Sado-maso à temps partiel

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Numéro 104

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 104
Date de parution originale: Janvier 2000

Date de publication/archivage: 2012-10-02

Auteur: Léonard
Titre: Sado-maso à temps partiel
Rubrique: Il va lui faire mal!

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Je ne savais pas, en allant voir Mathieu ce jour-là qu’on finirait par baiser ensemble. Moi, ça faisait longtemps que j’en avais envie. Souvent il me recevait torse nu, ou même en slibard. Moi, je salivais en silence. Il a un buste génial, bien proportionné, très poilu. Il a la taille fine, les fesses dures sous le CK. Il a un grain de beauté à la chute des reins qui invite à aller voir plus bas, à glisser un doigt entre les deux globes. Et sa queue! On la devine lourde, avec de bonnes couilles derrière le tissu gris ou blanc. Je pensais toujours que je n’étais pas à son goût. Point. J'avais renoncé à lui plaire depuis longtemps. Et puis... c’est arrivé!

On bavardait tous les deux ce soir-là, de l’expo Boltanski au Musée d’Art Moderne. Il devait être deux heures du matin. La musique me berçait, Diana Krall, Ranee Lee... je buvais le visage de Mathieu. Est venue l'heure des confidences, ou plutôt des regards. Il a compris à quel point j’avais envie de lui. Son bras est venu m’enlacer. J’ai frissonné. Je n'ai pas bougé, la gorge sèche, brûlante des vodkas que j’avais bues. Sa main a progressé, il m’a lentement attiré à lui. J’ai eu l’impression de tout vivre au ralenti, ses lèvres brillantes s’approchant des miennes, son haleine chaude, ses dents régulières. Il m’a embrassé et je me suis blotti dans ses bras, sentant instinctivement que je devais me laisser faire. Il m’a violé la bouche avec sa langue, longuement. Je bandais terriblement dans mon jean. J’ai commencé à lui peloter les cuisses, les couilles derrière la braguette, la queue qui déformait le tissu le long d’une cuisse. Il s’est tendu de plus en plus. Son regard a étincelé. Il a sorti ma pine sans tendresse et a commencé à la branler à grands coups en me tordant les pointes de seins alternativement de l’autre main. J’ai fini par décharger. Il a recueilli mon foutre, et m’en a barbouillé le visage. J’étais plus étonné que choqué de son attitude. Puis il s’est mis à lécher le jus étalé. Il était fiévreux, d’un coup, très excité.

Il s’est mis à poil, et j’ai enfin pu voir son paquet pour la première fois. Mais il est devenu de plus en plus brutal. C’était son trip, j’acceptai, j'avais confiance en lui. Il m’a demandé de me placer à quatre pattes sur le tapis. il m'a dépoilé, il s'est enlîlé une capote, et il m’a enculé comme ça, sans préparation, sans lubrifiant, à part la capote qui l’est toujours un peu. J’ai gémi de douleur, mais j’ai fini par me mordre les lèvres. Il aimait forcer les culs, les violer. J’ai accepté. Au bout d’un moment, il a fini par rentrer toute la longueur et il a buté, ses couilles collées à mon cul. Il s'est mis à me limer en me traitant de salope et de chienne, tout bas. Au bout d’une quinzaine d’aller-retours profonds, il a joui en moi en me giflant le crâne. Après, on est allés dans sa chambre, et on a fait l’amour, d’une manière un peu plus “normale”. Il m’a parlé de ses fantasmes SM, de domination, de viol, jusqu'au matin. Puis, avant de nous endormir, il m'a demandé: “Est-ce que tu accepterais d'être mon esclave de temps en temps, safe sex, bien sûr?” Je crois que ce n’était même pas nécessaire de me le demander.

Le samedi suivant, j’étais chez lui. Il a passé des coups de fil à des copains, qui étaient déjà au courant. Il leur a demandé de venir. Il m’a alors dit que j’allais servir de pute à cinq mecs, lui compris. C’était tellement nouveau pour moi, tellement excitant que j’ai triqué très fort. Il m’a passé un collier de cuir clouté autour du cou.

Lorsque ses potes sont arrivés, j’étais à poil, à quatre pattes. En guise de salut, j’ai dû leur lécher le gland, tous différents. Il y a eu Kévin, qui a roulé un palot sucré à Mathieu; j’ai senti la jalousie me transpercer. Moi, je me suis retrouvé attaché au pied du lit, et Mathieu a fait exprès de tirer sur la laisse qu’il avait attachée à mon collier de chien. Devant moi, il s’est fait enculer par Kévin. Pendant qu’il se faisait défoncer, il n’a pas arrêté de me regarder en souriant vicieusement. Tous les deux me demandaient si le spectacle me plaisait. J’étais complètement excité et mort de jalousie. Kévin s’est retiré sans jouir. Il a retiré la capote et m’a filé sa queue à sucer pendant que Mathieu me matait. Il y a été fort, à grands coups de reins, tout en tirant sur mes couilles. Je n’étais plus qu’un trou... Et Mathieu se branlottait en me souriant...

Julien, Thomas et Raoul sont arrivés ensemble. Raoul était beaucoup plus âgé que les autres, au moins cinquante-cinq ans; il n’était pas beau. J’ai dû subir toutes leurs excentricités. Julien m’a planté un gode vibrant alors que je pompais la queue de Thomas et que mon Mathieu adoré me cinglait les fesses au fouet de cuir. Je n’ai pas pu tenir: j’ai joui à en mourir. Et puis, c’est devenu une orgie. Tout le monde s’est mis à s’enculer, à se pomper, sauf que moi, j’étais l’exutoire, on ne me demandait pas mon avis pour m’enculer, me goder, me martyriser les seins ou me fouetter. J’avais le trou du cul en feu, les fesses et le dos zébré de coups, toujours attaché par ma laisse. Mathieu était déchaîné: il a bien éjaculé cinq fois au cours de la partouze, en ne cessant de m’humilier, de me gifler à toute volée, de me fouetter, ou de me dire comme c’était bon de se faire enculer par l’un ou par l’autre. J’avais accepté mon sort, j’étais amoureux de lui, il était sadique, c’était comme ça. Et puis, une fois vidé, lessivé, j’ai senti un changement d'attitude. Alors que les autres continuaient à partouzer, il m’a détaché et je l’ai suivi dans sa chambre. Il m’a regardé tristement. Il avait une bouteille de whisky à la main. Il s’est mis à boire au goulot. Il m’a regardé encore, il m’a relevé et m’a embrassé le plus tendrement du monde. D’un seul coup, c’était un autre homme. Le lendemain, on a dormi tard, puis il m’a soigné le dos et les fesses avec une crème. Après, il m’a fait l’amour, avec tendresse.

Depuis, il m’appelle de temps en temps. Parfois poux discuter, parfois pour lui servir d’esclave, parfois pour me faire l’amour. Il est imprévisible. Il a besoin de me faire souffrir, et de me consoler après. Pour l’instant, j’accepte, il me plaît toujours.


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