Deux mois d'émois (2)

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Deux mois d'émois (2)
Texte paru le 2017-08-30 par Pineau   
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Template-Books.pngSérie : Deux mois d'émois

J’étais d’autant mieux dans mes baskets ce matin-là en marchant que je savais que j’allais passer un week-end top-chaud le lendemain. Un "week-end TP", c‘est ainsi que nous disions, mon ami Ludovic et moi. TP, comme "travaux pratiques" ? Oui, mais aussi comme "tennis-pénis" ! Ludo, trente-cinq ans, était professeur de tennis dans un club de tennis chic de Neuilly, et fréquentait donc quantité de jeunes hommes qu’il parvenait assez facilement à séduire, vu son physique très avantageux : grande taille, belle gueule, musculature apparente. Il adorait les partouzes à trois ou quatre et d’ordinaire lui se trouvait un ou deux mecs et moi je faisais le troisième ou le quatrième. À chaque TP, soit tous les deux mois, il renouvelait le ou les partenaires. Jamais deux fois les mêmes, c’était la règle. Sinon, il reportait. Moi, je n’avais rien à faire, si ce n’est apporter ma bonne humeur, ma bite, ma bouche, mon cul, parfois un jeune ami si lui n’avait pas trouvé, et mon appareil photo au cas les mecs seraient d’accord pour avoir un souvenir de leur bordée. Encore que Ludo était lui-même très porté sur la photo. Cette fois-ci, c’était une de ses récentes conquêtes - un trader junior - qui amenait un copain. Très beau, et super-membré, le copain, assurait-il. Il faudra lui faire un petit cadeau, m’avait averti, Ludo. En clair, donner un peu de fric. Ce devait être un escort sans doute. L’organisation était simple et toujours la même : lui se rendait le vendredi soir en voiture à sa maison de campagne avec son duo de jeunes, passait la nuit avec eux, j’arrivais le lendemain pour bouffer, on jouait au tennis l’après-midi, puis on baisait ensemble toute la soirée et une partie de la nuit. Retour à Paris, le dimanche en fin d’après-midi après une dernière partie de tennis, ou de pénis, au choix. Appétissant, non ? Quand la météo était mauvaise, tout se passait dans son appartement parisien, et le tennis se déroulait en salle dans son club. Mais cette fois-ci, il devait faire très beau le lendemain, aussi la partouze avait lieu dans sa maison de campagne à 60 kilomètres à l’ouest de Paris.

Je n’eus plus l’occasion à penser cela de la journée tant, au labo, le travail m’accapara. Le soir, je me fis une toile avec un couple de mes amis. Le lendemain, samedi, en milieu de matinée, je filai en voiture et arrivai chez Ludo peu après midi. Je me garai à l’intérieur de la propriété tout entourée de hautes haies, près du portail d’entrée. Il faisait très beau, 23° dehors. Le jardin, la piscine et le tennis étaient cachés par la masse de la maison. Je poussai la porte d’entrée. Un petit bruit m’attira dans la cuisine : Ludo était là en slip de bain string s’activant aux fourneaux.

— Salut Seb, pas trop de circulation ? demanda-t-il sans même se retourner vers moi.

— Un peu, j’ai mis tout juste une heure. Tu as passé une bonne nuit ?

— Super, ils sont chauds ces deux jeunes. Chauds et bien foutus ! Ils se prélassent près de la piscine, tu peux les zyeuter d’ici.

Je ris et me plaçai devant la porte vitrée donnant sur l’extérieur pour tenter d’apercevoir les deux garçons. Mais ils étaient allongés sur des transats et je pouvais seulement voir qu’ils étaient nus.

— Antoni est monté comme un étalon, j’ai cru qu’il allait m’écarteler. C’était génial de l’avoir dans le cul et l’autre dans la bouche, je t’assure…

— L’inverse devait être aussi agréable, non ?

— Encore mieux, ma bouche est plus large que mon anus, c’est un très gros morceau, un vingt-quatre centimètres au moins, il aurait pu me déchirer ! Je t’invite à être prudent avec lui…

— T’inquiète, j’ai eu un entrainement tout récent. Ils sortent d’où ?

— Thomas joue à mon club. Bon joueur de tennis. Il est trader. Vingt-six ans, je crois. C’est le blond des deux. Antoni, c’est le brun. Il a un physique de mannequin. Un charmeur en plus. C’est un ancien camarade de collège, plus jeune, toujours étudiant, qu’il a retrouvé récemment,

Un des deux garçons se leva. Cette fois bien visible. J’eus un choc. C’était un grand brun mince au torse imberbe en bas duquel pendait entre ses cuisses un très long et gros pénis. De la taille de celui de Jordi. J’avoue que je ne pus m’empêcher de rire en découvrant la bête. Deux grosses queues en huit jours, quel cul j’avais ! (si je puis dire) ! Je me délectais à le détailler de la tête aux pieds. Un Jordi bis. Un magnifique garçon, lui aussi. Forcément.

— Hé donc, il s’appelle Antoni… méditai-je, en le regardant et me délectant, retenant mon excitation.

— Oui, tu vois son engin ? Moi, c’est la plus grosse bite que j’ai croisée de ma vie. Et toi ?

— Je te dirai tout à l’heure si elle est différente de celle que j’ai tenue en main cette semaine…

— Ah bon ? Veinard, tu me raconteras, hein !

Le garçon nous aperçut, sourit et nous fit un petit signe de la main. J’étais vraiment stupéfait d’une pareille chance.

— Si tu veux en profiter tout de suite, ne te gêne pas. Ils sont prévenus. Va les retrouver, dit Ludo en m’ouvrant la porte. Je vous rejoindrai plus tard. Je termine la pitance.

La terrasse était baignée de soleil. Je m’approchai des deux jeunes au visage affichant une barbe de trois jours soigneusement entretenue ; le second, Thomas se leva à mon approche et vint vers moi. Il avait le pubis tondu et était circoncis. Thomas était bouclé blond, Antoni avait les cheveux noirs de jais, raides et épais. Thomas avait la peau claire, des muscles bien développés, le torse couvert de poils follets blonds, Antoni était brun, mat, le torse et le pubis imberbe, des muscles juste dessinés. Je serrai la main à chacun, en détaillant "l’étalon" avec un intérêt bien affiché.

— Bonjour, je vois avec plaisir que vous pratiquez le bronzage intégral, dis-je.

— Bonjour, monsieur, nous vous invitons à en faire autant, me répondit Thomas

— Appelez-moi Sébastien ou Seb, et tutoyez-moi s’il vous plaît… Je vais suivre votre conseil…

Je commençai à retirer mes vêtements que je laissai tomber à terre.

— C’est une magnifique journée, on a de la chance, on est super bien ici, dit Antoni.

— Je suis heureux de faire votre connaissance. Ludovic m’a confié qu’il avait passé une très bonne soirée avec vous deux.

— Oui, chacun a vraiment bien pris son pied, commenta Thomas.

