Voyage de nuit sur l'autoroute 20


Voyage de nuit sur l'autoroute 20
Texte paru le 2005-12-22 par J.G. Côté   Drapeau-qc.svg
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© 2005 — Tous droits réservés par J.G. Côté.


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  • Vol. 4, no. 1
  • Date : Mars-Avril 1997
  • Rubrique : Fiction Érection

Comme à toutes les semaines, depuis des mois, j'étais dans l'autobus effectuant le trajet Montréal-Québec, sur l'autoroute 20. À chaque dimanche soir, c'était l'aller et le retour se faisait en fin de journée le vendredi. Le dimanche, je préférais partir tard vers minuit car c'était alors plus tranquille. Les passagers, beaucoup moins nombreux à cette heure tardive, s'endormaient peu après le départ et rapidement le calme s'installait.

Cela me permettait enfin de relaxer plus facilement et de sommeiller un brin. Je n'aime pas tellement voyager par autobus, mais je n'avais pas le choix que d'utiliser ce moyen de transport. Au départ du terminus, à Montréal, une dizaine de personnes étaient montées et, comme attirées par un aimant, s'étaient toutes regroupées dans les premières rangées, non loin du conducteur.

Ce dimanche-là, comme à l'accoutumée, je pris place dans l'avant-dernier banc, devant le grand banc du fond, tout à côté des toilettes. C'était le meilleur endroit pour rester seul. Je désirais réfléchir un peu sur le travail qui m'attendait, préparer mes activités de la semaine qui promettaient, encore une fois, d'être fertile en rebondissements.

J'étais secrétaire d'un groupe de travail dont le mandat était d'évaluer le système complexe des subventions gouvernementales. Après un défrichage assez fastidieux de quelques mois, le groupe en était à la période des consultations. C'était une tâche exigeante, intense qui demandait beaucoup d'attention et de doigté, mais qui, somme toute, s'avérait une expérience enrichissante et qui me permettait de sortir de la routine du ministère où je travaillais. J'ai toujours détesté la routine et chaque occasion qui s'offrait à moi pour m'en éloigner était la bienvenue.

À Longueuil, trois ou quatre autres passagers montèrent et prirent place aussi à l'avant. Un garçon d'environ vingt-cinq ans s'amena et se dirigea immédiatement vers moi et s'assit à mes côtés, ce qui ne faisait pas tellement mon affaire car beaucoup de bancs étaient encore inoccupés en avant du mien.

Je montrai mon agacement de façon non équivoque, car j'avais l'intention de m'étendre et de dormir un peu, ce qui ne sembla pas le déranger du tout. Au contraire. Il s'assit à côté de moi, se tourna et me fit un beau sourire presque désarmant. Je me dis qu'après tout avoir de la compagnie ne serait peut-être pas si désagréable que cela.

Il engagea très vite la conversation. Il avait passé la fin de semaine à Montréal chez des amis et retournait à Québec où il étudiait en relations industrielles à l'Université Laval. C'était un assez joli garçon, au visage presqu'adolescent, de grandeur moyenne, un peu grassouillet, mais fort attirant. Au début, je portai peu d'attention à ses dires mais peu à peu j'embarquai dans le jeu de la confidence et une demi-heure plus tard, nous jasions comme si nous avions été des connaissances de longue date.

Les lumières étaient maintenant presque éteintes. Le calme régnait dans l'autobus. Seuls quelques passagers avaient daigné se rendre aux toilettes. Certains sommeillaient, d'autres ronflaient. Je lui demandai ce qu'il avait fait à Montréal pendant son séjour. Il me regarda droit dans les yeux et me dit comme s'il me tendait une perche:

— Je suis allé faire la tournée des bars du village gai avec mes amis.

— Est-ce que c'était intéressant au moins?

— Plus qu'intéressant. J'ai rencontré des gars trippants et j'ai eu quelques bonnes baises.

J'essayai de ne pas trop montrer mes sentiments car il commençait à m'intéresser.

