Échanges nordiques (06)


Échanges nordiques (06)
Texte paru le 2018-11-07 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Template-Books.pngSérie : Échanges nordiques


Le lendemain matin, le jeudi, on nous apprit que la télévision finlandaise publique allait faire un reportage sur l’échange scolaire. La même équipe se rendrait en France lors du séjour des Finlandais. Le journaliste voulait prendre deux personnes, une française et une finlandaise, comme fil conducteur. Tout le monde était maintenant au courant de notre idylle et le professeur proposa de nous choisir. Je fus tout d’abord réticent, j’avais peur que ma famille découvrît la vidéo sur Internet, puis je me dis que cela pourrait m’éviter un coming out. Je finis par accepter.

Le journaliste nous demanda d’avoir un entretien avec lui et le cadreur en privé. Nous sortîmes de la classe et allâmes prendre un café à la cafétéria du lycée.

— Je m’appelle Pasi et le cadreur Tapio, nous dit le journaliste.

Ils avaient une trentaine d’années. Nous nous présentâmes. Pasi continua :

— Nous allons vous suivre pendant toute une journée, en commençant par l’école ce matin. Nous alternerons des plans généraux et des gros plans sur vous deux. Ensuite, vous avez la visite du musée consacré à l’architecte Alvar Aalto cet après-midi. Et puis le retour à l’auberge. Qu’est-ce que vous faites d’habitude à cette heure-là, avant le dîner ?

— Il y a d’abord le sauna, répondit Eino, et une séance de masturbation collective dans la chambre. Hier nous n’avons pas participé, nous étions trop fatigués, nous avions passé la journée dans la nature, dans une cabane.

— Très bien, cela fera d’excellentes images. Les jeunes hommes nus plaisent toujours aux mamies qui sont bientôt les seules à regarder nos programmes.

— Nous filmer nus ? intervins-je. Pour passer à la télévision ?

— Cela ne pose aucun problème, fit Tapio. On ne montrera pas vos bites de trop près, et, pour les branlettes, on coupera les érections et les éjacs au montage.

— Vous resterez pour filmer pendant qu’on se branle ? demandai-je, inquiet.

— Cela ne me dérange pas. Je me suis branlé avant toi, je sais ce que c’est. On filme beaucoup, et après le reportage ne dure que deux minutes. Je vous enverrai le reste en privé, cela vous fera un souvenir.

— C’est une bonne idée, dit Eino. Vous nous promettez de ne pas exploiter ces vidéos et ne pas les charger sur un site porno ?

— Je tiens à mon job, dit Pasi. Nous sommes sérieux. On filmera ensuite le dîner, la soirée, le coucher et le lever, la douche matinale. Nous dormons aussi à l’auberge, on nous a dit qu’il y a deux lits libres dans votre chambre. Tu dois avoir deviné que nous sommes aussi gays, ce sera une joie pour nous de faire ce reportage et de partager votre intimité.

— Et les triques matinales, vous les filmez aussi, je suppose.

— Je ne parle pas français, dit Tapio en riant, mais je devine ce que c’est. Je filme tout ce que tu veux.

— Il faudra demander à nos compagnons de chambre s’ils sont aussi d’accord, fit remarquer Eino.

— Je te laisse leur expliquer, dit Pasi. Nous ne filmons jamais quelqu’un sans son contentement. Et demain nous pourrions retourner dans la cabane pour faire quelques prises de vue, si vous êtes d’accord.

— Excellente idée, dit mon ami, vous n’oublierez pas vos raquettes, il n’y a pas de route à proximité.

Le cadreur était très discret et nous oubliâmes sa présence. Je fus cependant gêné lorsque le journaliste m’interviewa au musée, j’étais assis sur une chaise inconfortable de l’architecte, je bafouillai quelques vagues réponses. Ma carrière cinématographique commençait plutôt mal, j’espérais être plus à la hauteur dans la full frontal nudity.

De retour à l’auberge, nous nous rendîmes au sauna. Il était en contrebas, sur la rive d’une petite rivière où l’on pouvait se baigner. Il était évidemment en bois, avait la forme d’un cube, une des parois était entièrement vitrée et donnait sur une petite terrasse.