Je retirai mon slip et me retrouvai à poil. Antoni m’approcha un matelas.

— Sans indiscrétion, quel âge avez-vous et que faites-vous dans la vie ? J’aime bien papoter un peu avant de me jeter sur les gens, expliquai-je.

— Pas de problème, Seb, répliqua Thomas, moi j’ai vingt-cinq ans, et je suis trader junior à la National Bank of America. Je viens de commencer, et ça marche bien pour moi.

— Super, et toi, Antoni ?

— Je suis plus jeune, bientôt vingt-deux, toujours étudiant.

— Vous êtes en couple ?

— Non, non, j’ai connu Toni au collège, via mon frère qui était dans sa classe, expliqua Thomas. Connu très… intimement… Puis on s’est perdu de vue. Nos chemins ont divergé, et on s’est retrouvé à Paris par hasard il y a un mois. On a renoué. Un zizi comme le sien, ça ne court pas les rues. Et quand Ludovic m’a proposé son plan "TP" et demandé de lui trouver un candidat, j’ai pensé à Toni…

— Super. Le soleil tape, dites donc, on se mouille ?

— OK.

— OK.

On plongea tous les trois dans l’eau et ce qui devait suivre se produisit. Après quelques longueurs et éclaboussements et rires, le blond Thomas vint se coller à moi qui m’étais accoudé dans un coin de la piscine. Sa main droite sous l’eau saisit mon sexe, sa main gauche passa derrière mon cou, il approcha ses lèvres des miennes et glissa sa langue dans ma bouche. Tandis que nous embrassions, le brun Antoni vint se positionner à ma droite, ma main sous l’eau s’empara de son membre hors normes que je me mis à tripoter sans vergogne.

— Vous êtes directs, jeunes gens !

— On est venu pour baiser, vous savez, dit Thomas.

— Ludo nous a dit que vous adoriez ça, expliqua Antoni.

— Tu as un vrai poteau entre les jambes, Antoni.

— Oui, même qu’il effraie souvent. Certains refusent que je les entube…

— Il n’y aura pas de problème avec moi, je me suis fait mettre cette semaine par un jeune bâti pareil !

— Un Arabe ou Black, je suppose ? demanda Thomas

— Non, non, pas de racisme s’il vous plaît. Il existe des blancs bien teubés aussi. La preuve est là !

— Un blanc ? Waaaah, faudra me le présenter, j’adore les mecs super-montés ! enchaîna Antoni.

— On en reparlera… Oui, ça m’amuserait beaucoup de vous réunir chez moi…

Sur ce, on se caressa, embrassa, tripota, masturba mutuellement à trois pendant plusieurs minutes de sorte que nos bites entrèrent vite en érection, puis je proposai de sortir de l’eau pour nous étendre sur les matelas au soleil. Ils étaient brûlants. Sans que personne émît la moindre suggestion, nous nous retrouvâmes étendus en triangle, chacun avec la tête à proximité du sexe d’un autre qu’il avala goulument. Moi, le sexe gargantuesque d'Antoni - car tous deux avaient compris que je lui portais une petite préférence ! - Thomas, le mien, Antoni, celui de Thomas. Notre fellation soutenue par de quasi constantes masturbations mutuelles eut le résultat attendu. Deux minutes plus tard, j’éjaculais le premier sur le cou et le torse de Thomas détaché de moi au dernier instant, Thomas en fit autant sur Antoni. Antoni résista plus longtemps, une minute environ, et m’aspergea le visage d’une marée de sperme. J’entendis les rires des deux, ainsi que celui de Ludo dont j’avais détecté la présence quelques secondes auparavant par son ombre à proximité de moi. Il tenait un appareil photo en mains.

— Splendide, la scène ! Comme cette nuit, j’ai pris des photos pour vous faire des souvenirs. Et comme je vous l’ai déjà dit, on les visionnera ensemble avant de se séparer pour que chacun dise quelles photos il souhaite garder. Avec l’accord des autres, naturellement. OK ?

Je me redressai en retirant le sperme d’Antoni de mon visage et les observai. Avant de répondre, ils échangèrent un bref regard. Chacun donna son assentiment.

Ludo enchaîna :

— Bon, il est 13 h15, finie la gaudriole. Le barbecue est prêt, on passe à table si vous voulez bien. On reste à poil bien sûr, termina-t-il en retirant son slip et dévoilant son bas ventre entièrement bronzé par les longues heures qu’il passe nu auprès de sa piscine. Son service trois-pièces exempt de tout poil laissait pendre une saucisse bien gonflée par le spectacle auquel son propriétaire venait d’assister ! Ludo était un bel homme de trente-cinq ans, trapu, très musclé, bronzé de la tête aux pieds sans marque de bronzage à la taille ou aux bras, cheveux abondants châtain clair, teint hâlé, torse musclé et velu, ventre plat, pubis rasé, pénis court, mais large, circoncis, en dessous duquel pendaient deux grosses breloques soigneusement épilées.

Le déjeuner se déroula très agréablement, dehors, sans aucun parasol, tant les rayons de soleil sur nos peaux étaient désirés. Comme d’habitude, Ludo qui adore faire la cuisine nous régala. C’était un maître-queux en cuisine et un maître-queues en sexe ! On but pas mal. On raconta pas mal de conneries. On parla aussi sérieusement, cinéma, tennis, politique. Il était presque trois heures quand on quitta la table pour aller prendre le café et se relaxer au salon les fauteuils et les canapés. Ludo prit la parole :

— Il fait évidemment trop chaud pour jouer au tennis. Je propose qu’on s’y mette vers 17 heures. D’ici là, sieste, avec ou sans baise, à vous de choisir.

— Baise bien sûr ! Deux à deux ou à quatre ? demanda Thomas.

— Moi, je ferai bien un deux à deux, suggéra Antoni.

— OK, choisissez votre partenaire les jeunes, dit Ludo.

— On nous tire au sort, proposai-je.

— On vous tire tout court, rigola Antoni en me regardant. Si Thomas est d’accord, j’aimerais bien prendre pour cible…

— Seb, on a deviné, je suis OK, enchaîna Thomas. Tu prends Sébastien pour commencer et, au bout d’une demi-heure, on échange, OK ? Tout le monde est OK ?

— On baise où, demanda Antoni : ici, dehors ? Chaque duo dans une chambre ?

— Pas de chambre, tous ici dans le séjour, décida péremptoirement Ludovic. J’adore regarder et entendre niquer à côté de moi. Et prendre des photos, même si on décide de les jeter au final. Et je suggère auparavant une visite aux WC et à la douche pour une toilette sérieuse.

Chacun acquiesça et partit faire ses ablutions, Ludo et Thomas au rez-de-chaussée, Antoni et moi au premier étage. Antoni en profita pour me déclarer que je l’excitais beaucoup. Je lui répondis que c’était réciproque et que j’étais cu(l)rieux et impatient de me faire traverser la rondelle par son bangala. Il ne connaissait pas le terme. Je le dévorai du regard pendant qu’il s’asseyait pour chier sur le trône pendant que je prenais ma douche. C’est moi qui lui introduisis dans l’anus le flexible débarrassé de sa douchette. Il bandait à moitié.

