Échanges nordiques (07)


Échanges nordiques (07)
Texte paru le 2018-11-11 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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Jusqu’à présent, je pouvais vous raconter n’importe quoi puisque je pense que peu de mes lecteurs sont déjà allés en Finlande. Avec le retour en France, ce sera différent. N’hésitez pas à me signaler si je fais des erreurs. Il faut cependant tenir compte que j’ai 40 ans de plus que mes héros et que je ne pourrais jamais me mettre entièrement à leur place. Mon récit restera intemporel. Quelqu’un m’a dit qu’on remarquait mon âge en lisant mes récits, en particulier par le choix de certains mots qui ne sont plus beaucoup utilisés de nos jours, et je pense qu’il avait raison. D’autre part, un récit parle toujours du destin de quelques êtres humains uniques parmi plusieurs milliards, et n’est pas forcément représentatif du mode de vie de la majorité de la population.

Étaient-ce vraiment des adieux, puisque nous pouvions communiquer quelques minutes plus tard avec nos smartphones ? La communication ne fut cependant pas très intense ce jour-là car je dormis pendant tout le trajet en car, puis dans l’avion. Eino se reposa aussi une fois rentré chez lui.

Nous atterrîmes à 17h30 à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, après avoir changé à Paris-Charles de Gaulle. Je pris congé de Quentin et Maxime en attendant mes bagages. J’étais un peu jaloux, eux allaient pouvoir baiser tout de suite alors que je retrouverais mes branlettes quotidiennes et solitaires, plus tout à fait solitaires, Eino m’avait cependant averti qu’il n’aurait pas le temps de le faire avec moi tous les jours.

Je me demandais qui viendrait me chercher à l’aéroport, et j’eus l’heureuse surprise de constater que toute ma famille s’était déplacée : mon père Alain, ma mère Jennifer, mes sœurs, Océane, l’aînée, et Anaïs, la cadette. Cela me fit chaud au cœur, ils s’étaient peut-être même ennuyés de moi. Je les embrassai. Mon père nous dit qu’il nous invitait pour le dîner dans un Grill car il pensait que je n’avais pas eu beaucoup à manger en Finlande. Ce n’était pas exact, avec le menu gastronomique et le buffet du vendredi, je devais avoir pris un kilo ou deux. Je n’avais cependant jamais mangé de steak et je fus heureux de son choix. Il y avait bien longtemps que nous n’avions plus mangé en famille au resto, il faut dire que nous avions un excellent cuisinier au château.

Je commandai une côte de bœuf avec des frites, même mes sœurs et ma mère renoncèrent à leurs sempiternelles grandes salades. Mon père commanda une bouteille de vin rouge, ce n’était pas du sien pour une fois. Je racontai le séjour pendant le repas, tout en omettant toute allusion à Eino et aux activités naturistes. Avant le dessert, Océane me posa la question :

— Tu nous avais parlé de binômes avec les lycéens, cela s’est fait ?

— Oui, répondis-je. Ils ont tiré au sort.

— Et tu étais avec une fille ?

— Euh, non, avec un garçon : Einojuhani, je l’appelais Eino car c’est imprononçable.

— Il était beau ? me demanda Anaïs.

— Tu sais, je ne peux pas juger de la beauté d’un garçon.

— Tu as fait des photos ?

— Oui.

— Tu nous les montres ? On te donnera notre avis d’expertes.

Je réalisai que je n’avais même pas fait de photo d’Eino habillé.

— Je dois vous prévenir, fis-je. En Finlande ils vont au sauna nus. Ils sont moins pudiques qu’en France.

— Tu t’es aussi déshabillé en sa présence ? demanda Océane.

— Euh, oui. Cela commençait le matin avec la douche collective.

— Toi ? Qui es d’habitude si pudique et qui ne nous montres jamais ta teub ?

— Océane, intervint la mère. Ton frère fait comme il veut, il n'a jamais eu l’habitude de se monter nu depuis que vous étiez petites. Il n’a pas à s’exhiber devant toi.

— Ce n’est pas de l’exhibition, maman, dis-je. C’est très naturel chez eux, entre enfants et parents, entre amis, dans la nature, partout. Tout ça pour vous dire que j’ai dormi nu avec Eino lorsque je suis resté chez lui pendant la tempête. Et que c’est ce jour-là que je l’ai photographié.

— Montre-nous, insista Océane.

Je sortis mon iPhone et choisis une photo où Eino était en pied. Je la montrai à mes sœurs qui étaient de chaque côté de moi. Mes parents étaient en face.

— Il est beau, dit Océane, c’est comme cela que je me représentais les nordiques.

— Ouais, ajouta Anaïs, je trouve cependant qu’il a un petit zizi.