Il y avait peu de monde, mes camarades avaient eu peur d’être filmés à poil. Seuls Maxime et Quentin nous avaient accompagnés. Nous avions passé une serviette blanche autour de la taille. Le cadreur nous fit répéter l’arrivée deux fois, malgré le froid. Nous entrâmes ensuite dans le sauna et nous nous couchâmes nus sur la serviette. Tapio filma depuis l’extérieur à travers la vitre. Nous devions ensuite ressortir et descendre une échelle pour aller dans l’eau, Quentin hésita :

— Le froid va nous rapetisser la bite, ce n’est pas une bonne publicité pour les mâles français.

— Attends, je vais te réchauffer avant, fit Maxime tout en frottant le pénis de son ami.

Eino fit de même avec le mien. Nous étions plus présentables lorsque le cadreur nous filma, il s’intéressa plus à l’expression de notre visage lors du contact avec l’eau glaciale qu’à l’état de notre entrejambe. Nous ne nous baignâmes pas longtemps, nous nous séchâmes rapidement avant de courir nous réchauffer à l’intérieur de l’auberge. Nous montâmes directement dans notre chambre. Mika était agenouillé devant Esa, debout, et le suçait. Il n’interrompit pas ses caresses à notre arrivée. Nous refermâmes la porte immédiatement afin que personne ne les visse.

— Ah bon ? dit Quentin. C’est nouveau. Alors, tout est permis aujourd’hui ?

— Ne bavardons pas trop, répondit Maxime. Nous n’avons pas beaucoup de temps avant le dîner.

Maxime s’agenouilla et prit également la bite de Quentin dans sa bouche. Je regardai Eino, l’ai interrogatif. Celui-ci n’hésita pas longtemps, il ôta ma serviette et commença une fellation. Le journaliste et le cadreur partirent au fond de la chambre afin d’avoir du recul pour filmer, ils installèrent la caméra sur un trépied, puis se déshabillèrent et nous imitèrent. Je fus rassuré, s’ils étaient aussi sur la vidéo, ils ne la publieraient pas.

Eino suçait bien, malgré son peu d’expérience. Et le faire en compagnie de trois autres couples décuplait mon excitation. Il me sembla n’avoir jamais été aussi dur. J’essayai de me retenir pour ne pas jouir trop vite, mais Eino ne me laissa aucun répit. Il dégagea mon gland de sa bouche avant le point de non-retour et mon sperme lui inonda le visage.

Je ne regardai pas où en étaient les autres. Je m’agenouillai, Eino se releva. Je n’engloutis pas tout de suite sa bite dressée et frémissante, je la léchai sur toute la longueur, m’amusant avec le prépuce, m’attardant également sur les couilles. Je regardai les veinules bleues sous sa peau diaphane. Elles étaient peu apparentes, à part la veine dorsale, comparées à celles des photos que je collectionnais. Je vis son raphé médian que je n’avais pas encore remarqué. Après ces observations fort instructives, je gobai son gland qui luisait déjà, et le reste.

Mes va-et-vient furent lents, je guettais les réactions de mon ami qui accompagnait mes mouvements en gémissant. Il me caressait les cheveux. Je sentis à la base de son pénis qu’il était prêt, je le laissai éjaculer sur mon visage. Je me relevai et nous échangeâmes un long baiser. Les autres avaient aussi terminé leur petite affaire.

Il y avait un lavabo dans la chambre. Nous fîmes tous un brin de toilette, je me lavai le visage et la queue. Esa demanda s’il pouvait pisser afin de gagner du temps car nous étions presque en retard pour le repas. Nous rîmes et acquiesçâmes. Il ne se décalotta pas avant de se soulager, je regardai le jet d’urine sortir de son long prépuce qui me fascinait.

— Tu es bien curieux, me dit le Finlandais en riant.

— Excuse-moi, dis-je, je t’ai maté sans réfléchir.

— Ça ne me dérange pas, à toi.

