Trois semaines en Corse

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Numéro 131

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 131
Date de parution originale: Août-Septembre 2004

Date de publication/archivage: 2018-01-22

Auteur: Matthieu
Titre: Trois semaines en Corse
Rubrique: Sexe, risque & aventures

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Ce texte a été lu 3812 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


En m’embarquant pour la Corse, au début du mois de juillet de l’année dernière, jamais je n’aurais imaginé que j’allais y vivre une folle histoire d’amour, ma première véritable grande histoire d’amour. Jusque là, je n’avais eu que des relations timides et chastes avec des copains de la faculté d’Aix-en-Provence.

Un de mes oncles qui habite Calvi m’avait trouvé une place de serveur dans un camping situé au bord de mer. Je devais y travailler deux mois pour me faire un peu d’argent de poche et c’est là que j’ai rencontré Julien. Il avait dix-neuf ans et il était en vacances avec ses parents. J’étais juste un peu plus âgé que lui et ce fut tout de suite un véritable coup de foudre. J’étais bizarre. J’en suis tombé amoureux dès que je l’ai vu pour la première fois. C’était la première fois aussi que je sentais mon cœur battre aussi fort.

Je la faisais glisser dans ma bouche tout en caressant ses couilles

Nous avons sympathisé et fini par nous retrouver régulièrement dès que j’avais une pause dans mon travail ou que ma journée était terminée. Et puis, sans que nous ayons une seule fois aborder la question de l’homosexualité, nos bouches se sont retrouvées collées l’une à l’autre alors que nos mains se promenaient fébrilement sur nos deux corps soudés. Il faisait nuit, la plage était déserte. Julien m'a débarrassé de mon t-shirt et je me suis mis à frissonner au contact de ses doigts sur ma peau. C’est lui qui prenait toutes les initiatives. Il se montrait beaucoup moins hésitant. Ses doigts se décidèrent plus vite que les miens à se glisser sous mon maillot. Ma queue était tendue comme jamais. Julien l'a libérée et il a approché sa bouche pour me lécher et pour me sucer. Je tremblais d’envie et de désir quand il s'est mis à quatre pattes sur moi. Sa queue était plus longue mais plus fine que la mienne. Elle avait gardé le goût salé du bain que nous venions de prendre.

Je la faisais glisser dans ma bouche tout en caressant ses couilles alors que Julien excitait délicieusement mon trou du cul avec la pointe de sa langue. J’étais tellement excité que j’ai joui très vite, sans pouvoir me contrôler ni me retenir. Mon foutre a giclé alors que Julien me masturbait avec douceur. J’ai poussé quelques cris en jouissant dans sa main. Puis, Julien m’a demandé de le faire jouir à son tour et m’a laissé le choix dans la manière. À vrai je ne savais pas quoi faire. C'était la première fois avec mec que je manquais d’idée. J’ai saisi sa queue et moi aussi je l’ai masturbé pour le mener jusqu’au plaisir. Je devinais à peine son sexe dans la nuit et j’ai été très heureux quand j’ai senti son foutre chaud exploser et arroser ma main. Nous en sommes restés là mais avant de nous séparer, nous nous sommes encore longuement embrassés.

Le lendemain soir, et toujours cachés sur une petite crique protégée par des rochers, nous sommes allés encore plus loin. J’étais très pressé de retrouver Julien, un peu anxieux aussi en sachant que cette fois, nous ne nous contenterions pas de caresses manuelles. J’en avais réfléchi toute la journée et je m’étais que la seule chose à faire était de se laisser aller.

En fait, et finalement, tout s’est très bien passé. Nous avons fait l’amour longuement. Cette fois, je n’ai pas joui trop vite. Après une heure de caresses sur tout le corps, de baisers, de jeux avec nos langues et nos bouches, je me suis offert à quatre pattes sur le sable en ouvrant mes fesses avec mes mains. Dès que j’ai senti le bout de sa queue entre mes fesses, j’ai fermé les yeux de plaisir. Le passage de son gland protégé par un préservatif m’a fait sursauter. La douleur était vive mais mon désir d’aller jusqu’au bout de cet acte était encore plus violent. Julien m’a pénétré de toute la longueur de son sexe avant d’aller et venir très lentement entre mes fesses. Il le faisait avec délicatesse, avec prudence.

Je me suis ensuite allongée de tout mon corps sur le sable. Il est venu sur moi, sans se retirer et j’ai senti son corps chaud écrasé contre le mien. Tout en m’embrassant dans le cou, son rythme s’est accéléré alors que mes doigts se crispaient de volupté dans le sable humide. Je gémissais, je râlais, mon bassin se tordait dans tous les sens et dès que j’ai senti qu’il prenait son pied, je me suis laissé aller pour jouir avec lui.

Notre aventure a duré trois fabuleuses semaines. Parfois, c’était moi qui sodomisais Julien et je prenais autant de plaisir dans un rôle actif que dans une attitude plus passive. Pénétrer son corps me rendait fou. J’aimais surtout le prendre alors que nous étions face à face pour pouvoir l’embrasser tout en m’activant en lui. Aussi, je lui demandais chaque fois de venir sur moi pour me chevaucher. Hélas pour nous, nous avons dû nous séparer vers la fin du mois de juillet. Lui partait pour Lyon et moi, je restais encore tout le mois d’août dans ce camping. On s’est écrit, on s’est téléphoné... Et puis, j’ai eu une autre aventure en Corse avec un homme marié et beaucoup plus âgé que moi. Cette relation était si différente de celle de Julien!

Par la suite, et lorsque je suis rentré à Aix-en-Provence, j’ai eu d’autres partenaires. Pourtant, je pense toujours à Julien. Je crois que je suis encore un peu amoureux de lui.

Matthieu, 21 ans.