Souvenirs d’internat (1)


Souvenirs d’internat (1)
Texte paru le 2017-11-11 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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J’ai vu que le thème du mois est : « À l'école/Au lycée/Au collège/À l’université » et je me suis dit : et si je vous racontais mes souvenirs d’internat ? Ils sortent de l’ordinaire et pourraient vous intéresser. Je ne vais évidemment pas faire une longue chronique, je me bornerai à vous conter deux ou trois épisodes marquants. Tout d’abord le jour avant mon départ.



'''L’annonce'''


Je m’appelle Romain de L***, je suis le fils d’un banquier, mon père est le PDG et l’unique actionnaire d’une des plus grandes banques privées d’Europe. C’est moi qui reprendrai le flambeau à sa retraite. J’ai un frère jumeau dizygote, Fabien, et quelques sœurs dont je ne vous parlerai pas.

Au moment où débute mon récit, j’ai 16 ans et demi, nous sommes à la fin d’octobre. Mon père travaille énormément et n’a pas beaucoup de temps pour s’occuper de ses enfants, il tient cependant à faire le point avec nous une fois par mois. Pour les garçons, c’est le dernier samedi du mois, à neuf heures.

La pièce qui sert de bureau à mon père est immense, comme toutes les autres pièces de la maison, conçue par un architecte très célèbre dans les années 50 du siècle passé, et rénovée récemment à grand frais. Une large baie vitrée donne sur un balcon, avec le lac en contrebas. Le bureau de mon père est monolithique, en marbre noir, seul un iMac est posé dessus sur la gauche. Il est maniaque du secret et garde tous ses documents dans un coffre-fort.

Le samedi matin est réservé au fitness, notre entraîneur personnel vient, ainsi que notre masseur. Nous nous présentons toujours en tenue de sport devant notre père : torse nu, short, baskets. Il peut ainsi observer si notre musculature se développe. Nous devons rester debout, les bras dans le dos, à deux mètres du bureau. Ce matin-là, je ne me fais pas d’illusions : j’aurai droit à une punition. Notre père entre, toujours après nous.

— Bonjour messieurs, nous dit-il, une fois assis derrière le bureau.

— Bonjour père, disons-nous ensemble.

Mon père a l’air de mauvaise humeur, comme d’habitude. Il vient d’avoir cinquante ans et s’est mis à fréquenter des instituts de beauté et des stylistes qui essaient de cacher sa calvitie naissance. Il tient à donner une image positive et dynamique de la banque en posant lui-même pour les pubs. J’ai même dû participer à la dernière consacrée à la prévoyance familiale.

— Commençons par le plus simple, nous dit-il. Fabien, tout va bien, pas de soucis à l’école, de bonnes notes comme d’habitude. Félicitations.

— Merci, père, répond mon frère en s’inclinant légèrement.

— Et ta visite chez l’urologue, elle s’est bien déroulée ?

— Il ne pense pas qu’une opération sera nécessaire, une crème devrait suffire.

— Très bien, je vérifierai une autre fois.

Mon frère se faisait du souci, il avait des difficultés à décalotter. Mon père l’a immédiatement envoyé chez le meilleur urologue de la région, qui a évidemment placé sa fortune dans notre établissement et qui est aussi franc-maçon dans la loge que dirige mon père. Il a insisté pour que j’accompagne mon frère, ce qui n’a servi strictement à rien puisque j’ai été circoncis dans mon enfance. J’ai décidé de ne rien vous cacher, même les détails les plus intimes nous concernant. J’espère que vous me pardonnerez ma trivialité.

— Passons à Romain, continue mon père. Tu n’as pas progressé malgré les cours privés.

— J’en suis conscient, père.

— Et qu’as-tu à dire pour ta défense ?

— Rien. Je suis trop distrait.

— Tu passes trop de temps à lire des récits érotiques.

— Je le sais, père. Je suis prêt à accepter une punition.

Je me demande comment mon père a découvert que je lis des récits érotiques, je pense que c’est le coupe-feu qu’il a installé pour protéger le réseau domestique qui enregistre mes accès à Gai Éros.

Mon père pratique toujours les châtiments corporels, oh, ce n’est pas bien méchant, c’est juste pour nous humilier, nous rappeler que c’est lui qui commande. Il se lève, contourne son bureau et vient vers moi. Je m’avance et pose les avant-bras sur le bureau. D’habitude je n’expose que mes fesses, ce jour-là je baisse entièrement mon short et mon slip, afin que mon père voie que j’ai une demi-molle. Mon frère éclate de rire.

