Pompier de service

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Numéro 9

Texte d'archive:


Archivé de: Réponses Gay – Numéro 9
Date de parution originale: 1988

Date de publication/archivage: 2014-09-07

Auteur: Hervé
Titre: Pompier de service
Rubrique: Y'a de la gayté dans l'air

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Ce texte a été lu 7751 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Je m'appelle Hervé et j'ai dix-neuf ans. J'adore le théâtre et j'y vais au moins une fois par semaine. Samedi dernier, il m'est arrivé une aventure que je ne suis pas près d'oublier.

En plein milieu de la représentation, je me suis retrouvé plié en deux par une douleur folle dans le bas du dos. J'étais au premier rang et mes voisins ont appelé le pompier de service qui m’a porté dans les coulisses. Des tas de gens sont accourus autour de moi pendant que je me tordais de douleur sur un lit de camp, dans une loge minuscule. J'ai entendu une voix, dans le micro, demander le médecin de service. Un jeune homme est arrivé, un peu intimidé. Il devait avoir tout juste fini ses études.

Je pleurais, recroquevillé et les poings dans le creux du ventre. Le pompier, un beau gars baraqué, a vidé tout le monde de la loge et m'a pressé l'épaule pour m'encourager. Le médecin m'a enlevé mon pantalon, puis il a baissé mon slip pour pouvoir m'ausculter le ventre. J’ai senti sur moi le regard lourd du pompier. Ça m'a fait un effet bizarre, j'étais comme dédoublé. D'un côté, je souffrais horriblement et je vous assure que je n'en rajoutais pas du tout. Par ailleurs, j'étais très conscient que j'étais à moitié nu devant un mec de vingt ans en uniforme et qu’il n'était pas du tout insensible à ce qu'il voyait. Mon slip était baissé seulement à moitié, l'élastique tirait sur mes poils.

Le médecin m’a fait retourner et a ramené mon slip jusqu'au milieu de mes cuisses, dénudant mes fesses. Il m'a touché les reins en appuyant avec précaution pour localiser l'endroit qui me faisait mal. Quand je me suis remis sur le dos, mon slip est resté baissé et ma bite est apparue, pas du tout triomphante étant donné les circonstances, mais enfin elle était là et le regard du pompier dessus.

Après m’avoir ausculté quelques minutes, le médecin a dit que c'était une crise de coliques néphrétiques. Il avait l'air sûr de ce qu'il disait. Il a sorti une seringue et une ampoule d'antalgique et il m'a fait une piqûre dans la fesse gauche. La main du pompier était sur mon genou et il le pressait de temps en temps pour m’encourager. Je continuais à chialer comme un enfant Lentement, la douleur a commencé à devenir plus sourde. Elle était toujours là, mais lointaine. «Ça va mieux ?» a demandé le médecin en se levant. J’ai fait signe que oui. À ce moment-là, quelqu'un a frappé à la porte de la loge en disant :

— Venez vite, une comédienne s'est évanouie dans les coulisses !

— Décidément, c’est le jour !

Le médecin est sorti et je suis resté seul avec le pompier. J’étais couché sur le côté, en chien de fusil parce que c'était la position qui me faisait le moins mal. Je lui tournais le dos mais j'étais très conscient de son regard sur mon cul. Sans un mot, il a glissé le tranchant de la main entre mes fesses nues. Un frisson m'a hérissé le poil. Je ne souffrais plus vraiment, mais la douleur était toujours là, présente comme une lourdeur dans les reins et incroyablement excitante. Je n'ai pas bougé. Avec les deux pouces, il a défroissé mon œillet moite. J'avais beaucoup transpiré, je sentais moi-même ma propre odeur. Il m'a reniflé la raie à petites inspirations brèves. Je me suis mis à bander très raide.

Quand la pointe de sa langue s'est enfilée dans le trou de mon cul, ma queue a fait un bond contre mon ventre et j’ai cru que j'allais gicler sur le coup. Sa main s'est glissée entre mes cuisses par derrière et il m’a caressé les couilles. Il avait les mains très douces, pour un pompier... Je n'osais pas bouger, à la fois pour ne pas réveiller la douleur et parce que je n'osais pas le regarder en face. Je suis du genre très romantique et habituellement, pour faire l'amour avec un garçon, il faut que je sois très amoureux, ou que je me croie très amoureux. Jusqu’à ce jour, je ne m'étais jamais retrouvé dans une situation où je rencontre un type et on se saute dessus sans prendre le temps de parler et de se séduire.

C'est lui qui m'a fait me retourner en me prenant par les hanches. Il avait le tour de la bouche tout luisant à force de me lécher. Il a titillé mon gland du bout de la langue et a englouti toute ma queue. J'ai eu l'impression de m'enfoncer dans du liquide chaud tellement l'intérieur de sa bouche était fondant, rempli de salive. Il m'a pompé sans cesser de me malaxer les couilles, très doucement, comme s'il essayait d'en extraire le jus. Il suçait vraiment très bien, on voyait qu'il avait une grande habitude de ça. Ses lèvres s'arrondissait autour de ma tige, sa tête aux cheveux bruns montait et descendait. J'essayais de jouir. Je me disais qu'il ne fallait pas trop s'attarder parce que le médecin pouvait revenir. Mais je n’y arrivais pas, peut-être à cause de la douleur dans mes reins qui était là comme une menace. Je serrais les cuisses et je contractais les muscles de mon ventre, mais rien ne venait.

Alors il m'a enfilé un doigt dans le cul, puis deux. Il est entré sans peine, j'avais le conduit tout mouillé de salive. Ça n’a pas tardé : ma queue s’est raidie dans sa bouche et j'ai giclé par courtes salves au fond de sa gorge. Les yeux fermés, il a attendu que je me vide, puis il est venu m'embrasser sur la bouche. Il a fait couler un peu de mon foutre sur mes lèvres. Pendant que sa langue me fouillait, j'ai posé la main sur sa braguette, frottant la laine rêche de son uniforme. J’avais hâte de le boire moi aussi. Il s’est mis au-dessus de mon visage, mais c'était impossible. Quand il était à genoux, le lit de camp penchait dangereusement sur le côté. Je voyais le moment où j’allais me retrouver par terre. J'étais angoissé et mes reins recommençaient à se faire sentir. Nous avions tous les deux peur que quelqu'un arrive. Alors il a préféré se branler au-dessus de mon visage. Une main en appui contre le mur, il s'est secoué rapidement au-dessus de ma bouche grande ouverte. Je voyais la peau fine et lisse de sa hampe et la veine bleue qui grossissait à quelques centimètres de mes yeux. J'ai tiré la langue pour toucher son gland. J'ai vu le foutre gicler, ça m’a coulé dans la gorge. J'ai attendu qu'il se vide avant de déglutir.

À ce moment-là, j'ai entendu des pas. Le pompier s'est redressé juste à temps. Le médecin est entré, s’est arrêté à la porte, surpris. J'étais rouge de honte. Comme à un signal, la douleur a repris, violente. Je me suis remis à pleurer. Le médecin s'est assis à côté de moi pour me refaire une piqûre. Le pompier est sorti. J'ai pris conscience alors que la loge minuscule sentait le foutre à plein nez, et ma bouche aussi...

C’était samedi dernier. J'en rêve encore...

Hervé (Paris 13ème)