Je me sentis obligé de pisser également, et presque tous les autres nous imitèrent. Je commençais à apprécier cette promiscuité sans aucun complexe, j’avais même oublié que la caméra filmait toujours. Je ne devais plus avoir de gêne avec mon corps, même s’il n’était pas parfait. Je me demandai ce qui adviendrait de cette liberté une fois rentré chez moi. Oserais-je me montrer nu devant mes sœurs ou allais-je garder mes anciennes habitudes pudiques ?

La soirée fut agréable, les Finlandais qui jouaient d’un instrument de musique ou qui chantaient firent un concert. Elle se termina très tard et nous étions trop fatigués pour nous donner du plaisir avant de nous coucher.

Le vendredi matin, Eino et moi retournâmes à la cabane en voiture avec le journaliste et le cadreur. Nous utilisâmes les raquettes à neige pour quelques centaines de mètres. Une fois sur place, Eino alluma le poêle. Pasi demanda :

— Vous avez fait quoi la dernière fois que vous êtes venus ici ?

— Devine, répondit Eino en riant.

— Vous avez baisé.

— Évidemment, tu voudrais filmer ?

— Je ne veux pas tourner un film porno avec vous, j’aimerais cependant le suggérer. Je n’ai pas de cabane et je trouve génial de le faire dans cette ambiance, avec le froid, la neige, et aussi un peu de soleil.

— Et le reportage sera disponible sur Internet ? demandai-je

— Oui, pourquoi ?

— Ma famille ne sait pas que je suis gay, mais cela ne me dérangerait pas qu’ils le découvrent ainsi.

— Alors faites comme si nous n’étions pas là.

À ce moment-là, Väinämö arriva.

— Bonjour, dit-il. Il y a la télévision ?

— Oui, répondit Eino.

Il présenta rapidement le nouvel arrivant au journaliste, celui-ci eut l’air intéressé.

— Tu vis vraiment toute l’année dans le bois ? demanda-t-il à Väinämö.

— Oui, vous voulez voir ma cabane ?

— Pourquoi pas ? Cela pourrait faire un autre sujet de reportage. On pourrait passer tout-à-l’heure et laisser les jeunes un moment seuls. Mais on doit d’abord filmer.

— Je peux rester pendant que vous filmez ?

— Je ne sais pas, Eino, qu’en penses-tu ?

— Pas de souci, répondit mon ami. Il a déjà vu ma bite.

— Bien, dit le journaliste, je propose de commencer par le déshabillage, puis vous pourriez sortir sur la terrasse, ce plan passera à la fin au montage, et ensuite vous commencerez à faire l’amour, après nous partirons sur la pointe des pieds, d’accord ?

— D’accord, dis-je.

C’était assez incroyable ce que je vivais, moi qui étais d’habitude si pudique. Je me déshabillais devant une caméra, sans gêne aucune, ou plutôt nous nous déshabillions mutuellement, tout en nous caressant et nous embrassant. Une fois nus, nous dûmes arrêter pour sortir dans le froid glacial, permettant à nos bites de retrouver une taille autorisée aux moins de 18 ans. Les trois hommes s’éloignèrent de la cabane pour donner l’impression que nous étions seuls dans la nature.

Nous reprîmes ensuite nos câlins, tout d’abord debout, puis sur le lit. Le cadreur quitta discrètement la cabane et ferma la porte. Nous pûmes alors faire de nouvelles découvertes. Eino me demanda de me coucher sur le dos, il voulait me voir pendant qu’il me pénétrait. Je le laissai faire, il releva mes genoux sur ma poitrine et enfonça profondément son membre dans mon corps, ses mouvements étaient lents et amples, il tint très longtemps avant de jouir dans mon rectum. J’eus un orgasme en même temps que lui.

Eino se coucha ensuite sur moi.

— Tu as aimé ? me demanda-t-il.

— C’était parfait, je me demande où tu as appris tout ça ?

— Je t’assure que je n’ai pas suivi de cours, nous n’en avons pas à l’école. Et tu es mon premier amant.