De retour au salon, chaque couple jeta son dévolu sur un des deux canapés, s’enlaça, commença de se caresser, les verges se dressèrent, furent branlées de plus en plus hardiment, Ludovic et Thomas s’allongèrent tête-bêche pour un 69. Antoni et moi, nous nous astiquâmes longuement, puis ce fut lui qui me fit signe de lui tourner le dos, de me baisser en prenant appui des mains sur le bord du canapé. Je le sentis s’agenouiller derrière moi, m’écarter les fesses, son nez cogner contre mon coccyx, sa langue me lécher la rondelle, la mouiller largement, puis s’engager dans mon anus et l’élargir doucement, puis suivirent un doigt, puis deux prenant le relai de la langue. Tout cela était très agréable. J’entendis Ludo et Thomas s’approcher de nous pour jouir du spectacle, Ludo tendre un flacon de gel à Antoni, Thomas ouvrir et dérouler une capote XXL, et l’enfiler sur le pénis de son copain, le pénis ainsi caoutchouté venir toucher mon anus. Puis je sentis Toni appuyer dessus légèrement, plus fortement, commencer à s’engager, mon sphincter s’élargir au fur et à mesure de la progression, la douleur m’envahir. Le déclencheur photo de Ludo retentit plusieurs fois. Je perçus les visages de Ludovic et Thomas se rapprocher de côté à quelques centimètres de mes fesses pour ne rien perdre du spectacle de ce bélier s’efforçant de fracturer la porte de mon coffre arrière, variant les angles d’attaque, par en haut, par en bas, par la gauche, par la droite. Personne ne parlait, je geignais un peu sous la douleur, m’étonnai de la difficulté que rencontrait Antoni à s’enfoncer et de la douleur qu’il suscitait en moi. Je m’efforçai de me raisonner : le diamètre de son pénis était-il supérieur à celui de Jordi, ou mon anneau était-il plus serré qu’à l’ordinaire, ou mon cul manquait-il de lubrifiant ? Je réalisai soudain que Jordi, l’autre soir, m’avait assoupli le cul bien plus longtemps en me fistant préalablement un long moment. Là était la différence, du coup je me détendis, poussai un bon coup sur mon sphincter comme pour déféquer… Et Antoni s’enfonça au plus profond de moi, ses flancs vinrent cogner contre mes fesses, ses valseuses et ses valseuses choquer les miennes ! Sous le choc, je ne pus retenir un cri de douleur, il m’avait véritablement empalé et avait dû pénétrer dans mon intestin…

— Ça y est, j’y suis ! annonça-t-il.

Ludo et Thomas n’avaient pu s’empêcher d’applaudir la pénétration. Sans ménagement, Antoni se mit à me labourer l’entre-fesses de son soc, reculant et s’enfonçant plus avant chaque fois d’un coup sec, en accélérant le rythme. Je continuai de protester, mais ma douleur ne les intéressait guère.

— Écarte les jambes, Seb, me dit alors Thomas, je vais me glisser entre vos jambes à tous les deux, ressortir la tête entre le canapé et toi, et te sucer.

Antoni arrêta de me tamponner quelques secondes le temps que son copain se glisse entre nos pattes, ressorte la tête entre mes cuisses, se retourne et appuie sa nuque sur le bord de l’assise du canapé et que je pousse mon gland dans sa bouche. Antoni reprit en ahanant bruyamment son travail de bourrage avec de violents coups de reins qui me faisaient écraser mon bassin contre le visage de Thomas, et enfoncer ma bite dans sa gorge jusqu’à la glotte.

— Eh, laissez-moi participer ! dit Ludovic.

Je devinai qu’il se couchait sur le sol à plat ventre sur le sol pour aller sucer Thomas. Quelle scène ! Les coups de bourrin d’Antoni déclenchaient maintenant en moi des ondes plutôt agréables.

— C’est bon là, Antoni, continue, bourre-moi, bourre-moi ! haletai-je

— Moi aussi, ça vient, annonça Thomas sucé par Ludo.

— Attention, je gicle, dit Antoni.

— Moi aussi, enchaînais-je. Quasi en même temps nos trois râles de plaisir retentirent dans la pièce. Antoni s’écroula sur moi toujours capoté, moi sur Thomas qui expulsa mon sperme de sa bouche dans ses mains pendant que Ludo en faisait autant du sien, nos trois masses ensevelissant Ludo étendu sous nous tous. Silence. Peu à peu, notre emmêlement se dénoua, les corps glissant sur le côté. Chacun resta immobile quelques secondes en respirant profondément.

— Bravo à tous, très bon moment, déclara Ludo en se relevant.

Je me penchai vers Antoni agenouillé sur le tapis, reprenant ses esprits, le décapotai et l’embrassai sur les lèvres.

— Ouais, merci, Toni, une grande défonce.

— Je t’ai fait mal, non ?

— Au début, j’ai dégusté, mais après que tu es entré, c’était génial. Pourtant, je me suis fait défoncer la semaine dernière par aussi gros que toi.

— J’adore les très grosses bites, faudra que tu me le présentes, je t’ai dit…

— Oh pas de problème, cela m’amuserait beaucoup aussi. Quand tu veux…

— Tu as le cul profond dis donc, ma bite était entièrement engloutie, pas un centimètre au dehors…

— L’entrainement, ça paie, rigolai-je. Tu as dû pénétrer le colon pour réussir ça…

— Dites, les jeunes, intervint Ludovic, je suis heureux que vous ayez pris votre pied, mais moi, je suis le sacrifié de la bande, je vous fais remarquer. Alors que c’est moi qui vous reçois tous, je suis celui qui n’a pas joui…

— Ouais, c’est vrai ça, reconnut Thomas. Ce n’est pas délicat. Surtout après une aussi bonne bouffe. On peut rejouer la situation si tu veux. Je te fourre pendant que tu suces Seb ou Toni ?

C’est ce que nous fîmes. Thomas encula Ludo qui se fit sucer par Toni assis entre ses jambes que je suçais, moi-même allongé sur le sol. L’affaire ne dura pas longtemps, car Ludovic juta rapidement. N’étant plus à même de le faire nous-mêmes, nous rompîmes la formation aussitôt.

Ensuite, nous allâmes nous ébrouer dans la piscine, puis nous nous étendîmes sur les matelas, nus au soleil, couverts de crème bronzante. Moi, je m’endormis. Quand je me réveillai, j’étais seul. Seize heures trente à ma montre. J’avais dormi trois quarts d’heure. Des sons de raquette tapant sur des balles provenaient du tennis. Je me levai et rejoignis le cours. Ludovic échangeait des balles avec Antoni et Thomas de l’autre côté du filet. Les trois étaient nus et jouaient, bite et boboles à l’air, bas-ventre et fesses plus clairs que le reste du corps, sauf Ludo bronzé uniformément.