Au bout d'un moment, il m'annonça qu'il allait peut-être dormir un peu. Il s'étira et s'installa confortablement. Je fis de même. J'avais les yeux mi-clos et je le surveillais discrètement, calé dans mon fauteuil. Il ferma les yeux, esquissa un bâillement et plaça ses deux mains sur son entre-jambes qu'il commença à masser de plus en plus vigoureusement. Je vis, du coin de l'oeil, que son sexe prenait des proportions intéressantes mais je ne bougeai pas.

Il pencha sa tête qui tomba sur mon épaule, comme par miracle. Il se tourna vers moi, se rapprocha un peu plus et s'installa confortablement. Je sentais l'excitation grandir. Nous étions tout près l'un de l'autre. Sa main gauche saisit ma main droite et il la referma sur son sexe qui semblait avoir atteint une dimension respectable. J'ouvris les yeux, lui souris et augmentai la pression avec mes doigts. Je descendis doucement sa fermeture éclair et sortis sa queue. Je me déplaçai et m'agenouillai entre ses jambes pour le sucer en ayant bien pris soin de vérifier si quelqu'un, et le conducteur en particulier, pouvait voir quelque chose. Pas de problème. C'était toujours aussi calme.

Plus il se tortillait de plaisir, plus j'augmentais la succion. Je lui fis signe de ne pas gémir, ni de faire trop de bruit car l'endroit n'était pas des plus sécuritaires. Il hocha la tête m'indiquant qu'il avait compris. Il murmura: «Si tu continues comme ça, je vais te venir dans la bouche.» Je lui répondis de ne pas se gêner et de se laisser aller car j'aimais avaler le sperme.

J'y allais maintenant à fond de train. Je lui léchais les testicules et la queue, qu'il avait très appétissante. Je la plongeais jusqu'au fond de ma bouche et j'exerçais sur sa base une pression de plus en plus forte jusqu'à ce qu'il crie presque: «Je viens, je viens.» Je lui fis signe de baisser le ton...

Je sentis sa queue rapidement se gonfler et tressaillir. Elle laissa partir quelques bonnes giclées de sperme chaud qui me remplirent aussitôt la bouche. Je n'en laissai pas perdre une seule goutte... C'était maintenant à mon tour. Moi aussi j'avais envie d'éjaculer car baiser dans un autobus, à la sauvette, en prenant tellement de risques, me procurait une sensation d'excitation toute nouvelle. C'était la première fois que cela m'arrivait.

Je me rassis dans le fauteuil et je descendis moi aussi ma fermeture éclair. Il se pencha vers mon pénis qu'il engouffra le plus simplement du monde. Il suçait fort bien. Tellement bien que je ne fus pas long à projeter dans sa bouche mon sperme qu'il avala lui aussi tout aussi facilement que je l'avais fait. Il s'essuya la bouche et il me dit:

— C'était bon. Maintenant, je voudrais t'enculer.

— Voyons donc, ça n'a pas de bon sens. Dans un autobus? N'importe qui pourrait arriver et nous prendre sur le fait. On aurait l'air fin.

— I1 n'y a pas de danger. Tout le monde dort et le conducteur est bien trop occupé à regarder la route pour s'occuper de nous. Tu vas voir, je peux faire ça discrètement et ça ne paraîtra pas.

— Bon d'accord. Mais si tu entends du bruit ou si quelqu'un se lève pour venir aux toilettes, tu t'arrêtes aussi vite, hein?

Je descendis mes pantalons et je m'accroupis par terre, le cul en l'air, face au mur, entre le siège de mon fauteuil et le dossier de celui d'en avant. Tout en restant assis à sa place, il mouilla mon cul avec sa salive et humecta ensuite les doigts de sa main droite dans sa bouche. Il tâta mon anus avec un doigt qu'il entra facilement puis un deuxième doigt qui trouva tout aussi facilement son chemin. J'avais un cul très facile à pénétrer, étant un habitué dans ce domaine. Il commença à se masturber et en peu de temps sa queue revint à des dimensions satisfaisantes pour passer à l'action.

