Purement sexuel!

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Numéro 119

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 119
Date de parution originale: Août 2002

Date de publication/archivage: 2013-10-24

Auteur: Jonathan
Titre: Purement sexuel!
Rubrique: Le coup de foudre

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Ça m’a pris comme ça, d’un coup ! Le mec était super-mignon, et moi, j’ai eu envie de de lui. Pas envie de le connaître, ni de discuter. Non, seulement envie de faire l’amour avec lui, de baiser, juste de baiser. Et pourtant, dans ma vie intime, je ne suis pas du tout comme ça. Je suis un poil pudique et réservé, un peu timide, même. Un poil romantique, aussi. Je ne suis pas du tout un adepte des baises sans lendemain...

Et là, paf ! Le flash, comme on dit ! Un coup de foudre purement sexuel. Je me retrouve, assis dans le métro en face d’un mec que je ne connais pas du tout, et voilà que je me mets à fantasmer sur lui comme un dingue. Et des fantasmes cochons en plus de ça ! Des choses vicelardes que je n’arrivais pas à contrôler... Je suis même devenu tout rouge, comme si le mec pouvait lire sur mon visage les idées obscènes qui défilaient dans ma tête. C’est tout mon corps qui s’est mis à réagir : ma pine qui s’est raidie sous mon froc, mon cul qui s’est mis à mouiller.

En moins de deux, je me sens comme une femelle en manque devant ce super-étalon. Il faut dire qu’il est hyper-bien foutu, aussi bien pour la gueule que pour le corps. Il fait très mâle, très mec, très macho. Il a un corps puissant, il est sûrement poilu sur tout le corps et, côté braguette, la bosse est plutôt prometteuse. Non, c’est sûr, je me le ferais bien... Même si je suis en couple, même si j’ai juré à mon copain que je ne le tromperai jamais... Je me voyais, en plein métro, avec des tas de gens autour de moi, à genoux entre les cuisses de ce beau mâle, en train de faire glisser sa queue dans ma bouche et de la pomper en l’avalant jusqu’aux couilles.

Alors, je me suis mis à l’allumer, genre salope qui en veut et qui a besoin qu’on lui en mette. J’ai repéré tout de suite la revue sur les motos qu’il a à la main, et je le branche bécanes. J’y comprends presque rien mais j’ai un frère qui a retapé une vieille BMW. Cela suffît pour entamer la conversation. Je suis fébrile, nerveux, j’ai les mains moites, mes doigts tremblent. C’est la première fois qu’une telle chose m’arrive. Avec mon copain Simon, on s’est tournés autour pendant près de quinze jours avant de se retrouver dans le même lit. Là, je suis prêt à me faire sauter sous la première porte cochère, dans le premier hall d’immeuble ou chiottes de bar. Je ne domine plus mon corps et je me tiens une trique pas possible.

Il a compris, je le sens. Il ne me regarde plus de la même façon et, d’un coup, il me lance avec un sourire en coin : “Et toi ? Ça te plaît de chevaucher les grosses cylindrées ?” Je sais qu’il fait allusion à sa tige. D’ailleurs, je vois sa main qui vient se plaquer entre ses cuisses et frotter son paquet. On descend métro Bastille. Il habite à deux pas, et quelques minutes plus tard, je suis à poil dans sa chambre. Je sais maintenant qu’il s’appelle Vincent. II a vingt-huit ans, il bosse pour une boîte informatique, et, comme je l’avais deviné, il est très poilu sur tout le corps. Sa bite est superbe. C’est lui qui m’annonce, en tirant sur la peau du prépuce pour bien décalotter le gland : “19 par 6 ! En général, les mecs l’apprécient quand je les baise !” Vincent me fait asseoir sur le bord de son lit et vient se poster devant moi, la queue raide et droite sur son ventre. J’approche ma bouche et je commence à lécher ses couilles, puis ma langue remonte sur la tige jusqu’au gland. Un gland qui sent à la fois le mâle en rut et la pisse. J’aime son odeur épicée et je continue à agiter ma langue et à mouiller toute la bite et les burnes de salive avant d’enfourner le manche pour le pomper.

Vincent me félicite en me traitant de “bonne salope”. Il m’encourage à bien le branler et me demande de le sucer encore. Il a posé une main sur ma nuque et il appuie dessus chaque fois que j’avale son chibre pour m’obliger à le faire à fond. Soudain, il se retire de mes lèvres et me dit : “J’ai envie que tu me bouffes le cul. Tiens !” Il se tourne, empoigne ses fesses et les écarte au maximum. Je découvre une belle raie poilue avec un trou bien ourlé, poilu lui aussi. Je lèche d’abord, de haut en bas, puis darde ma langue pour forcer le fion. Vincent commence à perdre la tête. Il m’insulte : “Tu sais que tu es une bonne petite pute ! Je ne t’aurais pas cru aussi salope avec ton look BCBG!” La langue fouille, encule, pistonne... Même Simon ne me reconnaîtrait pas. Je ne recherche aucune sensualité avec Vincent. Juste du sexe et du vice. De la débauche. Je pénètre avec ma langue pendant que mes mains malaxent ses couilles et branlent sa pine. J’entends : “Ah, le salaud ! Attends un peu ! Tu vas voir comment je vais le baiser, ton cul ! Tu n’arriveras plus à marcher quand tu vas sortir d’ici !”

Je suce encore sa tige. Je suis excité partout, et tout en pompant, je me touche le cul, la queue, les seins que je pince. Quelques minutes plus tard, je vivrai un moment complètement fou ! Je n’avais jamais eu du plaisir comme ça. Vincent restera plus d’une demi-heure entre mes fesses à m’enculer à un rythme profond et soutenu. Ça commence en levrette, sur son lit. Puis, c’est debout contre le mur de sa chambre avec mes mains en appui contre la cloison. Un moment plus tard, j’ai mes jambes sur ses épaules et Vincent me bourre alors que je suis allongé sur un bureau. Ce n’est pas fini... Il me fait chevaucher sa bite, puis me baise en me faisant mette à cheval sur les accoudoirs d’un fauteuil... Je n’ai pas vu le temps passer, c’était trop bon. Trop bon et j’en redemandais. Rien à voir avec les étreintes toutes tendres que je vivais avec Simon. Vincent était un vrai baiseur. Il m’a enculé à deux reprises et j’ai dû filer très vite ensuite. Je puais la sueur, la baise, le foutre... Ce fut ma première vraie dispute avec Simon. J’ai pensé que cette aventure serait mon seul “écart”. Trois jours plus tard, mon corps réclamait de nouveau la puissance et la fougue de Vincent. Son côté vicelard aussi, sa voix, tout ! Je suis passé le revoir et il m’a encore baisé. Très bien ! En se montrant encore plus vicieux, plus macho.

J’ai plaqué Simon un mois plus tard. Je l’ai plaqué pour Vincent. Mais avec Vincent, les choses n’ont pas très bien marché. Après m’avoir eu dans son lit tous les jours pendant près de deux mois, il s’est lassé. D’ailleurs, moi aussi. Le coup de foudre était passé... Et aujourd’hui, je me retrouve tout seul !

Sans Simon qui refuse toujours de m’adresser la parole alors que je l’aime encore.