Je pris une des raquettes qui restaient et rejoignis Ludo. Je suis un joueur moyen, Antoni était dans le même cas, semblait-il, mais avec une force physique très supérieure à moi. Thomas jouait très bien, de sorte que les deux équipes étaient à peu près équilibrées. Nous jouâmes ainsi au moins deux heures, le temps de faire trois sets. Ils gagnèrent le premier en jouant le maximum sur moi, c’était de bonne guerre.

À la fin du deuxième que nous gagnâmes, Ludo entreprit de nous prendre en photo. Nous ruisselions de sueur et avec la lumière du soleil et le décor, c’était l’occasion de faire de belles photos de nus. Les peaux rougeoyaient au soleil couchant. Les deux garçons se laissèrent photographier sans rechigner. Puis le match reprit. Les deux jeunes remportèrent le troisième set, et donc le match, je n’avais pas peu contribué à la défaite de mon équipe. Je ne suis pas un tennisman brillant.

On rentra dans la maison prendre une douche et, toujours nus, on se retrouva au salon. Je partis avec Toni chercher mon sac d’affaires personnelles dans ma voiture pendant que les deux autres s’activaient à préparer un apéritif. Toni en profita d’autorité pour m’accompagner et, aussitôt éloignés, me glissa à mi-voix :

— Dis Seb, ton gars très bien monté, tu le connais bien, tu peux le joindre ?

— Heu, oui, pourquoi ? Tu veux le rencontrer ?

— Heu… hé bien, j’adore les grosses bites, je te l’ai dit… si je pouvais baiser avec lui demain soir… j’ai un dîner chez un cousin, mais je peux annuler… J’aimerais bien ! En trio avec toi si tu veux, d’ailleurs ! On fonctionne bien ensemble, non ?

— Wouaah, tu crois que demain soir, tu seras capable de baiser après ce qui nous attend cette nuit et demain?

— Au pire, je ferai connaissance… J’aime les très grosses bites.

— Mais pourquoi demain soir ? Tu peux attendre, non ?

— Parce que cela m’excite, je te dis. Les grosses bites ne courent pas les rues, tu sais…

Je me mis à rire : le scénario dont je rêvais se dessinait. Deux bites éléphantesques avec deux garçons super-bandants pour moi seul !

— Ça pourrait se faire, il faut qu’il soit disponible, je l’appellerai pour savoir. Ce n’est pas gênant vis-à-vis de Thomas, non ?

— Non, non, on n’est pas maqué ensemble, tu sais !

— Hé bien, OK, OK pour un trio demain soir, si j’arrive à le joindre, et s’il est dispo et d’accord, on fera ça chez moi. OK pour toi ?

— OK.

Je montai mes affaires au premier étage dans la chambre que j’occupe habituellement pendant que Toni rejoignait Ludovic et Thomas assis au salon en train de siroter un punch créole avec en accompagnement du saucisson et des olives. Profitant de ce bref instant de solitude, j’entrepris de prévenir Jordi de ce projet de baise en trio. Comme j’ignorais si le principe lui plairait ou s’il serait disponible, je décidai non pas de le consulter, mais de le mettre devant le fait accompli. Après tout, il était en dette avec moi, mieux valait le culpabiliser afin qu’il me donne la priorité sur toute réticence de sa part ou sur un autre engagement qu’il pourrait avoir. Je lui envoyai en SMS : "Rendez-vous demain soir 20 h : on solde le loyer."

J’eus la réponse par retour.

— Pas possible. Je sors une fille. Mais, lundi soir OK.

Mentant effrontément, je tapai : "Lundi et jours suivants impossibles pour moi, annule dîner". L’écran afficha : "?! Bon, OK, j’annule". Je conclus : "Super, à demain entre 19 h et 20 h, je t’appellerai dès que je serai chez moi. Il y aura une surprise. Biz." Et lui : "??? OK biz"

Super, ce Jordi !

La température s’étant légèrement rafraîchie, j’enfilais un t-shirt blanc avant de descendre, cul, bite, et jambes à l’air, retrouver les autres, tous en tenue d’Adam au salon. Ludovic était en train de donner des conseils à Toni pour améliorer son jeu au tennis.

— Tu sais que t’es encore plus excitant comme ça, en t-shirt ! me lança Thomas en me voyant arriver.

Je m’assis à côté de lui.

— Pour votre âge, vous êtes tous les deux super bien physiquement, Ludo et toi, continua-t-il : ventre plat, muscles bien visibles. Ludo, c’est normal, il joue au tennis tous les jours, mais toi ?

— Je bois peu, j’ai une nourriture variée, je fais vingt minutes de gym tous les matins : assouplissement et pompes, expliquai-je. Et à propos de pompes, je t’en ferai bien une maintenant d’ailleurs. Moi aussi, je te trouve craquant, Thomas.

Et je m’agenouillai devant lui qui était assis sur le canapé, cuisses bien écartées.

— Je n’ai pas eu l’occasion de te complimenter, mais sincèrement, tu es beau mec... J’imagine que tu n’as guère de peine à ramener du poisson dans tes filets.

— Je me fais davantage draguer que je ne drague, je t’avoue.

— Hé oui, le monde n’est pas juste. Ce sont les plus âgés qui doivent se démener, terminai-je en glissant son pénis flaccide dans ma bouche.

— Quel est le programme, maintenant ? demanda Antoni en se tournant vers Ludovic et en nous resservant une tournée de punch dans nos verres, tout en m’observant en train de commencer à sucer son camarade.

— D’ordinaire, et comme vous voyez, Seb et moi aimons bien bouffer des saucisses en apéritif avant de passer à table. Mais si vous voulez dîner, c’est prêt dans dix minutes. Que souhaitez-vous ?

— Moi, je ne peux pas lever, rigola Thomas, j’ai un vampire qui me pompe le sang.

Il bandait ferme maintenant et son jonc coulissait délicieusement dans ma gorge. En fait de jonc, c’était plutôt un bambou épais : au jugé, presque quatre centimètres de diamètre et dix-sept de long. Je lui malaxai les boules en engageant un doigt dans son cul. Ludo s’était lui aussi agenouillé entre les cuisses de Toni, et tout en astiquant son concombre, lui gobait les roustons qu’il malaxait sans doute dans sa bouche. Antoni se mit d’ailleurs à gémir. Ludo lâcha les boules pour gober le dard qu’il se mit à pomper furieusement. Nos deux teubards se mirent à geindre de plaisir presque en même temps. Agenouillés devant eux, entre leurs cuisses bien écartées, nos têtes à Ludo et moi se baissaient et se relevaient alternativement à la même cadence. En même temps, nous glissions aussi index et majeur de notre main droite dans leur anus, histoire de les embraser plus rapidement...