Tout en étant dissimulé par les fauteuils devant nous, il se plaça derrière moi et tenta de me pénétrer. Le tangage et les soubresauts de l'autobus rendaient la chose difficile. Il n'arrivait pas à se placer convenablement et l'espace était tellement réduit qu'il aurait fallu être un acrobate pour y parvenir. Il reprit sa place et me suggéra de m'asseoir sur sa queue. Ce que je fis avec empressement.

Je le chevauchais avec vigueur. Il poussait sa queue de plus en plus profondément. Quand il fut entré complètement, il amorça de légers mouvements du bassin qui accentuèrent la pression de son pénis dans mon cul. Il continua comme cela pendant de longues minutes. C'était toujours aussi tranquille dans l'autobus. Nous avions toute la latitude d'aller jusqu'au bout de notre expérience.

Son souffle devenait plus court. Il respirait très fort ce qui me faisait craindre le pire. La sueur perlait sur son front. Il accélérait ses mouvements du bassin et poussait de plus en plus. Je sentis que tout son corps se cabrait. Il était sur le point de décharger. Nous étions tellement occupés par la baise que nous n'avons ni vu ni entendu qu'un passager s'était levé et s'était dirigé vers les toilettes. Au moment où sa queue explosait et m'inondait, nous entendîmes, tout à côté de nous, un «ahum» significatif.

Nous avons levé les yeux presqu'en même temps. Un grand gars d'environ six pieds, pas mal séduisant, était debout dans l'allée, accoudé à la porte des toilettes et nous jetait des regards d'envie en se frottant le sexe. Nous étions pris sur le fait dans une position non équivoque et plutôt embarrassante. Le grand gars se pencha et nous dit: «Ça m'intéresserait de participer moi aussi. Mais trois dans cet espace, ça serait trop serré. Venez sur le banc arrière.»

Nous nous sommes regardés. Nous n'avions pas tellement le choix. Il nous aurait peut-être dénoncé au conducteur et j'imagine la réaction de celui-ci et celle des autres passagers quand ils auraient appris la chose. Nous nous sommes déplacés en arrière et nous nous sommes assis tous les trois.

Nous nous masturbions tous les trois. En peu de temps, chaque queue atteignit une érection suffisamment intéressante pour que nous nous lancions dans une session de suçage intensif. Notre nouveau compagnon de baise était bien plus membré que nous et paraissait encore plus excité que nous l'étions. Il ne fut pas long à éjaculer en poussant quelques gémissements qui nous firent appréhender les réactions des autres passagers. Quant à nous, l'éjaculation fut un peu plus difficile compte tenu de notre première expérience assez récente.

Il recommença à se masturber et sa queue reprit son érection. Il nous demanda de nous présenter chacun le cul parce qu'il voulait nous enculer à tour de rôle. Il y arriva. Non sans peine, car pour une baise à trois l'espace était limité. Cette fois, c'est mon compagnon qui reçut la décharge plein le cul et, dégoulinant, il alla aux toilettes pour s'essuyer. Nous avons, par la suite, repris nos places et notre compagnon s'assit sur le banc à côté de nous, de l'autre côté de l'allée. Nous avons engagé une longue conversation qui s'est prolongée jusqu'à notre arrivée à Sainte-Foy où ils descendirent tous deux en se promettant mutuellement de remettre ça à un moment donné.

Je continuai jusqu'au centre-ville de Québec, un peu fatigué de mon voyage mais content de cette expérience nouvelle pour entreprendre ma longue semaine de travail qui s'annonçait sous de bons auspices.

Je repense parfois à cette aventure qui, avec le recul du temps, peut sembler irréelle, sinon fantaisiste. Je me dis qu'il fallait être drôlement culotté pour faire une telle chose et prendre de tels risques. Mais quand on aime baiser comme j'aime, le cul a ses raisons que la raison ignore.