— Vous n’avez pas bientôt fini de vous ficher de moi ? Fabien, mets-toi à côté de ton frère.

Cela fait des années que Fabien n’a pas été puni. Il m’imite, baissant son short jusqu’aux genoux, les jambes écartées. J’admire sa longue et fine bite, et son long prépuce. Je la vois souvent cette bite, nous avons pris l’habitude de nous masturber régulièrement ensemble. Je ne pense pas qu’il soit gay, mais il n’a pas encore de petite amie.

J’attends les premiers coups de la fessée, ils ne viennent pas.

— Vous êtes obscènes, nous dit mon père, avec vos queues turgescentes et baveuses. On dirait des étalons en présence d’une jument en chaleur. J’ai fait fausse route, je croyais vous punir et voici que vous jouissez sous mes coups. J’ai compris. Rhabillez-vous.

C’est presque à regret que je remonte mon slip et mon short. Mon père retourne derrière son bureau.

— Fabien, tu peux disposer.

— Bien, père.

Mon frère sort de la pièce.

— Romain, me dit mon père, j’ai décidé te t’envoyer dans un internat. Tu pars demain.

— Mais, père…

— Pas de mais, je t’avais prévenu. C’est celui où je suis allé quand j’avais ton âge. La discipline y est très sévère. Si tu aimes les châtiments corporels, tu seras servi.

— Ça existe toujours ?

— Oh, oui ! Ça existe toujours, pour les fortes têtes comme toi.

Mon père sort une enveloppe de son coffre et me la donne.

— Voici quelques informations pratiques et le billet de TGV. Le chauffeur te conduira à la gare à huit heures, essaie de te lever à l’heure et de ne pas te branler toute la nuit avec ton frère. D’autres questions ?

Je suis abasourdi, je reste figé.

— Pas de questions, alors, me dit mon père.

Il s’approche de moi, met ses mains sur mes épaules. Il est ému, je ne l’ai jamais vu comme cela. Il a les larmes aux yeux.

— Romain, ce n’est pas de gaité de cœur que je t’envoie dans cet internat, c’est pour ton bien et celui de notre banque. Je veux que tu réussisses tes études et que tu reprennes la direction.

— Je le sais, père, je ne me sens pas à la hauteur de cette tâche. Je cède volontiers ma place à Fabien.

— Tu me l’as déjà dit et je t’ai déjà répondu qu’il n’en est pas capable, c’est un musicien, un artiste. Toi, tu as les capacités, si seulement tu travaillais plus assidument. J’étais la même chose à ton âge. Tout ce que tu ressens, je l’ai aussi ressenti.

Je tente le tout pour le tout :

— Père, je suis homosexuel !

— Et alors, moi aussi. Tu te marieras pour amuser la galerie et faire des marmots. Ce n’est pas un problème. Encore une chose, si tu ne supportes pas ce séjour, j’ai conclu un accord avec le directeur. Tu peux quitter l’internat quand tu veux. Je n’aimerais pas retrouver ton corps au fond d’un ravin avec une lettre d’adieu. Compris ?

— Compris, père.

Mon père m’embrasse sur la bouche.

— J’ai du travail maintenant, tu peux disposer.

— Bien, père.

Je sors, Fabien m’attend derrière la porte

— Que s’est-il passé, me demande-t-il, tu as l’air bouleversé.

— Mon père m’envoie dans un internat, je pars demain.

— Ce n’est pas vrai, dis-moi que ce n’est pas vrai ! Que vais-je devenir sans toi ?

— Allons, Fabien, ressaisis-toi. Cela devait bien arriver un jour. Cherche-toi une petite amie, tu m’oublieras vite dans ses bras.

— Je veux venir avec toi !

— Et tes cours de piano ? Notre père sait que tu es un artiste.

— Il le sait vraiment ? Il ne me l’a jamais dit.

— Notre père sait tout de nous. Nous sommes transparents. Il sait que nous nous masturbons ensemble.

— Il le sait ? Comment ?

— Oh, notre mère doit le lui avoir dit. Rappelle-toi, elle nous avait surpris.

— Et pourquoi notre père ne nous a jamais interdit de le faire, ne nous a jamais punis ?

— Je pense qu’il nous enviait, il était même jaloux, il est aussi gay, comme moi. Cela devait l’exciter de nous savoir ensemble.

— Il est gay ? Il te l’a dit ?

— Oui, il y a cinq minutes.

— C’est incroyable.

— Il n’ose certainement pas vivre ouvertement sa sexualité, la peur qu’on le découvre et que cela provoque un scandale. Il devait jouir en nous donnant la fessée.