— Je prends avec moi cette nuit le premier qui gicle ! clama Ludo en se décollant trois secondes du braquemart de Toni. Dans celle qui suivit, un énorme cramiot blanc en fusa, s’écrasa dans l’œil droit de Ludo, un second dans sa bouche, un troisième dans son oreille gauche. Thomas lui ne fit jaillir sa semence qu’une bonne minute plus tard, hors de ma bouche que j’avais retirée pour astiquer son bambou : un long rai vertical fusa à trente centimètres de hauteur et retomba sur son ventre ; puis un flot continu lent et épais émergea lentement du méat telle la lave d’un volcan et s’étala à la surface du gland puis glissa en deux coulées divergentes tout le long de la hampe, l’une jusqu’au pubis, l’autre jusqu’aux testicules. Ludo, le visage encore maculé du sperme de Toni, shootait le spectacle avec son appareil. Je léchai tout le sperme de Thomas, le recueillis dans ma bouche puis vins le laisser couler sur ses propres lèvres entrouvertes. Il avala le tout en me regardant les yeux dans les yeux et en se marrant. Je me levai, pris mon verre et sifflai le reste de mon punch. Ludo s’attarda à faire encore quelques photos des sexes détumescents de nos deux jeunes partenaires et de leurs corps affalés sur le canapé en leur demandant de varier leurs positions, ce qu’ils firent assez volontiers en souriant à l’objectif.

Le temps que Ludo se débarbouille, on passa à table. Dîner sympa et naturel comme en ferait quatre mecs liés entre eux depuis longtemps. Comme quoi la baise rapproche les êtres ! Vive le rapport des corps, non ? À nouveau, on parla de tout. Ludo proposa qu’on regarde un film après le repas. Un des murs du salon était équipé d’un grand écran déroulable. Ludo y projette souvent un porno avec son vidéoprojecteur pendant que ses invités partouzent dans le salon. Mais, afin de recharger nos batteries avant la nuit, nous choisîmes de regarder un bon vieux classique des années soixante, Les Damnés de Visconti, film terrible de deux heures et demie, avec le beau et troublant comédien allemand Helmut Berger, qui fut longtemps amant du réalisateur italien.

Le sort avait donc décidé d’associer pour la soirée et la nuit Ludo à Toni, Thomas à moi-même. Je ne regrettai pas la combinaison : le sexe d’Antoni n’était pas de tout repos et il émanait de Thomas un goût pour la volupté qui m’excitait. Aussi - était-ce le hasard ? - chacun s’assit sur le canapé à côté de son partenaire pour regarder le film, ce qui permit à chaque membre du duo de se tripoter l’un l’autre comme il en avait envie. Notamment durant l’orgie homo-érotique des officiers nazis du film. Et c’est la bite en semi érection qu’à la fin du film, les duos gagnèrent leurs chambres, en se souhaitant une bonne nuit avec beaucoup de suggestions salaces.

Notre chambre avait sa douche équipée d’un water, et Thomas et moi nous nous douchâmes ensemble en nous savonnant mutuellement, ce qui bien sûr entraina des caresses, et des masturbations réciproques… Chacun fit un lavement intime à l’autre avec le flexible de la douche, bon prétexte pour enfourner ses doigts dans son intimité et vérifier qu’elle était purifiée de tout excrément. Je lui fourrai longuement le cul avec mes doigts, testant sa capacité à les absorber, et je sentis qu’il aimait ça. Mon atomiseur déodorant était à portée de main, je m’en emparai alors qu’il me tournait le dos, et sans le prévenir, le posai sur son œillet bien entrouvert et le poussai d’un coup sec à l’intérieur. Il eut un oh de surprise, mais ne protesta pas. C’était un atomiseur de belle taille, large et long, avec un bouchon sphérique, parfait comme godemichet d’ailleurs.

— C’est pour vérifier que tu es bien purgé, lui susurrai-je dans l’oreille

— Menteur, va

— Tu aimes ça, hein ?

— Il est gros ton déo, salaud !

Je le pistonnai avec pendant deux minutes au moins, lui se laissant faire volontiers, et même se courbant en avant pour que je glisse l’atomiseur au plus profond. Puis je retirai le gode et le remplaçai par mes doigts en les enfonçant dans sa rondelle pour la distendre lentement. Je la jugeai bien élastique…

— Tu t’es déjà fait fister ?

— Non, jamais.

— Jamais eu envie ?

— Si, cela m’a toujours tenté, mais j’ai toujours refusé. Ça m’a toujours paru dangereux… non ?

— Tu as le sphincter souple, sais-tu ? Envie d’essayer tout à l’heure ? Je ferai attention…

— J’hésite… je ne sais pas… pourquoi pas ? A voir...

Nous restâmes encore cinq bonnes minutes sous la douche brûlante à nous papouiller partout. Puis nous rejoignîmes le lit en ne conservant qu’une lumière tamisée. On s’allongea, s’embrassa, se caressa, se suça, se lécha partout… Je lui fis un long et profond anulingus avec ma langue, multipliais mon nombre de doigts dans son anneau en élargissant celui-ci au maximum. Quand je les retirais, son trou restait désormais bien ouvert. Je m’astiquais le membre un instant pour bien le raidir puis l’enfonçai dans son fondement sans forcer aucunement. Lui commença à geindre de plaisir et dire à mi-voix ce qu’il ressentait.

— Putain… c’est bon… continue… élargis-moi… ouiiii… aaaah... encore… vas-y à fond…

Je m’activai ainsi une flopée de minutes… Puis je me retirais et lui proposai du poppers que j‘avais pris soin d’apporter dans ma trousse de toilette. Il en sniffa à fond dans chaque narine. Je pris deux grosses noix de lubrifiant au bout de mes doigts, les étalais sur sa rondelle et sur toute ma main droite, puis introduisis à nouveau mes doigts dans son anneau. Il se laissait faire en silence. Peu à peu je voyais se distendre son ouverture et mes doigts s’enfoncer davantage.

— Je te fais mal ?

— Un peu, mais ça va… continue… mais ne me force pas, hein ?

— T’inquiète !

Je repris mon travail d’une main tout en branlant de l’autre son pénis tiré à contresens dans son entrejambe.