Tout le monde rit, ma mère fit ensuite une remarque :

— Anaïs, tous les hommes ne sont pas des acteurs de films porno.

— Tu en as d’autres ? me demanda Anaïs.

Sans attendre ma réponse, elle me prit mon téléphone des mains et fit rapidement défiler les photos avec son doigt. L’avant-dernière était un gros plan sur le sexe de mon ami et, sur la dernière, il était en érection. Anaïs resta bouche bée, j’en profitai pour reprendre mon iPhone et le cacher dans ma poche.

— Qu’est-ce qu’il y a ? demanda mon père.

Le serveur apporta les desserts à ce moment-là, des coupes liégeoises, et ma sœur ne répondit pas, heureusement. Je poussai un soupir de soulagement.

Après le dessert, je changeai de conversation en parlant de la beauté des paysages, sans préciser que j’étais seul dans la nature avec Eino. Nous bûmes le café accompagné d’un Cognac. L’alcool m’avait détendu et j’osai me jeter à l’eau :

— J’aurais quelque chose à vous demander.

— Nous t’écoutons, dit mon père.

— Voilà, tu sais que je fais partie du comité d’organisation parce que les repas d’accueil et de départ se dérouleront dans la cave de notre château.

— Oui, tu nous l’as dit.

— Les Finlandais ont décidé d’envoyer un lycéen pour faire des repérages pendant les vacances de fin d’année. J’ai proposé de l’accueillir chez nous afin qu’il ne doive pas payer l’hôtel.

— Daniel, dit mon père, tu auras 18 ans à la fin de l’année, tu seras majeur. Il est temps pour toi de prendre des responsabilités. Ce n’est plus nécessaire de nous demander la permission pour des choses si peu importantes, comme celle-ci. Tu sais bien que le château est immense et nous coûte une fortune pour le chauffer en hiver, nous avons assez de place pour accueillir qui tu voudras, même d’autres Finlandais lors de l’échange s’il n’y a pas assez de familles d’accueil.

— Merci, papa. Il faudra aussi l’inviter au réveillon de la Saint-Sylvestre.

— Ne t’inquiète pas, dit ma mère, il y a toujours assez à manger, et surtout à boire…

Nous invitions d’habitude tous nos amis pour une grande fête dans la cave. J’étais rassuré.

— Il ne s’appellerait pas Eino ton repéreur, par hasard ? demanda Océane avec un sourire narquois.

Je rougis et ne répondis pas.

— Et fais venir d’autres Finlandais chez nous lors de l’échange, dit Anaïs, nous nous occuperons d’eux pour te laisser avec ton… avec ton binôme.

Le soir, vers 22 heures, j’avais commencé à me déshabiller pour me coucher et j’étais en boxer lorsque mes sœurs entrèrent dans ma chambre sans frapper. Nos chambres étaient situées dans les combles, étaient plutôt petites, mais nous avions au moins chacun la nôtre et étions tranquilles, nos parents ne montaient jamais. Nous avions également une salle de bain, malheureusement occupée en permanence par mes sœurs le matin. Je descendais souvent me doucher dans l’aile du château où les vendangeurs séjournaient, en mettant toujours un peignoir de bain.

— Oh, excuse-moi, dit Océane, nous reviendrons plus tard.

— Pas de souci, vous êtes les bienvenues, mais vous auriez pu frapper avant d’entrer.

— Tu n’avais pas mis l’écriteau « Ne pas déranger ».

— Je n’ai pas envie de me branler ce soir, je suis trop fatigué.

— Tu mets l’écriteau quand tu te branles ? s’étonna Anaïs.

— Nous savons bien qu’il se branle, rétorqua Océane, ce qui m’étonne surtout c’est qu’il en parle. Ce séjour t’a vraiment changé, Daniel, tu es devenu beaucoup plus sûr de toi.

Pour confirmer les dires de ma sœur, je baissai mon boxer devant elles et passai mon peignoir. Il ne faisait pas très chaud et je supposais que la conversation serait longue.

— Attends une minute avant de fermer ton peignoir, fit Anaïs. Je n’ai pas eu le temps de regarder ton zizi. Il faut en profiter, c’est rare.

— À l’avenir, je ne vais plus me cacher devant vous, dis-je.

— Il est plus gros que celui de ton copain, du moins au repos, en érection on ne sait pas. Et le gland est bien dégagé.

— Tu sais bien que je me suis fait circoncire lorsque j’étais un bébé et que je n’ai plus de peau.

— Quand on était jeunes on ne comprenait pas exactement ce que c’était.

— Tu as perdu ton pucelage en Finlande ? me demanda Océane.

— Oui, soupirai-je.

— Je m’en doutais, avec Eino ?

— Oui. Ça vous dérange que je l’aie fait avec un homme ?

