Vengeance au poil

Drapeau-fr.svg Gay Confessions

GC10.jpg


Numéro 10

Texte d'archive:


Archivé de: Gay Confessions – Numéro 10
Date de parution originale: c.1993

Date de publication/archivage: 2018-01-15

Auteur: Paul
Titre: Vengeance au poil
Rubrique:

Note: Le magazine Gay Confessions ayant disparu, nous vous présentons alors sur l'archive des textes y ayant paru au fil des ans, à titre d'archive, le but premier de l'archive étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte, ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 6248 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)

Cette publication vous est présentée grâce au fonds d'acquisition auquel les visiteurs peuvent contribuer. Ce fonds sert exclusivement à acquérir de nouveaux périodiques à archiver et que nous ne réussissons pas à obtenir dans les collections personnelles des visiteurs.


Nous sommes une bande de joyeux lurons qui lisons votre revue que nous attendons avec une très grande impatience chaque mois afin de fantasmer. Ça nous aide entre autre à prendre notre pied. Aussi, longue vie à Gay Confessions. Je vais vous décrire la cuisante humiliation que nous avons infligée à l'un de nos collègues d’atelier où Mario, Alain, Jacques et moi-même travaillons.

Nous sommes un quatuor de vicelards célibataires et homos jusqu'au bout des doigts. Aussi n'est-il pas nécessaire de préciser que nous sommes pervers à l'extrême et que tout ce qui peut apporter de la jouissance est bon à être pratiqué.

C'est lorsque le jeune Luc arriva dans l'atelier afin de travailler comme magasinier que nos ennuis commencèrent. Il avait 25 ans, il était très poilu, le bougre, et en plus d'une arrogance dédaigneuse, il savait y faire pour parvenir à ses fins. Aussi s'est-il mis d'emblée dans les petits papiers du chef d'atelier afin d'obtenir ses bonnes grâces et bien d'autres choses. Depuis son arrivée, notre chef nous tançait de plus en plus vertement et chaque broutille prenait une ampleur démesurée qui tournait quelque fois à la bagarre.

Un soir, après le travail, Mario revint au vestiaire où il avait oublié son portefeuille. En entrant, il entendit des murmures sourds venant des W.C, cela lui mit la puce à l'oreille. Il y jeta un œil en retenant son souffle; le spectacle qui s'y déroulait l'excita : notre chef d'atelier était accroupi et taillait une pipe à notre magasinier qui était aux anges. Mario regarda le spectacle dans son intégralité, jusqu’au moment où le chef dit à Luc qu'il serait plus prudent d'aller faire ça chez lui. Lorsque Mario nous raconta ce qu'il avait vu, on eut du mal à le croire : le chef un pédé ! dur à croire. Mais il était hors de question de mettre la parole d'un vieux copain comme Mario en doute. Nous nous connaissons depuis près de 50 ans, le mensonge n'est plus notre quotidien. Alors nous avons décidé d'épier nos deux tourtereaux. Ce fut une épreuve semée d'embûches, d'autant plus que notre chef nous engueulait de plus en plus souvent et menaçait de nous faire foutre à la porte illico si nous n'obtempérions pas à ses ordres. Pendant ce temps, le jeune Luc paradait chemise et blouse grandes ouvertes afin d'arborer à qui voulait bien voir sa toison d'or. Seul notre chef fondait à son passage.

Une vengeance s'imposait. Il fallait nous débarrasser de ce charlatan en lui donnant une bonne correction. Oui, mais quoi ? C'est Alain qui en eut l'idée. Ce petit prétentieux allait en prendre pour son grade. Il serait à la fois humilié et nous, nous serions enfin vengés. Alain nous invita à prendre un pot chez lui et nous parla de son plan. Tous furent d'accord sur la sentence à appliquer: le rasage. Vu que ce petit prétentieux aime exhiber sa pilosité en invoquant la virilité, nous allions lui ôter cette prétention.

Un soir, nous suivîmes le couple jusqu'à son repaire où ils devaient s'envoyer en l'air et nous attendîmes tous les quatre (nous ne faisons jamais rien les uns sans les autres) et fîmes le guet à tour de rôle afin d'attraper notre victime à sa sortie. Il était 3 heures du matin quand Jacques nous sortit de notre sommeil.

— Réveillez-vous, les gars. Voilà notre gibier, ce n'est pas le moment de le louper. Magnez-vous !

Nous le fîmes sucer nos bites à tour de rôle, parfois deux par deux. Enfin, nous lui déchargeâmes dans la bouche. À notre grande surprise, il garda la bouche grande ouverte. Il avala tout et fut contraint de nous nettoyer le gland avec la langue.