Pour dériver son attention, je l’interrogeai sur sa relation avec Toni. Plus jeune que lui de quatre ans, ce dernier avait été un camarade de classe de troisième de son propre frère, Olivier, lequel avait invité un jour Antoni à venir passer le week-end dans l’appartement familial. Thomas qui avait alors 18 ans avait tout de suite flashé sur Antoni qui n’en avait que quatorze. Lui était en terminale, l’autre en troisième. Le soir, Thomas, secrètement homo depuis deux ans déjà, avait surpris Toni revenant de la douche avec une énorme bosse sous le drap de bain. Nouveau flash ! Il s’était débrouillé pour que l’adolescent soit réinvité une semaine où son frère était au lit avec la grippe, il l’avait ainsi accompagné au cinéma, où profitant de l’obscurité et du peu de monde dans la salle, il l’avait dragué, tripoté puis sucé. Toni - déjà bien affranchi - lui avait avoué que la taille de son sexe lui avait valu déjà plusieurs avances de camarades et qu’il se faisait souvent sucer et aimait ça. Deux semaines plus tard, ils s‘étaient retrouvés à la piscine municipale où, dans une cabine, ils s’étaient de nouveau mutuellement sucés, et Thomas s’était fait mettre par Toni. Il avait souffert d’ailleurs ! Ils avaient renouvelé l’exercice chaque fois qu’ils pouvaient. L’été suivant, Antoni avait été invité par la famille de Thomas dans leur maison de bord de mer, et les deux compères s’étaient tringlés mutuellement tous les jours sous prétexte de sorties vélos auxquelles Olivier ne pouvait participer en raison de son asthme. Puis, ils s’étaient perdus de vue quand Thomas avait intégré une prépa gestion à Londres. Thomas avait naturellement eu depuis nombre d’amants de passage. Depuis septembre dernier mois, il travaillait à Paris comme trader junior dans une grande banque. Il était super bien payé et du coup s‘était offert deux fois les services d’escort gay via un site spécialisé du web. Des mecs canon. Et - surprise ! - la troisième fois, en février, il était tombé sur la photo au visage flouté d’un jeune homme au sexe "TTBM" qu’il devina comme devant être Antoni ! Il avait pris rendez-vous avec lui et l’avait fait venir chez lui sans lui dire qui il était. Antoni avait été bien sûr stupéfait quand la porte s’était ouverte ! Ils baisèrent ensemble, mais Thomas resta la nuit complète au tarif d’une heure seulement. Ils s’étaient revus plusieurs fois. Mais plus des nuits, seulement de courtes rencontres. A tarif horaire préférentiel. Et quand Ludo avait demandé à Thomas - avec qui il baisait de temps en temps - de participer à sa partouze bimestrielle en y amenant un mec chaud et bien foutu, Thomas avait évidemment donné à Ludo les coordonnées de son copain. Toni avait accepté en exigeant un "cadeau". Du fric quoi ! Ludo avait accepté : un canon et des boulets comme ceux d’Antoni, cela ne se laissait pas passer ! Je repris mes gestes de fistage, un temps interrompu par tout ce récit.

— Tu es très ouvert maintenant, je te fais mal ?

— Non pas trop… continue en faisant attention

— Je crois que je vais y arriver, après tout, mon poing n’est pas plus large que le braquemart de Toni…

— Tu plaisantes : s’il avait le même diamètre, tu serais passé depuis longtemps, vu le nombre de fois où il m’a ramoné.

Cela faisait un bon quart d’heure que mes doigts couverts de lubrifiant s’activaient dans son anneau anal quand, sans que je ne fisse rien de spécial, mon poing glissa soudain dans l’ouverture et fut happé dans la cavité anale.

— J’y suis, annonçai-je !

— Oui, je te sens dedans… Super… Fais gaffe, hein !

Je tournai l’avant-bras à gauche, à droite, poussai le poing un plus en avant, ouvris mes doigts à l’intérieur, les appuyai sur les parois. Du majeur, je repérai l’ouverture du sphincter fermant le colon, appuyai celui-ci sur l’œillet qui s’entrouvrit facilement au point que je puis lui adjoindre l’index et l’annulaire et glisser ceux-ci à travers le muscle et le forcer.

— Je te fais mal ?

— Je suis endolori, mais je sens très bien ce que font tes doigts… et il se mit à rire et écarter ses jambes… Branle-moi en même temps, s’il te plaît.

Ma main gauche se referma sur sa queue gonflée, mais flaccide, et commença à l’astiquer. En quelques secondes, elle durcit et se redressa. Je la ramenais en arrière par l’entrejambe, et la masturbai d’abord lentement pour lui donner davantage de consistance, puis en augmentant la cadence des va-et-vient. En même temps, ma main droite pistonnait son pot d’échappement en allant et reculant dedans, le poing émergeant de l’anneau anal et replongeant dedans. Thomas émettait un râle continu et sourd, ponctué de jurons et de cochonneries sexuelles. J’accélérai sa masturbation pour qu’il jute…

— C’est super, Seb… continue… aaaaaaah… je vais bientôt gicler…. Encore… c’est bon.

Tout en maintenant mon poing droit dans son tréfonds, je m’accroupis sur mes jambes pour que mon visage soit juste à la hauteur et dans l’axe de sa bite solidement masturbée par ma main gauche. De sorte que lorsqu’il gicla, comme ma bouche entrouverte était placée à moins de quatre centimètres de son gland, le jet de foutre s’engouffra dedans, déborda sur mes lèvres, dégoulina sur mon menton. Un second m’arriva dans le cou et un reliquat dans ma narine gauche.

Me tournant sur la gauche pour prendre un mouchoir en papier, je découvris… Ludovic en train de nous filmer avec son appareil photo ! La pièce était dans une semi-pénombre de sorte que je n’avais pas remarqué sa présence ni détecté son entrée dans la pièce, à coup sûr fort discrète. Thomas toujours agenouillé sur le lit le cul en l’air et le visage dans les draps n’avait rien remarqué non plus. Ludovic me fit un clin d’œil tout en posant un doigt sur sa bouche m’invitant à me tenir coi et à continuer nos ébats.

Dans l’intérêt du film, je retirai donc doucement mon poing, luisant de gel, de l’arrière-train, puis le réintroduisit, et renouvelai le manège plusieurs fois.

— Maintenant, je te sens t’enfoncer et t’extraire sans souffrir, commenta Thomas, c’est même super agréable, je sens des frissons me parcourir le dedans… C’est vachement bon, même…

Je crachai le foutre de Thomas dans le mouchoir, en pris un autre pour m’essuyer le visage et le cou ainsi que la queue de Thomas, tout cela filmé de très près sans doute en gros plan par Ludo. Je lui fis un signe discret pour qu’il s’en aille avant de retirer définitivement mon poing des fesses de Thomas.

Celui-ci alors se laissa rouler sur le côté gauche pour se retrouver allongé sur le dos dans les draps. Ludo était sorti sans que Thomas se doutât qu’il nous avait zyeutés trois-quatre minutes caméra au poing.

— Alors, Thomas, questionnai-je, comment te sens-tu ?

— Sacrée expérience… Merci… Je ne saigne pas ?

— Non, pas du tout.

— Super alors… Je ne sais pas si je recommencerai, mais je suis content d’avoir expérimenté ça… Tu le fais souvent ?

— Non, non, rarement… seulement si le mec est d’accord et que je crois le truc possible.

On resta étendu quelques minutes sur le dos, côte à côte, à se reposer, chacun caressant plus ou moins le sexe de l’autre.

— Où en sont les autres, à ton avis ? demanda Thomas

— J’ai entendu quelqu’un passer dans le couloir, je crois, dis-je prudemment. En tout cas, nous, on ne fait que commencer, j’espère… souriais-je.

— Oui, oui, je vais te faire gicler à ton tour. Mais auparavant je vais descendre prendre une bière, j’ai soif, et cela me fera mieux dormir tout à l’heure, dit Thomas en sortant à poil dans le couloir.