— Pas du tout, dit Anaïs. Ce n’est pas bien d’être homophobe. On nous a expliqué à l’école.

— Tu vas le dire à nos parents ? demanda Océane.

— Pas tout de suite, je ne sais pas comment ils vont réagir. Nous n’avons jamais discuté de ceci. Et maman m’a souvent demandé pourquoi je n’avais pas encore de petite amie.

— Oh, dit Océane, elle nous pose la même question, elle doit déjà penser à ses petits-enfants.

— Je vais attendre d’avoir 18 ans pour faire mon coming out, comme cela, s’il y a des problèmes, je pourrais m’en aller.

— T’en aller ? Et tu vivrais de quoi ?

— J’irais en Finlande dans la famille d’Eino.

Anaïs rit :

— Tu crois qu’il serait d’accord ? Et tu as déjà appris le finnois ?

— Je ne sais pas, je ne lui ai pas demandé. Sa famille est maintenant au courant.

— Tu me montres les photos ? me demanda Océane, je ne les ai pas encore vues, moi.

Elles avaient été transférées sur mon ordinateur et je les montrai à mes sœurs, elles les regardèrent attentivement, en particulier celle du sexe d’Eino en érection.

— Dommage qu’il soit pris, dit Océane je l’aurais bien réservé pour le séjour.

— Ne me dites pas que vous n’avez jamais téléchargé de bites sur Internet.

— Oui, répond Anaïs, mais c’est différent quand on sait à qui la teub appartient, comme celles de nos camarades de classe qui circulent.

Je n’avais jamais publié ce genre de selfies.

— Et, en érection, demanda Anaïs, ta bite est plus grosse que celle de ton ami ?

— Anaïs, intervint sa sœur, on ne pose pas des questions pareilles, même à son frère. Tu vas bientôt lui demander de bander devant nous.

— Excuse-moi, Daniel, mais tu as tellement changé, tu es devenu si décomplexé.

— Oui, dis-je, elle est plus longue, je suis trop fatigué pour vous faire une démonstration ce soir.

— Tu vois, Océane, fit remarquer Anaïs, ça ne le dérangerait pas.

— À condition que vous vous déshabilliez aussi devant moi, ajoutai-je, je suis pédé mais cela ne m’empêche pas de trouver le corps d’une femme beau. À l’auberge le sauna était mixte.

— Euh, dit Anaïs, cela demande réflexion. On va te laisser pour ce soir, à demain.

Mes sœurs me firent la bise et sortirent, je me couchai et m’endormis tout de suite.

Le lundi matin, la vie quotidienne avait repris, avec le lycée. Cela avait été dur de se remettre dans la routine après tant d’émotions. Je traversais la maison nu pour aller me doucher, mais je n’avais pas encore croisé mes parents. Mes sœurs n’avaient pas changé leurs habitudes, elles s’enveloppaient toujours d’une serviette de bain.

Après le sport à l’école, le mardi, nous nous étions douchés nus, spontanément. Un de mes camarades, Roberto, m’avait abordé pendant une pause :

— Puis-je te demander quelque chose ?

— Oui.

— Tu n’es pas obligé de me répondre, c’est au sujet de ta relation avec le Finlandais.

— Pose toujours ta question.

— Tu as fait l’amour avec lui ?

— Ben, oui. Pourquoi ?

— Tu l’as sucé ? euh, pénétré ?

— Oui, entre hommes on fait ça. Tu crois que tu es aussi homosexuel ?

— Non, j’ai couché avec des filles. Mais ça me trouble d’imaginer deux hommes ensemble.

— Tu es certainement bisexuel, ou alors seulement curieux. Tu voudrais essayer ?

— Oui, mais je n’ose pas, car je ne suis pas vraiment gay.

— Eino vient après Noël en France, je lui en parlerai.

— Parler de quoi ?

— Savoir s’il serait d’accord que nous nous rencontrions, je ne sais pas s’il acceptera.

— Tu n’es pas obligé de lui en parler. Je ne voudrais pas vous importuner.

— On verra bien. Je devrais de toute façon savoir s’il veut que nous restions entre nous ou s’il accepte d’avoir des expériences avec les autres.

— Je peux te demander autre chose ? C’est parce que tu es gay que tu es circoncis ? Il paraît qu’ils aiment bien ça.

— Non, dis-je en riant. J’étais un bébé, ma mère ne savait pas encore que j’étais gay. Elle ne le sait toujours pas d’ailleurs.

Le mercredi matin, je croisai ma mère en allant me doucher. Elle eut l’air étonnée.

— Bonjour maman, lui dis-je.

— Bonjour, Daniel, tu ne mets plus de peignoir ?

