Un skin dans la cité (2) Omar


Un skin dans la cité (2) Omar
Texte paru le 2012-06-29 par Suceurfou   Drapeau-fr.svg
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Lundi après-midi


— Qu'est-ce que vous faîtes encore comme connerie, les p'tits cons ?

Franz ne voit pas celui qui ose interpeller ainsi les dix jeunes caïds. Il constate que ces derniers semblent le craindre. L'inconnu s'avance et sort de la pénombre. C'est un homme de 45 ans environ, grand, brun, carré, et sûr de lui à l'évidence. Personne ne lui répond. Enfin :

— Bonjour Monsieur B..... Euh, nous sommes en train de punir un raciste qui est venu nous provoquer chez nous.

— C'est vrai ! Il distribuait des prospectus d'extrême-droite, monsieur.

— En plus, il aime ça !

— Vous mentez ! Vous me mentez et vous vous mentez à vous-mêmes. Vous êtes de sales petits pervers toujours prêts à défoncer tout ce qui vous passe à portée de bites, femme ou homme. Ce n'est pas comme ça que l'on règle les problèmes.

— ...

— Allez, toi, viens avec moi. Je vais m'occuper de toi, tu n'as plus rien à craindre. Mets tes vêtements.

— Ils les ont déchirés, monsieur...

— Tant pis. Monte chez moi tout nu. Avec un peu de chance, nous ne croiserons pas de voisins. Je te passerai des habits de mon fils. Au fait, je le cherchais. Vous ne l'avez pas vu ? Je suis heureux qu'il n'ait participé au viol, car sinon, sinon...

— On l'a pas vu, monsieur.

— Juré, on ne sait pas où il est.

Omar et François montèrent en silence les trois étages.

— Putain, tu chlingues !

— Ils m'ont pissé dessus, monsieur...

— Les connards! Ton cauchemar est terminé, mon garçon. Va te doucher, c'est la deuxième porte à droite.

Jamais François n'avait autant apprécié de se doucher. Il se sentait si sale, tellement souillé... Allait-il pouvoir oublier ce qu'il avait subi, réussir à tourner la page... Tout nu, il rejoint son sauveur.

— Ca va mieux ?

— J'ai mal...

— Ou ça ?

— Aux fesses, murmure le skin en rougissant.

— Montre-moi ! N'aie pas peur, je vais voir si tu saignes.

François se met à quatre pattes en écartant ses fesses. Il a subi bien pire, aujourd'hui. Omar est troublé. C'est la première fois qu'il a sous les yeux un anus... Un anus boursouflé et rouge, mais qui ne saigne pas. Il pose son doigt sur le bord.

— Tu as mal ?

— Ca brûle, monsieur.

— Attends, j'ai une bonne crème qui va te soulager.

Franz est assez mal à l'aise. Cet homme, ce maghrébin est si prévenant avec lui. Comme beaucoup de racistes, il n'a jamais fréquenté que des personnes ayant les mêmes origines que lui. Son sauveur revient et commence à oindre son trou du cul. La crème est froide mais bienfaisante. Il ne se rend pas compte du trouble d'Omar. Il étale soigneusement la crème, d'abord sur le bord de l'anus, mais il ne peut pas résister longtemps à la tentation, il enfonce un doigt dans le trou mystérieux. Il bande. Il en met un deuxième. Franz gémit, mais ne proteste pas. Quand Omar ressort son index, du sperme s'écoule. Fasciné, Omar regarde le foutre couler.

— Ils t'ont bien rempli...

— Oui, ils me sont tous passé dessus, les dix...

— Tu n'as pas aimé... un peu ?

— ...

Omar sait interpréter ce silence. Il se penche et se met à lécher le trou. C'est une nouveauté pour les deux hommes et ils apprécient. Mais Omar n'en peut plus.

— J'en envie de toi, de ton cul... Je ne veux pas te faire mal. Je peux, dis ?

— Si tu veux...

Il baisse rapidement son pantalon, son slip, se met de la crème sur le gland et s'enfonce lentement en regardant sa bite entrer centimètre après centimètre. C'est un spectacle fascinant. C'est la première fois qu'il sodomise quelqu'un. Sa femme est morte depuis huit ans, et il n'était pas question de faire ça avec la mère de son fils unique. Il n'a pas eu beaucoup d'aventures depuis, ce n'est pas un dragueur, malgré son physique avantageux. il se branle souvent à l'aide d'Internet.

— Hum, c'est bon. Ils t'ont bien ouvert. C'est ouvert et serré à la fois, et tellement chaud. Je n'ai jamais connu cela...

Franz déguste le plaisir de la sodomie faite avec art. Omar, doué d'instinct, alterne les rythmes rapide et lent. Son anus est bien dilaté et la queue coulisse sans lui faire mal. Au contraire, c'est bon. Très bon même. Il gémit de plaisir sans aucune retenue. Il n'a pas peur de passer pour un salope, il se sent en confiance. Cet homme le respecte et ne l'insulte pas, et il n'y a personne pour se moquer et émettre des commentaires salaces. Cela fait toute la différence avec les humiliations subies.

— Retourne-toi ! Mets-toi sur le dos...

Franz écarte ses jambes, pose ses pieds sur les épaules de l'étalon pendant qu'Omar le repénètre. Il est ému de voir en face son enculeur... C'est un bel homme, ne peut-il s'empêcher de penser. Omar se penche vers le visage du passif accueillant, se penche, et... les deux hommes s'embrassent. Ils découvrent et apprécient ce baiser rugueux et viril. La langue tourne dans la bouche d'un autre homme, ils échangent leur salive.

— Je viens, je viens. Tu me veux en toi ?

— Oui, moi aussi... Remplis-moi de ton jus !

Omar se vide comme jamais dans le trou mignon. Ses jets généreux provoquent l'éjaculation du jeune homme sur son ventre. Le zob d'Omar sort à regret de l'obscur paradis. Les deux amants restent enlacés un long moment.

— Au fait, je m'appelle Omar.

— Moi c'est Franz, euh François...

— Tu n'es pas sûr ? demande Omar en souriant.

— François.

— Et bien François, je te propose une nouvelle douche. Tu restes manger ?

— Je ne veux pas déranger...

En fait, François n'a aucune envie de quitter son nouvel amant. Il ne sait pas comment lui dire q'il aimerait recommencer avec lui... En outre, il a peur de retraverser la cité... Les autres l'attendent peut-être devant l'immeuble. Il se sent bien avec Omar. Ce dernier lui donne des vêtements de son fils. Ils lui vont bien. Il est juste un peu troublé de porter le boxer d'un inconnu.

— Tiens, justement, voilà mon fils qui rentre. Je l'entends. Vous allez bien vous entendre. Vous êtes jeunes tous les deux et c'est un brave petit. François, je te présente Noureddine...

À suivre...


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