Il était de retour dans la chambre moins d’une minute après. Sans bière à la main !

— Et alors ?

— Ils sont en bas dans le living en train de regarder des photos pornos ! On les rejoint ?

— OK, allons-y…

Ludo et Toni étaient étendus à poil sur le canapé-lit qu’ils avaient ouvert et, tout en paluchant mutuellement la quéquette de l’autre, visionnaient effectivement des photos - mais pas n’importe quelles photos ! - sur le large écran TV, dont la luminosité constituait le seul éclairage de la pièce.

— Putain, mais c’est nous, ça ! s’exclama Thomas en s’allongeant à côté des deux autres, sa bière à la main.

C’était toutes les photos et les films pris par Ludo depuis le début du week-end.

— Oui, expliqua Ludo, j’ai mis la carte image dans l’ordi pour visionner son contenu sur l’écran. Que chacun me dise celles qu’il aimerait conserver de lui, ou des autres avec leur accord bien sûr. Je les mettrai sur un fichier commun, validé par tous, et le copierai sur une clé USB en cadeau.

— Moi je ne veux pas pouvoir être identifié, indiqua aussitôt Thomas. Ça serait gênant dans mon boulot. On ne sait pas que je suis homo. Je ne veux pas me retrouver sur Internet à poil en train de tringler quelqu’un.

— Tu te méfies de nous ?

— Non, on s’entend bien, on passe un super week-end, j’ai confiance en vous. Mais qu’en sera-t-il dans trois mois ? Vous adorez les photos, vous les montrerez à d’autres, quelqu’un pourrait m’y reconnaître, quelqu’un peut copier l’image à votre insu, ou vous pouvez la lui donner pour lui faire plaisir, persuadé qu’il ne la diffusera pas et être trompé par lui…

— OK, OK, convins-je, je comprends ton point de vue. Pas de photo reconnaissable de toi en train de forniquer. Mais je souhaiterais en avoir au moins une de toi, visage découvert et seul, posant simplement nu, en érection si possible. J’ai un album où je range les photos des mecs avec qui je baise. Une photo de nu où tu es reconnaissable, ce n’est pas vraiment compromettant, si ?

— Heu… Non, non… OK pour les photos de nus. Mais pas en érection.

Toni se contenta de dire qu’il nous faisait confiance. Les photos et les bouts de film défilèrent. Si la suppression des photos ratées fut rapide, tant elles étaient rares, la sélection nous prit près d’une heure tant les photos étaient nombreuses, sans tenir compte des séquences filmées que nous revîmes avec plaisir et que Ludo scratchait au fur et à mesure. Ce fut l’occasion pour moi de découvrir les ébats du trio sans moi durant la nuit précédente, notamment la sodomie douloureuse pratiquée par Toni sur Ludo, filmée dans sa quasi-totalité par Thomas, en variant les plans sur l’anus enfoncé, le visage de Ludo serrant les dents, l’éjaculation finale répandue sur les fesses, un 69 mutuel de Thomas et Toni, la sodomie de Thomas sur Antoni, etc., etc.

Face à ces images, les deux garçons étaient quasiment muets, sauf Thomas pour se faire scratcher dès qu’on voyait son visage ; à l’évidence c’est la première fois qu’ils se voyaient ainsi sur grand écran, pris sous toutes les coutures. Je leur posai la question et ils le confirmèrent. Excepté des photos de leur propre sexe prises avec leur portable pour l’adresser à un mec qu’ils draguaient, jamais ils ne s’étaient fait photographier par un tiers. Le spectacle les excitait d’ailleurs, car ils bandaient fort.

Ensuite défilèrent les photos prises autour de la piscine, puis l’apéritif au salon avant le déjeuner avec ma propre enculade par Toni, puis les deux trios successifs après le repas, nos fellations d’avant dîner à Ludo et moi sur Toni et Thomas, et pour finir… deux surprises !

La première était pour moi et Thomas : Toni dans la chambre de Ludo, replié sur lui-même et s’administrant une auto-fellation !

— Bof, je l’ai déjà vu faire, commenta Thomas.

— C’est marrant, ajoutai-je, j’ai assisté à ma première auto-fellation en réel la semaine dernière. Le mec avait une bite comme Toni. Quand elle est aussi longue, cela est facile, relativisai-je.

La seconde surprise était pour Toni et Thomas : mon fistage pratiqué sur ce dernier dans notre chambre !

— Putain, je ne me suis pas rendu compte que tu nous filmais, Ludo ! s’exclama Thomas en riant. Savez-vous que c’était une première pour moi, les mecs ? On en apprend, ici !

— Si tu veux le film en souvenir, dis-le, indiqua Ludovic. On ne voit pas ton visage, il n’y a pas de risque à le conserver.

— Sauf que moi, on me reconnaît parfaitement, scratche-le, indiquai-je.

— OK, OK, pas de problème. C’était juste pour le fun et vous faire bander.

Ludo commentait avec sérieux mon travail de fistage ; à l’évidence il en connaissait un rayon sur le sujet !

— A propos, demandai-je à Ludo. Tu t’es fait mettre à nouveau par Toni tout à l’heure ?

— Oui, bien sûr, on ne s’allonge pas à côté d’un anaconda sans l’inviter à entrer chez soi !

— Ça a été plus facile qu’hier soir ?

— Rien à voir ! Il est entré sans frapper et s’est introduit presque sans que je m’en aperçoive !

— Marseillais, va !

— OK, OK, je rigole. C’est vrai, il ne peut pas entrer sans qu’on se le sache, mais cette fois-ci, j’ai eu du plaisir à le sentir curer mon conduit. Il a pris un sacré pied, je peux te dire : une cataracte quand il s’est retiré ! Il y a eu du sperme partout !

Parvenu à la dernière image, la projection s’était figée sur le gros plan de mon visage maculé de sperme par Thomas après son fisting. Nous avions déjà tous recommencé à nous caresser les uns les autres sur le canapé-lit, Ludo restant avec Toni et moi avec Thomas. Très logiquement, Toni et Thomas ayant éjaculé le plus récemment, ce furent eux qui s’allongèrent sur le dos, relevèrent leurs jambes pour déposer leurs chevilles sur nos épaules, et disposèrent un coussin sous leur cul pour offrir leurs anus à nos braquemarts capotés. Nous enfourchâmes nos deux jeunes, les pistonnant longuement en cadence synchrone pendant qu’eux se ciraient le cylindre en ahanant. Par je ne sais quelle coïncidence, Ludo et moi parvînmes en même temps à l’orgasme, et s’étant retirés et décapotés, nous crachâmes notre semence ensemble sur les testicules et le sexe de nos deux jeunes qui s’astiquaient continument. Eux aussi parvinrent à jouir - c’est beau la jeunesse ! - Thomas avant Toni, émettant chacun non plus des jets, mais de petites larmes de foutre blanc bien crémeux. Leur sexe étant déjà maculé de nos semences respectives, nous mélangeâmes les nôtres avec les leurs, et en badigeonnâmes tout leur pubis, leur scrotum et leur sillon fessier. La pièce puait le sperme.

