Sans vêtements mais pas sans effets ! (02)


Sans vêtements mais pas sans effets ! (02)
Texte paru le 2021-05-17 par Clarent   
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Le jour où l'on se retrouve.


Les jours avaient passé mais je n’avais pas oublié de lui concocter un programme de déniaisement, le mot n’est pas spécialement adapté car il ne s’agit pas de le dépuceler, d’ailleurs ne l’était-il pas déjà ? Ce jeune homme pudibond devait quitter sa réserve et sa honte à se montrer nu, mais aussi bien sûr lâcher ses tourments, qui atteignent au-delà du physique, le moral et l’esprit. J’avais passé du temps à imaginer un programme pour Morvan pour l’aider à sortir de sa coquille, cela me titillait et m’émoustillait ; faut dire que le corps humain, masculin, particulièrement m’a toujours inspiré, et celui de Morvan, s’il était problème pour lui, pour moi au contraire, il aiguillonnait mes envies et l’imagination. Alors je me disais intérieurement que ce qui allait arriver mêlait thérapie et travail, et j’avais bien conscience que cela allait mettre en jeu le ludique, le charnel, le sensuel, l’érotique et ma propre excitabilité.

Alors je mettais, tout agité, un point final à la préparation les lieux dans une configuration favorable à ce sacré moment : favoriser le mystère et l‘alchimie de la nudité corporelle. Il s’agissait d’emmener Morvan à la transformation de sa pudeur ordinaire en une découverte enthousiaste et libre de son corps en sa globalité. En fait ce n’était plus une chambre mais un temple qui avait été préparée. La lumière tamisée serait de mise. Au milieu une table étroite qui sera en temps voulu adéquate pour que mon hôte s’y allonge de tout son long et s’ouvre outrageusement, exposant à l’air libre le moindre recoin de sa peau de jeune mâle ! Un petit bahut de vieux bois, et son bouquet végétal, plus proche de la table quelques bougies et plus au fond, quelques sièges et une porte donnant dans un espace toilette, un grand lit, recouvert d’un unique drap, bleu nuit avec sa table... de nuit !



La nuit est favorable aux ruptures et finit par engendrer un nouveau jour !


J’avais quasiment donné à Morvan l’injonction de se libérer ce week-end à la campagne ! Il avait accepté, du bout des lèvres, de se livrer à cette aventure favorable à se dépasser et à vaincre tract et émoi voilé. Cela venait en écho à ses aveux. Pas seulement du fait qu’il avoue ses limites, sa pudibonderie, son mal, mais du fait aussi qu’il s’avouait conquis par l’invitation :il ne me restait plus l’espoir que ce matin il arrive vraiment et qu’il se présente, à moi et aussi en fin de compte à lui-même ! Bientôt la cloche d’entrée est agitée. Mon cœur s’emballe, en écho à la cloche qui dit tout en même temps mon attirance envers Morvan et la proximité d'une émotion troublante dont mon chibre en émoi calibre le moment. Je me précipite vers la porte. Sac à dos, rangers, chemisette fermée jusqu’au dernier bouton, petit pull autour des fesses, les cheveux au vent, Morvan se pointe. Je lui ai ouvert, il est là devant moi. Je le dévisage, il se laisse accueillir d’un simple « Salut » je lui réponds :

— Bonjour, Morvan, bienvenue pour ce week-end ! Je soupçonne qu’il te fait un peu peur !

— Comme tu dis !

Aussitôt, sur le seuil de la porte je lui demande de poser son sac.

— Enlève tes rangers, et mets-toi pieds nus lui demandant de ranger chaussettes et chaussures dans le petit placard d’entrée.

Il ne pipa pas mot !

— Alors tu as trouvé facilement ?

— Oui presque du premier coup !

Nous fîmes deux pas à l’intérieur. Je fermais la porte derrière son passage. Je lui offris un verre d’eau. Puis je lui demandai de vider son sac et ses poches sur la table :

— Portable en mode avion !

Un à un tous ses effets furent remis dans le sac. Il a gardé le nécessaire de toilette/douche et serviette. Je le conduisis au fond de la salle au pied du lit. Il voulut refermer son sac.

— Non ne le ferme pas encore, mets dedans toutes tes fringues. « À poil ! » Ce sera ta tenue commune pour ce week-end. Cela ne doit pas t’étonner !

