que j’aie plié les jambes devant moi et me sois mis à la renverse devant lui. Il était habillé mais il ne pouvait pas décoller de mes couilles qu’il léchait toujours.

À midi moins dix il est parti brusquement, sans même se rincer la bouche. C’était, disait-il, pour garder mon goût toute la journée... Je ne l’ai jamais revu et n’ai plus jamais entendu parler de lui.

Jean-Louis, 25 ans.