Satin rouge

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Numéro 4

Texte d'archive:


Archivé de: Histoire de mec – Numéro 4
Date de parution originale: Septembre 1988

Date de publication/archivage: 2017-09-30

Auteur: Stéphane
Titre: Satin rouge
Rubrique: Les durs à cuire

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Dans L.G. N° 13, un jeune homme de dix-neuf ans, Jean-Pierre, écrit un article intitulé : « Shorts et slips blancs de soldats. » Ce jeune appelé y raconte sa passion pour les mecs en short et comment il aime regarder entre leurs cuisses par l’ouverture du short, leur slip.

Eh bien, Jean-Pierre, je partage ta passion à un point que tu ne peux imaginer. Le seul mot de short me fait bander. Moi ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les jeunes bien foutus qui portent des shorts de satin comme en ont les athlètes, boxeurs ou footballeurs. Le contact de cette matière m’électrise et je passe des heures en short chez moi, et je me branle ainsi. Cet article m’a comblé de joie car je me croyais seul à vivre cet étrange fantasme.

Au lycée, j’avais un camarade hyper-bien foutu qui, en cours de sport, portait ce fameux short en satin bleu qui me fait bander instantanément, et que lui mettait splendidement en valeur par un tic qu’ont beaucoup de garçons, surtout dès qu’ils sont vêtus ; il se touchait très souvent le paquet du bout des doigts, d’un geste viril, il le remontait croyant ne pas être vu. Pensez si j’étais dupe ! Je m’arrangeais en gymnastique pour lui maintenir les jambes quand nous faisions la chandelle ; j’en profitais pour les écarter un peu et plonger mon regard dans son entrejambe fourni ; que j’aurais aimé y fourrer le nez !

À l’internat, il dormait en face de moi et le mercredi après-midi, profitant de son absence, je piquais son short, le reniflais maintes et maintes fois dans l’entrejambe puis l’enfilais et courais aux toilettes me branler avec. Ce dégueulasse devait le laver une ou deux fois par an, mais que c’était bon ! Un jour que nous chahutions, mon grand blond en short adoré m’a enveloppé dans ses grands bras comme pour m’étouffer. Dire que s’il avait soupçonné mon manège, d’une chiquenaude il me faisait faire six tours dans mes godasses.

Je regarde à la télé les meetings d’athlétisme pour épier les mecs, surtout les Noirs quand, au départ des courses, ils arrangent leur short et qu’ils en profitent pour se toucher nerveusement le paquet. Au saut en hauteur, parfois, on peut deviner un bout de slip. Je me branle souvent sur des photos de Carl Lewis ; quel sac il a, et ces yeux... Johnson à côté ne vaut rien. Les boxeurs tombant KO me plaisent aussi, jambes écartées face à la caméra. Depuis quelques années, j’adore me promener en été en short et, dès que j’aperçois un adolescent, je me touche ostensiblement, mais l’air de rien. Quel plaisir lorsque l’éphèbe s’en aperçoit et se montre plus gêné que moi... Récemment dans mon village, on a installé un mur d’escalade. Je m’y suis rendu tous les jours cet été pour suivre d’en bas les grimpettes d’un adolescent tout en jambes, dans un supershort en satin rouge. Parvenu au sommet du mur, il restait les jambes pendantes et écartées, m’offrant le spectacle ahurissant de son entrejambe ; souvent, j’éjaculais à ce moment-là.

Mais le plus fort m’est arrivé l’année dernière. J’habitais un appartement dans une petite ville de l’est de la France, en face duquel vivait un type très grand, aux cheveux noirs, magnifiquement longiligne qui, tous les matins, étendait son linge par sa fenêtre en mettant du hard-rock à fond. J’en profitais, fenêtre ouverte, pour m’allonger sur mon lit en short et me toucher longuement, la main dans le froc ou par-dessus en faisant semblant de lire ; j’épiais ses réactions. L’homme fut vite attiré par mon manège et, la première fois, il ouvrit des yeux qui décuplèrent la beauté de son visage.

Un jour, je l'entendis marmonner : « Il m’énerve, il m’énerve », puis plus rien. Cinq minutes plus tard, on frappe violemment à la porte et, toujours en short, je vais ouvrir : qui vois-je ? Mon rocker, immense et à ma surprise, dans un short en satin semblable au mien. Aussitôt, il me prend par le col et me plaque contre la paroi, refermant la porte du pied. Je murmure, je bredouille, je tremble et je suis excité à la fois. S’il veut me casser la gueule, ça va faire mal, vu sa taille. « Alors on se tâte les couilles devant les mecs ? T’as pas bientôt fini ton manège ? » Là-dessus, il commence à me frapper puis, me saisissant par les couilles d’une main, l’autre restant agrippée à mon col, il me traîne vers ma chambre ouverte, me jette sur le lit où il redouble ses coups. Je ne peux émettre que de petits cris de douleur tant est grande ma peur, pourtant je bande à mort, et il le sent : « Et il bande la salope », me lance-t-il.

Aussitôt, il se couche sur moi, et met une main sur son short au niveau du sexe, en me disant : « Vas-y, palpe la marchandise », puis il plonge sa main dans son slip et en retire un superbe membre qu’il m’ordonne de sucer. Moi, immobilisé par son poids et terrorisé, je ne peux que lui obéir, et je m’adonne à une consciencieuse fellation de sa bite qu’il m’enfonce dans la bouche en me hurlant des cochonneries. Très vite, il crache tout son sperme. Puis il se rhabille et debout à côté de moi, me prend la tête entre les mains, la coince entre ses cuisses, le nez contre son sexe, et serre, serre. Enfin il relâche son étreinte et quitte l’appartement non sans s’être touché à travers le short, exactement comme je le fais, moi. Je n’ai plus qu’à me remettre de mes contusions et à reconnaître qu’au fond, la collection ne m’a pas déplu et que cela valait le coup de le voir en short.

J’aimerais que cette lettre soit publiée, et qu’elle encourage d’autres gars à exprimer leurs fantasmes sexuels en toute liberté. Surtout, j’aimerais que toi, Jean-Pierre, tu la lises et me répondes, nous pourrions nous rencontrer ou nous écrire, échanger des fantasmes relatifs aux shorts, si tu es d’accord .

Stéphane, 26 ans.