Morvan dégrafa son treillis qui libéra ses jambes solides à la peau claire et peu poilues. Il déboutonna sa chemise en commençant pas les boutons du bas, comme s’il repoussait le moment de dénuder son torse jusqu’aux visage qui avait pris de la couleur. Il plia sa chemise maintenant et la rangea aussi dans son sac.

— Enlève ta montre, je serais le maître du temps ! C’est quoi ce bracelet au fil rouge à ton poignet droit.

— Un bracelet tibétain d’amitié.

— Enlève-le également ainsi que ta chaine autour du cou.

— Voilà il ne reste qu’à enlever ton boxer.

Ce qu’il accomplit également sans rechigner, tout résigné qu’il devait être. Le voilà nu devant moi.

— Mon ami, mains sur la tête, écarte bien tes jambes, tiens-toi droit, ne bouge plus.

Morvan se doutait bien qu’il allait se retrouver comme un tableau sur une cimaise, exposé et en lumière. Je le laissais s’habituer à mon regard. Son visage laissait se dessiner la gêne de la pudeur contrariée ; il ne savait plus où regarder sinon fixer un point imaginaire à un horizon perdu ! Je lui demandai maintenant de déambuler et découvrir ce qui allait être son cadre de vie pour ce week-end. La musique jouait en fond, l’encens brûlait. Après quelques instants, je lui demandais de se mettre en face d’une tablette posée sur une étagère et de la mettre en fonction. La tablette s’alluma est apparurent à l’image côte à côte en plan américain, Alex Altrabon et Morvan Marchu, une image réalisée lors de son passage chez l’Adjudant Antonin Loril, pour le pré-visite à poil. Je lui dis :

— Tu reconnais ?

— Il semblait gêné par ce cliché.

— Tu vois c’est la thérapie du miroir comme si tu te regardais dans une glace ! Sauf qu’à côté de toi ce n’est plus Alex nu mais moi habillé, pour l’instant !

Clique sur « suivant » Il tendit le doigt et obtempéra. Sur une belle photo volée dans un devenu classique calendrier de pompiers : sept hommes casqués et bottés sans rien d’autre sur la peau, six dos exposés et celui du milieu de face, tête nue et casque devant sa « lance perso. » Apparaît alors le titre moins poétique, en grosses lettres blanches sur fond rouge « Règlement intérieur. » Je demandais alors à Morvan de mettre les mains sur la tête et de lire à haute voix le règlement ! Il se lança dans la lecture de ce Règlement intérieur qui, il va en faire la découverte, se décline à la première personne.

  • Je suis un aspirant prêt à progresser dans l’acceptation de mon corps pour qu’il ne soit ni obsédant, ni angoissant, et que je perde le handicap au quotidien qu’il m’inflige.
  • Je sais qu’ici la confiance est de mise, que personne ne diabolisera mon corps, ni le moquera.
  • Je suis ici il est vrai pour un long moment de bien-être pour lutter contre mes peurs et libérer mon corps de ses carcans.
  • Alors au fil de ce week-end je promets d’être constamment dans la tenue correcte exigée » en me trimbalant à poil, ce qui me permettra de ne plus avoir les mains dans mon slip !
  • J’évoluerai dénudé, je mangerai dépouillé, je jouerai dévêtu, j’accomplirai toutes tâches, découvert jusqu’à dormir nu et sortir en extérieur sans bouclier contre les regards ! Même si un visiteur, homme ou femme, est accueilli ici, je resterai et me montrerai tel que suis dans la tenue d’Adam !
  • Il n’y a que le maître de maison qui pourra me permettre de me draper dans une serviette de bain ou quelque tissu en tulle ample et léger qui voile mon corps.
  • Chaque fois que je me cacherai maladroitement ou esquiverai mon corps je serais réprimandé et châtié !
  • La nudité intégrale est obligatoire et doit être respectée ; le port de maillots de bain, de strings, de sous-vêtements de tout habits et de bijoux intimes ou non est interdit. Tout non-respect de la nudité fera l’objet d’un avertissement, de réprimande ou de châtiment.

Au fur et à mesure, Morvan avait accéléré la lecture au point de bafouiller sur tel ou tel mot. Cela témoignait de son émotion et très curieusement son pénis planté entre ses deux jambes avait amorcé une ascension !



Dans tous ses états !


— Ben alors qu’est-ce qui te fait bander ?

