Son cul, je l'ai eu!

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Numéro 100

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 100
Date de parution originale: Juin 1999

Date de publication/archivage: 2012-02-20

Auteur: Xavier
Titre: Son cul, je l'ai eu!
Rubrique: Toi, tu seras à moi!

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Savez-vous ce que ça veut dire, passer des semaines avec un fantasme, un fantôme, un mec dont vous avez envie plus que tout, et que vous ne pouvez pas avoir? Ça n’a rien d’excitant! Ça vous ronge, ça fout en l’air toutes vos habitudes, toute votre vie. Ça m’est arrivé, alors je peux vous en parler.

J’habite une petite ville du Midi, dont je préfère taire le nom. Tout se sait trop vite ici, et nous devons être prudents. Nous? Attendez, je vous expliquerai comment je peux dire “nous” aujourd’hui, et plus “je”. Moi? Quarante ans dans deux mois, grand, mince, bien foutu, mais jusqu’à présent, ça ne me servait pas à grand-chose, j’étais seul, car pour trouver un pédé, craquant ET sympa dans ce bled, il faut se lever de bonne heure! Ou plutôt, il faudrait partir d’ici! Mais ça... Lui, c’est un glandeur. Non, c’est faux! C’est un de ces trop nombreux jeunes qui ne trouvent pas de boulot. Il n’a pas fait de longues études, et ici, à part la fabrique de chaussures et l’usine d’embouteillage, c’est le bout du monde. Alors, il vit de petits boulots à droite, à gauche. Il n’a que vingt-trois ans, alors pas de RMI. On l’exploite, c’est tout. Quand il ne travaille pas, il glande avec d’autres mecs dans le même cas. C’est comme ça que je l’ai vu la première fois. Michaël. C’est son prénom. Ce n’est pas génial. Mais, ce prénom-là, il me va droit dans le cœur et dans le slip! Il est beau à se pâmer: grand, baraqué, cheveux épais, bruns, lissés en arrière, visage très mâle, d’extraordinaires yeux un peu asiatiques, bruns aussi, d’épais sourcils, des pattes assez longues, et un sourire à se taper la bite contre le mur en hurlant comme un loup!

Pendant des semaines, je ne l’ai jamais vu seul dans ce bar où, l’été, j’aime venir lire mon Libé. Toujours avec une bande de traîne-savates. C’est d’abord sa beauté, son charme, sa voix qui m’ont tout de suite séduit. J’aurais pu laisser tomber là, et me branler seul en utilisant son visage au lieu de celui d’une de mes vidéos X. Non, ce qui m’a accroché, c’est que j’ai tout de suite pensé qu’il “en était”. Oui! Quelque chose dans sa démarche, un rire un peu trop... enfin, vous voyez. Et pourtant, très mâle, très viril. Mais son cul qui s’agitait à quelques mètres de moi quand il jouait au flipper... Bref, ça a duré des semaines. Il s’était rendu compte que je le bouffais des yeux. Une fois, il m’a bien regardé en face et s’est mis à ricaner avant de disparaître avec ses potes. J’en étais malade, je dormais mal, je me branlais trois, quatre fois par jour, je rêvais à sa bite, à son cul que j’avais envie de défoncer, je l’entendais presque en redemander de mes coups de queue...

Et ça a fini par arriver. Mais je me suis accroché! Un jour, il est venu seul. Il était encore plus bandant que d’habitude. Et je bandais! À m’en faire péter la braguette. Putain, qu’est-ce que ça peut être beau, un mâle! Il a fait semblant de rien, il a joué au flipper, puis, d’un coup il est venu s’asseoir à ma table: “Qu’est-ce que tu me veux, à la fin?” Je ne me suis pas dégonflé, pourquoi l'aurais-je fait? “Toi”, je lui ai répondu. Il a baissé les yeux, il a fait une moue, il était indécis. Il a regardé autour de lui, et il m’a répondu: “OK! On va chez toi?” J’en suis resté baba. En cours de route, il m’a demandé: “Comment t’as deviné, pour moi? J’aurais pu te casser la gueule!” “Quand on est pédé, à quarante ans, on finit par avoir du flair pour ça...”