— Je te crois, je plaisantais.

Je lui faisais confiance, et puis, même s’il me mentait et qu’il avait déjà eu des rapports avec un autre, ça m’était bien égal. Je continuai :

— Déjà le dernier jour.

— Hélas.

— La séparation va être difficile demain matin.

— Je le redoutais, mais je pense que c’est mieux ainsi. Nous devons aussi penser à nos études. Et je viens te trouver à la fin de l’année.

— Oui, on ne devra pas attendre trop longtemps.

Nous n’eûmes pas le temps pour un deuxième service, le journaliste et le cadreur voulaient nous inviter à déjeuner pour nous remercier de notre collaboration. Nous les rejoignîmes vers la voiture et retournâmes à Jyväskylä. Pasi demanda :

— C’était bien ce moment d’intimité ?

— Oui, dis-je, pour une fois qu’on était seuls. Et vous avec Väi… ?

— Väinämö. Intéressant, il nous a parlé de son amitié avec Eino. Cela pourrait faire pleurer dans les chaumières.

— Il y aura moins d’audience que nous, fis-je remarquer. Il est moins photogénique.

— Pour l’audimat je ne sais pas si c’était bien de vous choisir, fit Tapio. Beaucoup de téléspectateurs et trices auraient préféré une jeune Française tombant amoureuse d’un prince charmant finlandais. Et n’oublie pas que nous ne faisons qu’un reportage de quelques minutes pour le journal télévisé. Tu ne vas devenir une vedette en Finlande.

— Je crains de le devenir en France, dis-je, lorsque tout le lycée aura vu la vidéo et saura que je suis un pédé.

— Assume ton homosexualité, c’est le meilleur moyen de faire progresser la cause des LGBT.

— Tu serais d’accord de faire un reportage avec Väinämö ? demanda Pasi à Eino.

— Je ne sais pas. Non, je pense que c’est trop intime.

— Je te laisse réfléchir. Je te laisserai ma carte si tu changes d’avis.

Nous arrivâmes au restaurant PÖLLÖWAARI. Eino fut surpris :

— Ça alors, je comprends pourquoi la redevance télé est si chère.

— Ce ne sera pas sur nos notes de frais, dit Pasi, c’est nous qui vous offrons.

— Mais pourquoi ?

— Pour vous remercier de nous avoir accueillis dans votre chambre la nuit passée et offert la jeunesse et la beauté de vos corps.

— Vous n’êtes pas si vieux que ça, dis-je en riant.

— Détrompe-toi, la jeunesse passe vite.

Le repas comporta six plats et fut excellent. Je regrettai une fois de plus que le séjour se terminât déjà. Nous retournâmes à l’auberge et prîmes congé de Pasi et Tapio. Nous étions seuls, les autres n’étaient pas encore rentrés. Ce n’est pas nécessaire de vous expliquer comment se termina l’après-midi. Juste un moment de gêne lorsque nos camarades entrèrent dans la chambre alors que nous expérimentions une nouvelle position. Ils nous dirent de ne pas arrêter et ils nous imitèrent sans perdre de temps.

Le dernier dîner ressembla au premier : un grand buffet. La différence était que les familles étaient aussi invitées et avaient apporté la nourriture en quantité, en majorité des aliments « fait maison », ainsi que les boissons alcoolisées. L’ambiance fut très festive et le repas se prolongea très tard. Nous allâmes nous coucher vers deux heures du matin et nous eûmes encore l’envie de partager un dernier instant de plaisir entre Français et Finlandais, assis en tailleur, en cercle, et serrés les uns contre les autres. Nous nous levâmes pour éjaculer.

Le réveil, à cinq heures, fut très pénible et nous ressemblions à des zombies sous la douche. Le car nous attendait à huit heures pour nous transférer à l’aéroport d’Helsinki. Après avoir salué tous les Finlandais, en particulier nos compagnons de chambre pour qui nous n’avions plus de secrets, les adieux avec Eino furent très sobres, un long baiser échangé sans rien nous dire, sans nous soucier du regard des autres.