Vestiaires d'amour

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Numéro 6

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 6
Date de parution originale: Novembre 1985

Date de publication/archivage: 2018-01-09

Auteur: Marc
Titre: Vestiaires d'amour
Rubrique: Tendresse

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Je voudrais faire profiter tous nos amis gays de l’aventure qui m’a fait découvrir ma véritable nature. C’est de ce jour là que j’ai pris conscience de mon homosexualité et que j’ai décidé de m’assumer pleinement. J’avais seize ans et j’avais eu plusieurs flirts avec des filles de mon âge. À chaque fois, j’en ressortais plus ou moins déçu quand je n’étais pas écœuré...

À cette époque, je faisais beaucoup de sport, surtout du football. J’avais remarqué que je ne détestais pas de m’attarder dans les vestiaires pour prendre ma douche. Je me déshabillais et traînais en slip tout en discutant avec les copains. Mes yeux s’attardaient volontiers sur les sexes de ceux qui sortaient des douches. Je réalisais peu à peu que j’en étais excité et que mon membre avait tendance à gonfler. J’avais un camarade qui, sans être vulgaire, plaisantait facilement sur les beaux gosses. Il lui arrivait quelques fois de poser une de ses mains sur mes fesses en me taquinant sans méchanceté : « Tu es sacrément mignon ! » Je dois reconnaître que même si je rougissais un peu, sa main me produisait un effet agréable. Je ne faisais rien pour lui la faire retirer. Je fus troublé de constater le plaisir que je prenais à cette caresse. J’en profitais pour quitter mon slip et rentrer sous la douche. C’est là que je pouvais surprendre le regard de Pascal qui me détaillait avec envie. J’étais imberbe et ne possédais que quelques poils sur le pubis. Je me tournais lentement pour laisser à Pascal et aux autres le loisir d’admirer mes formes.

Il se déshabilla entièrement et caressa mon dos.

Un jour, Pascal s’arrangea pour me demander si je voulais venir passer un moment chez lui. Il était seul, ses parents travaillaient et n’entraient que le soir vers 19 heures. Nous avions plus de trois heures devant nous. En posant sa question, il avait souri et enveloppé mes épaules de son grand bras. Il était plus grand que moi et plus fort. J’acceptais et il m’embarqua sur sa mob.

Il possédait sa chambre qu’il avait décorée de posters représentant des athlètes et des joueurs de foot. Aucune fille ? Il me fit installer sur le bord de son lit et mit de la musique en sourdine. Assis à côté de moi, il semblait nerveux, impatient. Nous parlions de choses sans importance. Je m’allongeais sur le lit, les yeux fixés au plafond. Il posa sa main sur ma cuisse, et voyant que je ne réagissais pas, il la remonta jusqu’à mon sexe qui s’était mis à gonfler. Il se caressait et se mit à dégrafer la fermeture-éclair. Lentement, il entreprit de me dénuder. Je me laissais faire, l’aidant parfois pour lui faciliter les choses.

Il commença par m’embrasser sur tout le corps. Il s’attardait sur mon ventre puis ses lèvres se saisirent de ma verge qu’il fit pénétrer jusqu’au fond de sa gorge. Lentement, associant ses lèvres et sa langue, il me masturbait délicieusement. Je sentais le plaisir envahir tout mon corps. Il sentit ma jouissance arriver. Il cessa aussitôt et me retourna sur le ventre. Il se déshabilla entièrement et commença à caresser mon dos, mes reins et ses lèvres embrassèrent fougueusement les rondeurs de mes fesses. Ses mains écartèrent mes cuisses et sa langue vint lécher les muscles de mon anus. C’était atrocement bon ! Il humecta mon orifice qu'un de ses doigts vint masser en s’introduisant à l’intérieur.

S’étant placé derrière moi, il me souleva de ses bras puissants, le postérieur et humecta abondamment l’orifice de mon cul. Il glissa sous mon ventre un gros oreiller et plaça ses genoux entre les miens. Il présenta son membre au bord de mon anus et tenta de pénétrer par une forte pression mais sans à coup. J'avais un peu mal, cependant j’éprouvais un besoin d'introduction que je ne saurai expliquer. Au moment où je commençais à me détendre, sa verge pénétra lentement mais sans s’arrêter jusqu’au fond de mon tuyau anal dont elle prit possession.

Je ressentis une douleur qui, en s’atténuant, faisait place à un bien-être grandissant. Pascal s’immobilisa un moment, me serrant dans ses bras tout en écartant mes fesses pour s’enfoncer le plus possible en moi. Ses lèvres parcouraient ma nuque et mes épaules, les couvrant de baisers. Il s’inquiéta si j’avais mal. Lui ayant fait comprendre que non, il commença à se masturber en moi. Doucement au début, il accéléra le rythme progressivement. Il glissa sa main et prit mon membre pour le caresser et l'agiter le plus qu’il pouvait. C’est alors que je ressentis un immense plaisir m’envahir l’anus et le ventre. C'était quelque chose d’irréel, de sublime et je ne tardais pas à jouir dans un spasme qui faillit me faire perdre connaissance. Encore à demi-inconscient, je sentis Pascal s’éclater en moi. Il ne put retenir de râler en me mordillant la nuque. Nous sommes restés longtemps l’un dans l’autre, goûtant pleinement notre bonheur dans un plaisir nouvellement découvert.

Souvent nous avons renouvelé ensemble ces moments de joie. Nous étions heureux, jusqu’au jour où Pascal a trouvé la mort dans un accident de moto. Il venait d'avoir vingt-ans. Ce fut pour moi un chagrin immense...

Marc, 48 ans.