Il ne répondit pas. Sa gêne était palpable. Bientôt son sexe au gland à demi découvert pointait vers son nombril, son sac à couilles pendait en les portant stockées à des hauteurs à peine différentes. Je me suis alors avancé, j’ai exercé quelques mouvements de va-et-vient sur son membre, ce qui fit frémir son bas-ventre et il laissa échapper un souffle de plaisir ! Le chibre maintenant tendu, je repoussais son prépuce à fond découvrant totalement un gland gorgé de sang et brillant.

— Bravo te voilà enfin prêt, soldat du feu, sabre au clair !Soldat, quelle est la puissance d’une lance incendie en fonction ?

— Entre 8 et 1000 l/minute je crois me rappeler !

— Tu peux régler le débit et la forme du jet ?

— Oui bien sûr pour les lances à Débit Variable (L.D.V.).

— Et pour ton D V L perso, ton dick à débit variable ?

— C’est pas mal en général !

— « Pas mal » ça ne veut rien dire ! Mais ce n’est pas grave on va vérifier tout ça ! Tu vas t’allonger sur le lit, cuisses en écart maximum, tu te masturbes jusqu’à éjaculation. Je verrai ainsi le nombre de salves de sperme qui s’échappent, j’aurai une idée de la force du jet plus ou moins saccadés que libère ton pénis. On y va !

Morvan se résigna.

— Oui. En formation tu dis oui qui ?

— Oui chef !

— Ce week-end dorénavant répond pareillement.

— Oui chef !

Je me approche de la table. Mes mains courent sur son cops nu lui prodiguant des touchers et des caresses, qui pénètrent son espace vital physique et émotionnel. Je commençais à mesurer sa capacité de s’affirmer. Je cherche ses oui, ses non, ses hésitations en cette situation silencieuse. Je viens rompre le silence.

— Tu te masturbes souvent ?

— Tous les jours, parfois plusieurs fois !

— Comme maintenant ?

— Oui !

— Et pendant que tes mains travaillent, tu as quel visage en mémoire, des mecs ou des nanas ?

— Le plus souvent des garçons, parfois une fille.

— Parfois ton frère aussi ?

Il accuse le coup, contrarié, il hésite, son visage reprend une intensité de rouge au front et devient une réponse ambigüe.

— Pourquoi ? Tu as déjà baisé avec le frérot ?

— Oui !

— Je te laisse extraire ton jus Morvan !

Ces yeux étaient à demi-clos. Le calme régnait dans cette chambre. Une rythmie silencieuse ne laissait perceptible qu’un son léger de souffle et de musique, qui va être rapidement amplifié dans un râle de jouissance en même temps, que l’expression de son visage en manifeste l’imminence de l'orgasme dont les premiers jets de sperme éclaboussent à quelque 18km/h pour être projetés jusqu'à 60cm du pénis, à défaut de jouxter les deux mètres !

La sève de Morvan qui n’attendit pas le printemps gicla en trois ou quatre giboulées de mars, retombées sur le haut sur son corps et même son visage, et sur sa main besogneuse et en ses poils pubiens. Lentement le mouvement se figea. La brillance laiteuse perla son torse. Je pris ses mains, écartai ses bras délicatement. Il reprit son souffle. Je lui demandai de ne plus bouger avant que je ne lui dise. Je voulais que la chambre s’imprègne de ce parfum encore frais, qui va sécher sur sa peau, une odeur qui signe l’intensité de ce moment ! Je l’emmènerai la douche pour la toilette complète plus tard dans la nuit !

Après un long moment de calme je me levais. Je me suis déshabillé complètement, j’ai grimpé sur le lit me plaçant à genoux en chevauchant le bassin de Morvan. Mon sexe avait gardé des proportions nées du spectacle antérieur. Je décidais de m’exposer moi aussi à Morvan. Il ouvrit les yeux. Il souriait, comme geste d’approbation rare sur son visage, confirmé aussitôt par ses mains qui ne purent sécher plus longtemps mais qui vinrent rejoindre mes cuisses et mon sexe ; il savait cueillir avec délicatesse mes couilles, avec un doigté provocateur. Mon gland allait rapidement sentir cette délicatesse ; il accéléra terriblement mon excitation et un spasme venu de profond me dit que le seuil de non-retour venait d’être franchi ; aussitôt trois jets s’élancèrent sur le corps de Morvan, et un quatrième baveux, coula sur sa main. Je me couchais sur lui étalant nos semences et les mêlant, lui promettant que je les enlèverai quand lui sous la douche dans la nuit !


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