Son cul, je l’ai eu! Et il en a redemandé, en gémissant, mais pas comme une femelle, comme le jeune mâle qu’il est! Sa grosse teub, je me la suis goinfrée, en large, en long et en travers, couilles comprises, de bons gros abricots bien juteux, bien odorants. Je lui ai léché la fente poilue pendant plus d’une heure. J’ai bien mouillé ce petit trou du cul qui n’avait jamais vu que des bougies jusqu’à présent. Il en voulait, il voulait une vraie queue dans son trou de balle, il rêvait de se faire péter le sphincter, et ça c’est fait, parce que je suis du genre bien gaulé! J’ai été doux, patient mais tenace, et tout mon morceau encapoté a bien fini par se loger dans ce jeune cul viril, musclé. On a fait ça par terre, sur la moquette, devant un grand miroir. J’ai pu à loisir me régaler de sa belle gueule transfigurée par le plaisir qu’il éprouvait à se faire mettre. Mais ce qui m’a vraiment plu, c’est qu’il restait mâle: pas de petits cris de pédale châtrée, pas de tortillements de cul à la Pamela Anderson. Non, c’était un vrai mec qui se faisait mettre par un autre mec, avec des grognements, des coups de cul violents, comme mes coups de queue; il avait la voix rauque, il me traitait de salaud, d’enculeur de mes deux...

Oui, j’ai sucé, et je suce encore aujourd’hui ce beau cul poilu, cette rondelle que j’aime exploser, que j’aime voir se distendre quand j’y enfonce progressivement mon chibre gonflé à bloc. Ça a bon goût, comme tout son corps. Il n’est pas un fana de la douche, et c’est tant mieux. Je suis dingue de l’odeur de ses aisselles, de son gland décalotté. Sa teub? Taille normale, moins longue et moins grosse que la mienne, mais pour moi, c’est le plus beau manche de la Création! Je la suce, je la pompe, je lui travaille le pourtour du gland en lui pinçant les tétons en même temps. Il en feule de plaisir! Il fait vite des progrès. À chaque fois, il en veut davantage, davantage de cul, de vice, d’enculades, d’obscénités. On devient bestials. On aime ça. Il a fini par me monter, moi aussi. Il m’a limé à fond, comme une brute déchaînée, j’avais le boyau à vif, mais j’en voulais encore! La douleur était devenue du plaisir. Je voyais ma gueule en sueur, les traits creusés, et Michaël en train de me défoncer derrière, hors d’haleine, me regardant dans le miroir en m’insultant ou en matant son manche aller et venir dans mon trou éclaté. On se fait aussi des 69 déments, longs, très longs, qui nous mènent au bord de l’orgasme. Alors on s’arrête quelques secondes, et on reprend les gâteries, et le plaisir grimpe à nouveau dans nos queues surchauffées. Ça peut durer... Je lui file quelques baffes, parce que j’aime bien le bruit de ma main qui claque ses pectoraux ou son cul de mec. Alors il me claque, lui aussi. On se file des coups, et après, on se roule des palots bien baveux, scotchés à s’en étouffer.

M’aime-t-il? je n’en sais rien! C’est sexuel, chez lui. Ici, pour se trouver un mec... Je ne dis pas que faute de grives, il préfère le merle que je suis, non. Mon physique lui plaît. Mais, à Paris, par exemple, il ne m’aurait jamais vu. Combien de temps ça durera? Je n’y pense pas. Je jouis des moments partagés. Il sera bien temps de chialer quand Michaël aura rencontré un mec de son âge. Pour l’instant, on baise comme des taureaux sous pression, on s’envoie en l’air, on gicle notre bonne purée de mâle en gueulant de plaisir, je me régale de celle de mon mec, je m’en barbouille, je m’en enduit les poils de couilles, et après qu’il soit parti, ou en attendant qu’il revienne me voir, je reniflé le foutre séché, je ne me lave pas, ou alors il me laisse un slip en gage, et je le sniffe en me branlant encore et encore. C’est presque comme si il était là! Moi? Je l’aime, bien sûr. Mais moi, ce n’est pas pareil. Je suis un sentimental, mais je ne le montre pas à Michaël. Je passe ça dans la baise, j’y vais à fond, je me fais sauter le pot ou je lui éclate le fion, et quand il jouit, quand il gueule que c’est bon, je lui dis, silencieusement, dans ma petite tête d’amoureux, que je l’aime plus que tout au monde.


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