— Et toi, si tu deviens le patron de la banque, le cacheras-tu ?

— Non, je ferai mon coming out avant. Ça m’est bien égal si quelques clients ferment leurs comptes, ou alors je renoncerai à devenir banquier.

Nous allons ensuite à la salle de sport, au sous-sol. Elle est équipée d’une dizaine d’appareils. Frédéric, notre entraîneur personnel, nous y attend. Je ne sollicite pas ses services, j’ai besoin de calme pour réfléchir. Je monte sur un vélo et pédale pendant une heure et demie, battant tous mes records.

Je prends ensuite une douche rapide avant de passer vers Julien, notre masseur. Il me fait un massage sportif, puis ses gestes deviennent plus doux et tendres. J’ai les yeux fermés, je remarque à peine lorsqu’il se saisit de mon pénis, je ne fais aucun effort pour retarder l’éjaculation, je suis toujours perdu dans mes pensées.

Le samedi après-midi est consacré aux révisions scolaires, en compagnie de mes soeurs. Un professeur à la retraite nous donne les cours, il sait que je vais aller à l’internat et il m’ignore. Lorsque je retourne dans ma chambre, un domestique a déjà préparé ma valise. Il n’a pas mis beaucoup d’habits, j’aurai un uniforme dans ma nouvelle école. Je rajoute quelques objets que je désire emporter, ainsi qu’une boîte de préservatifs, sait-on jamais. À part les branlettes avec mon frère, je suis encore puceau.

Le soir, après le dîner, Fabien me rejoint dans ma chambre. Je ferme la porte à clef. Nous nous mettons en boxer et nous nous couchons sur le grand lit, la tête relevée sur des oreillers.

— La dernière fois ? me demande mon frère.

— Je le crains.

Il y a une année environ que nous nous nous masturbons ensemble, une fois par semaine. Fabien est venu un dimanche soir dans ma chambre, l’air embarrassé. Il m’a demandé s’il pouvait me parler de quelque chose de très personnel. Il m’a alors expliqué qu’il ne pouvait pas décalotter son gland en érection. Je lui ai demandé de me le montrer. Lui a voulu voir mon gland circoncis de près.

Il n’a pas osé en parler à mon père jusqu’à ce que celui-ci nous ordonne de baisser nos shorts et de bander devant lui, pour vérifier si tout était en ordre. C’était au mois d’août dernier.

— Tu as raison, Romain, dit mon frère, je vais essayer de baiser une fille. J’ai déjà eu pas mal de contacts avec Hélène, tu ne la connais pas, elle est dans ma classe.

— Tu vois, tu ne vas pas t’ennuyer de moi.

— Et toi, tu vas t’ennuyer de moi ?

— Sûrement, mais l’internat n’est ouvert qu’aux garçons, j’ai regardé sur Internet. Je ne pense pas qu’ils sont tous chastes.

— J’ai une faveur à te demander.

— Je t’écoute.

— Pour la dernière fois j’aimerais bien te sucer. Je n’aurai plus jamais l’occasion de le faire.

— Je ne peux rien te refuser, vas-y.

Je baisse mon boxer blanc et l’enlève. Fabien m’échauffe avec la main, une fois que ma bite est assez dure il la lèche de haut en bas, puis se concentre sur le gland qu’il finit par prendre dans sa bouche. Il commence des va-et-vient. Je regarde ses cheveux blonds qui lui cachent les yeux, son corps mince et fragile. Il est très appliqué, ses mouvements sont lents. Je mets du temps à jouir.

— Merci d’avoir accepté, me dit Fabien. C’était bon ?

— Très bon.

— Tu veux me sucer aussi ?

— Non, je laisse ta future copine le faire.

Mon frère a l’air déçu. Je prends son pénis dans ma main et l’enduit d’une crème pour la masturbation que je viens de commander sur Internet. Il bande rapidement. J’essaie de décalotter son gland, cela ne marche pas encore. Je me concentre sur la hampe, je masse ses couilles avec ma main gauche.

Je réalise que c’est la première fois que nous nous touchons, nous nous étions toujours branlés sagement, chacun de notre côté. Dommage que Fabien soit mon frère, je l’aurais bien gardé comme amant. De nombreux jets de semence giclent sur son ventre. Je l’embrasse longuement sur la bouche, comme mon père l’a fait ce matin avec moi. Il est surpris, il se laisse faire. Il me serre dans ses bras.

Fabien se rhabille et quitte la chambre sans dire un mot, il pleure. Je ne peux pas retenir mes larmes non plus.