Un océan de douceur

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Numéro 11

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 11
Date de parution originale: Avril 1987

Date de publication/archivage: 2017-10-29

Auteur: Xavier
Titre: Un océan de douceur
Rubrique: Tendres adolescents

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Ce texte a été lu 2002 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Résumé / Intro :

Après une querelle avec son ami, Xavier, 20 ans, décide d’aller en boîte ; soudain, il croit l'apercevoir, mais ce n’est qu'un sosie qui l'attire irrémédiablement. Tous les deux vont connaître la sensualité d'attouchements subtils.


Il y a quelques semaines, alors que nous nous étions disputés, mon ami et moi, nous sommes sortis chacun de notre côté. Je suis allé en boîte, décidé à m'accorder une petite distraction. Dès mon arrivée, j'ai eu un choc : j'ai cru voir mon ami, mais, heureusement, ce n'était qu'un sosie. Il était blond comme lui, coupe de cheveux dégradée sur les côtés, avec une mèche qui lui retombait devant les yeux. Il avait presque le même corps, grand, élancé, bref, tout ce que j'aime. Dès le premier regard, je lui ai adressé un sourire, auquel il a répondu aussitôt.

Je n'ai pas hésité à l'aborder sur le champ en lui disant que je l'avais pris pour mon ami. En me souriant, il caressa ma joue du revers de sa main et me dit :

— Tu as un ami ; il a bien de la chance, j'aimerais être à sa place.

— J'ai un ami. mais ce soir je suis seul et je fais ce que je veux... lui répondis-je.

Il comprit vite que nous avions la possibilité de faire ce dont nous avions envie. Sa main glissa de ma joue à mon épaule, il me caressait avec beaucoup de tendresse. Il posa ses mains sur ma taille et m'attira vers lui ; je suis littéralement tombé dans ses bras. La toile de son pantalon à pinces était tendue par son sexe en érection. Alors que nous échangions un baiser ardent, ma main était plaquée sur sa queue, elle était fine, longue et dure. Par la pression de mon geste, son excitation augmenta et il m'enlaça plus fortement. Nos lèvres ne s'étaient pas détachées depuis la première seconde où elles s'étaient touchées ; je ne voulais pas les quitter, elles étaient chaudes et douces ainsi que sa langue. En plus de la ressemblance physique, il avait la même douceur que mon ami. Avant d'aller plus loin, il me proposa de l'accompagner chez lui.

Il avait un bel appartement et la chambre, où il m'attira assez rapidement, était toute blanche, du sol au plafond ; l'éclairage était tamisé créant une ambiance absolument romantique. Debout, tendrement enlacés, nous nous embrassions amoureusement. Il commença à me déshabiller, il déboutonna mon jean, s'agenouilla en le faisant glisser le long de mes jambes. Il se releva et passa avec volupté ses mains sous mon polo. Très vite, je me suis retrouvé nu.

À mon tour je le debarrassais de ses vêtements, un à un, découvrant à chaque fois une nouvelle partie de son corps d'éphèbe. Nous étions enfin nus l’un contre l'autre, allongés sur le lit. Nous nous caressions avec tant de tendresse que c'en était terriblement émouvant. Je ressentais un bonheur presqu'équivalent à celui que je connaissais en faisant l'amour avec mon ami. Mes lèvres baisaient ce corps qui, comme le mien, était imberbe et dont la peau avait la douceur de celle d’un bébé.

Nous nous sommes longuement aimés comme cela avant d'en venir vraiment au sexe. Je n'avais que très légèrement frôlé sa queue en passant rapidement au-dessus. Maintenant que notre excitation était à son comble, j’avais une folle envie de le sucer. Notre envie était réciproque car Michaël se plaça de façon à ce que je puisse la lui sucer alors que déjà, il avait la mienne en bouche.

Les premières succions me procurèrent de fortes sensations. Sa queue se dressait à proximité de mon visage. Voulant faire durer le plaisir, ce qui m'excite beaucoup, avant d'y goûter, j’ai voulu la prendre entre mes deux mains, la décalotter et la recalotter lentement. Je m'amusais de voir son gland rosâtre apparaître et disparaître par mon va-et-vient... Pendant ce temps, de sa langue experte, il me léchait partout, le sexe, les couilles, les cuisses, le bas-ventre, c’était divin, le silence n’était brisé que par nos râles qui surgissaient du plus profond de nous-mêmes.

D'un coup brusque, j'enfouis ma tête entre ses fesses en lui donnant de grands coups de langue sur l’anus. Mon initiative, inattendue semble-t-il, le fit sursauter en gémissant. Il se tortillait en murmurant : « Aaaah, c’est bon, qu'est-ce que tu fais ? Jamais on ne m'avait fait cela, je vais te le faire... » Il s’activa aussitôt à la tâche, tandis que j'abandonnais sa rondelle pour m’occuper de ses deux boules alléchantes. Je les faisais rouler dans ma bouche du bout de la langue ; elles étaient plutôt menues et bien rondes. Avec une synchronisation involontaire, nous avons sucé nos queues respectives. Je sentis la mienne comme plongée dans un océan de douceur, la sienne dans ma bouche, me donnait l'impression de sucer une friandise tellement elle avait une saveur sucrée. D'un mouvement saccadé mais avec harmonie, nous nous sommes goûtés avec passion pendant un long moment. Nous ne nous interrompions que pour laisser échapper des mots tendres et des soupirs.

Nos sexes devenaient de plus en plus sensibles aux caresses. À quelques petites secondes d’intervalle, nous avons joui, chacun ne perdant pas une goutte de la précieuse liqueur. Je crois que nous avons été soulevés par la même force, qui nous a amené à la jouissance. Nous avons passé la nuit blottis l’un contre l’autre.

Le lendemain, nous nous sommes quittés en espérant nous revoir, peut-être lors de la prochaine dispute avec mon ami. Heureusement ou tant pis, cela n’arrive pas souvent.

Xavier, 20 ans.