— J’ai pris l’habitude lors de l’échange, et lorsque mon… le Finlandais viendra, il sera aussi nu. Tu dois t’habituer. Nous sommes allés au sauna ensemble, chez lui et à l’auberge.

— Oui, tu as raison, nous sommes trop pudiques.

— On pourrait installer un sauna chez nous.

— Drôle d’idée, tu demanderas à ton père.

Ma mère jeta un coup d’œil à mon pénis.

— Il a grossi, il y a longtemps que je ne l’avais plus vu. Tu devrais en faire profiter une fille au lieu de te masturber.

— Je ne pense pas que ce soit le bon moment, avec la préparation de l’échange, puis les révisions pour le bac l’année prochaine. Je peux encore te demander quelque chose ?

— Oui.

— En Finlande ils n’ont pas l’habitude de la circoncision et ça les a surpris. Pourquoi l’ai-je été ?

— En Amérique, c’était l’habitude dans ma famille, mes frères, mon père. J’ai pensé que c’était plus hygiénique. Je n’aurais pas dû ?

— Non, tu as bien fait.

Je n’en voulais pas à ma mère, elle avait pensé agir pour mon bien.

Le mercredi après-midi, à 14 heures, j’eus une séance du comité d’organisation. Il était présidé par mon professeur, M. Laporte, qui organiserait les activités scolaires. La secrétaire du lycée, Mme Legrand, était chargée des tâches administratives. Morgane, une élève de ma classe, s’occupait de l’information. Quant à moi, j’étais responsable des activités externes, soit les deux repas chez moi, ainsi que d’une excursion touristique à définir. M. Texier, un industriel de la région, le consul honoraire de Finlande et principal sponsor, était également là.

Nous parlâmes tout d’abord de nous impressions après le séjour en Finlande.

— Comme vous le savez, dis-je, j’ai lié une amitié avec Eino, un Finlandais. Il viendra en France en vacances après Noël.

— C’est plus que de l’amitié, dit Morgane en riant.

— Bravo, dit M. Texier. Je suis heureux d’avoir contribué à cette rencontre. Je me doutais bien que cela pourrait arriver.

— Je n’ai pas encore osé le dire à mes parents, j’ai dit qu’il venait faire des repérages. Eino en a parlé à son lycée et ils ont profité pour officialiser cette fonction, nous devrons réellement discuter avec lui de l’organisation.

— Excellent, dit M. Texier. J’essaierai de le rencontrer aussi. Et je rembourserai son billet d’avion.

— Merci, Monsieur. Et j’ai encore une nouvelle, ajoutai-je. Tapio m’a envoyé un mail.

— C’est qui ce Tapio ? demanda Mme Legrand.

— Un journaliste de la télé finlandaise. Ils peuvent tourner un grand format et vont rester pendant tout l’échange.

— Parfait, fit M. Texier. Cela fera de la pub pour la France et les lieux visités. On pourra mettre ça en avant pour obtenir des rabais.

— C’est le point suivant à discuter, dit M. Laporte. Quelle excursion allons-nous leur proposer ?

— J’ai réfléchi, dis-je. Ils aiment bien le naturisme, mais ce ne sera pas la saison d’aller sur une plage. Pourquoi pas de la thalasso ? Je crois qu’on est aussi nu pour les soins.

— Je ne sais pas, dit Mme Legrand, on doit peut-être garder son maillot de bain.

— C’est un détail, dit M. Texier. Je trouve cette idée excellente, d’autant plus que le directeur du Safotel à Biarritz est mon ami. Je vais négocier avec lui et nos Finlandais pourront y passer une nuit, avec les Français évidemment, certainement pas tous dans cet hôtel, mais ils pourront dormir ailleurs et venir seulement à la thalasso.

— Merci, dit M. Laporte. Je dois quand même demander si quelqu’un avait une autre idée.

Ce ne fut pas le cas. Je ne vais pas vous raconter le reste de la séance, peu intéressante. Je fis un compte-rendu à Eino. Deux semaines plus tard, je reçus un mail du directeur de l’hôtel dont voici un extrait :

Je vous informe que toutes les questions financières concernant la visite des lycéens finlandais ont été réglées avec M. TEXIER.

J’ai le plaisir de vous inviter du 27 au 29 décembre à l’hôtel Safotel afin de discuter, avec vous et votre compagnon, des questions pratiques. Le logement et les repas vous seront offerts, ainsi que des soins thérapeutiques et esthétiques.

Je vous prie de nous confirmer votre visite, nous vous enverrons également des billets de train.

Je m’empressai de communiquer cette bonne nouvelle à Eino. Son séjour à la fin de l’année allait être très agréable. Nous nous branlâmes ensemble avec Skype. Je me réjouissais cependant de toucher moi-même sa bite.