Enfin, l'heure de la vengeance avait sonné. Nous allions enfin lui faire payer le lourd tribut de sa méchanceté. Lorsqu'il passa à proximité de la camionnette que Mario avait empruntée à son frère, les portes s'ouvrirent et nous lui tombâmes sur le poil. Vite fait, Jacques lui plaqua un vieux chiffon sur la bouche, tandis que Mario, Alain et moi l'attrapions pour le tirer à l'intérieur de la camionnette. Il se débattait le salaud. Il essayait de nous donner des coups de pieds et de poings. Mario prit le volant et démarra en trombe.

Lorsque nous arrivâmes dans le pavillon de banlieue où habite Alain, sans faire de bruit nous déchargeâmes notre prisonnier pour le porter à la cave où tout était préparé à l'avance. Il fut à poil en un rien de temps. Le salaud bandait dur. Sa petite bite n'avait pas plus de 13cm en érection. Il était beau avec ses poils d'un roux sauvage qui laissaient ressortir une peau d'un blanc laiteux. Mario lui enfourna son slip pisseux dans la bouche et l'y maintint avec une ceinture de pantalon. Il fut ensuite attaché à des liens qu'Alain avait disposé au plafond. Il se tortillait dans tous les sens, des coups de ceinturon l'aidaient à rester calme.

— Maintenant à nous cinq, dit Jacques. Tu vas payer pour ta saleté et toutes les ordures que tu as pu dire au chef pour te faire mousser, sale petit merdeux. Tu vas connaître la plus grande humiliation de ta vie, crois-moi, tu n’es pas prêt de l’oublier.

Les moteurs des tondeuses électriques se mirent en marche. Mario et Alain commencèrent le rasage. Jacques et moi, nous tenions les jambes afin de faciliter la tâche à nos deux copains. Aucune partie du corps ne fut épargnée par les tondeuses. Ce spectacle nous excitait. Et plus les poils sautaient et plus les mauvais calembours et les pires saloperies qu’on pouvait dire, fusaient. Le travail à la tondeuse dura environ une demi-heure. Ensuite Jacques et moi nous nous sommes occupés des finitions. Nous l'avons enduit de mousse à raser, puis les rasoirs mécaniques glissèrent sur la peau. Pendant l'opération débroussaillage, ce saligaud de Luc jouit à plusieurs reprises. Il bandait toujours autant.

Lorsqu'il fut entièrement rasé, à l'exception de ses cheveux, Alain enfila un gant de caoutchouc et badigeonna son corps d'un liquide à l'odeur très forte qui tirait d'un gros flacon sur lequel l'étiquette était écrite en Arabe. Jacques demanda à Alain ce que c'était. Il lui répondit que c'était un produit contre la repousse du poil qu'un Arabe employait pour sa femme, car il aimait qu'elle soit toujours douce à cet endroit.

Depuis, nous enculons Luc dès que l’envie nous en prend, et même le chef nous tourne autour.

Après ce travail éprouvant et excitant, nos bites nous démangeaient. Nous commençâmes à nous caresser entre nous, sous l’oeil intrigué de notre victime. Nous baissâmes nos pantalons et nous nous suçâmes. Nos queues étaient dures comme du fer. Lorsque nous fûmes à point, nous détachâmes Luc. Nous le fîmes sucer nos bites à tour de rôle, parfois deux par deux. Enfin, nous lui déchargeâmes dans la bouche. À notre grande surprise, il gardait la bouche grande ouverte. Il avalait tout et fut contraint de nous nettoyer le gland avec la langue. Nous ne voulions pas l'enculer, au cas où il porterait plainte, il n'y aurait pas de trace de viol. Ensuite nous prîmes un verre ensemble en prenant bien soin de le shooter. Puis Mario sortit la camionnette et nous le déposâmes sur un banc en plein Paris.

Le lendemain matin, au boulot, nous étions impatients de voir la gueule de notre sympathique chérubin. Il tarda à arriver. Soudain il apparut dans l'atelier la chemise boutonnée jusqu'en haut, et le visage imberbe.

— Qu'est ce qui t'arrive ? lui demanda le chef abasourdi de voir son petit protégé dans un tel état.

Luc nous lança un regard, rougit, et dit:

— Il y a eut une panne de courant cette nuit chez moi et ce matin pour faire mon café j'ai du allumer un réchaud, les flammes sont montées très haut et m'ont brûlé les poils du menton.

Quel menteur ! Nous n'avions pas dormi de la nuit. Nous étions crevés, mais notre vengeance était accomplie et c’est ce qui comptait le plus pour nous.

Maintenant Luc nous suit partout. Il est devenu notre protégé que l'on encule avec son consentement. Tant pis pour notre chef, il nous tourne de plus en plus autour, il nous complimente à tour de bras, et je suis sûr qu'il aurait envie de se faire sauter par quatre quinquagénaires en rut permanent. Un jour son tour viendra, il nous aime, il nous vénère.

C’est beau d'avoir cinquante ans et de se sentir irrésistible.

Paul, 55 ans.