— Cette fois, les jeunes, assez niqué, on va se coucher ! Il est une heure du mat‘ ! Toni, je compte sur toi pour me réveiller par une bonne pipe…, conclut Ludo en s’arrachant au canapé-lit.

Dix minutes plus tard, douchés et récurés, nous reposions dans nos chambres respectives. Thomas était épuisé et s’endormit la tête sur l’oreille. Ainsi qu’à mon habitude j’écrivis quelques notes sur mon journal. Je m’endormis ensuite très rapidement, je crois.

On se réveilla vers neuf heures. Ludo nous avait annoncé une partie de tennis à dix heures, après le petit-déjeuner. Thomas bien remis de mes explorations anales de la veille me proposa une partie de pénis immédiate, soit un soixante-neuf que nous menâmes à bien en moins de cinq minutes par une explosion finale de chacun dans la bouche de l’autre. La crème avant le café-crème, sans déglutition toutefois ! Nous avalâmes en revanche le petit-déjeuner en ogres, nos exercices de la veille et du réveil nous avaient affamés. De leur côté, avant de se lever, Toni et Ludo avaient aussi commencé leur journée par un soixante-neuf, "consistant, pour ce qui me concerne" avait précisé Ludo.

Toni profita de ce que nous débarrassions la table pendant que Thomas et Ludo étaient à la cuisine pour me demander si j’avais pu contacter "la grosse queue" et quelle avait été sa réponse. Ses yeux brillèrent d’excitation quand je lui dis qu’on devait se retrouver tous les trois chez moi en fin de journée.

— Parfait. De mon côté, je vais annuler le rendez-vous chez mes cousins.

Il sortit sur la terrasse avec son portable pour téléphoner. Puis il s’en alla trouver Ludo à la cuisine. Adossé au mur extérieur, je suivis la conversation par la porte ouverte.

— Dis, Ludo, tu t’en souviens, ce soir, je dîne chez mes cousins ? Je viens de les appeler, ils m’attendent pour 20 heures…

— Hé, ho, tu n’y seras pas, je quitte ici en voiture à 20 heures au plus tôt, moi… Si tu tiens à y aller, vois avec Seb. Lui part plus tôt, il a souvent un poker le dimanche soir.

— Il sera ravi de te rendre service surtout si tu lui fais une turlute en cours de route, lança Thomas…

— Ça te permettra à toi, Thomas, de voyager à l’avant et d’en faire autant à Ludo, répondit Toni en quittant la cuisine.

En me découvrant, il fit un clin d’œil que je lui rendis. Mais déjà Ludo suivi de Thomas nous rejoignait avec les raquettes et les balles. Nous partîmes tous ensemble, toujours à poil, vers le cours de tennis pour un match revanche des vieux contre les jeunes. Il faisait très beau, on courut beaucoup la quéquette à l’air, on transpira, Thomas tomba et s’égratigna le genou qui se mit à saigner, mais il reprit sans inconvénient sa place, et son équipe finit par l’emporter à nouveau sur les quadras au bout d’une heure et quart après trois sets vraiment disputés. Chacun courut plonger dans la piscine se rafraîchir. Au sortir du bain, nous nous allongeâmes sur les matelas, en brisant la constitution des couples de la nuit : j’attirais à moi Toni par son sexe, Ludo fit de même avec Thomas. Entre nous deux, l’échangisme était une habitude bien ancrée et visiblement les deux jeunes aimaient notre façon de les faire régulièrement changer de partenaire. Et nous recommençâmes à nous tripoter. Je pris d’entrée de jeu la queue de Toni dans la bouche pour lui faire une turlute. Il se réorienta alors pour m’en faire autant, lui sous moi, moi sur lui. Ludo et Thomas en faisaient autant, mais allongés sur le côté.

Le soleil dardait sur nous ses rayons et nos peaux séchèrent en un instant. Thomas qui avait la peau claire s’enduisit de crème solaire protectrice. J’en fis autant. Toni refusa le tube sous prétexte qu’il était brun de peau. N’empêche que ses épaules, ses avant-bras, ses cuisses et ses hauts de fesse semblaient rougir. Son pénis étirait ses vingt-cinq centimètres durs comme du marbre. Je me relevai sur mes genoux, pris une noix de gel, l’étalai sur mon anus et le priape dressé de Toni, m’installai à califourchon au-dessus de son bassin, face à lui, posai mon entre-fesses sur son gland violacé non capoté, m’ajustai soigneusement dans l’alignement de sa hampe tendue à l’extrême, et commençait à peser de tout mon poids sur son épieu qui aussitôt entrouvrit ma rondelle, se glissa peu à peu dans mon conduit anal, et lentement, centimètre par centimètre, s’enfonça dans mon fondement. Placés à un mètre de nous, Thomas et Ludo s’étaient immobilisés et suivaient attentivement ma manœuvre tout en se masturbant eux-mêmes. Je serrais les dents, car la tension de mon anneau anal était extrême, mais peu à peu mes fesses se rapprochaient du bassin de Toni. Soudain celui-ci soulevant son bassin d’un sec coup de reins enfonça brutalement son braquemart en moi jusqu’à la garde, ce qui m’arracha un hurlement de douleur.

— Ça va ? demanda-t-il aussitôt.

— Ça va, c’est juste la surprise et l’impression d’être empalé sur toi ! Comme si tu allais ressortir par ma gorge !

Lentement, je me mis à le chevaucher, alternant les up and down, soit lents, soit rapides de sorte que je mis à coulisser de plus en plus facilement sur toute la hauteur du pieu planté en moi. En même temps je m’astiquais la bite. Très vite des ondes délicieuses commencèrent à m’envahir. Je me mis à gémir de plaisir, les yeux mi-clos et Toni gémissait de même. Le monde n’existait plus autour de nous. Peut-être Ludo nous prenait en photo ou nous filmait, je ne saurai le dire. Je n’étais plus que jouissance. Je sentis une main remplacer la mienne sur ma queue et la cirer à son tour. Était-ce celle de Toni, ou celle d’un de nos témoins de la scène ? Impossible à dire, je fermais les yeux, tout axé sur ma jouissance. Combien de temps chevauchais-je ainsi ? Je ne sais. L’orgasme montait, indicible, trépidant, délicieux, venant autant de mon cul que de ma queue. J’éjaculai soudain en hurlant de plaisir. Je rouvrais les yeux, découvrant le torse de Toni couvert de mon sperme, lui-même continuant de me donner de violents coups de queue dans mon fondement, à la recherche de son plaisir.

— Dégage, hurla-t-il, je vais gicler ! lança-t-il soudain.

Il n’avait pas chaussé de préservatif, aussi je me soulevais aussitôt, expulsant son pénis hors de mon rectum. Il cria furieusement et son foutre fusa du gland sur mes valseuses, puis s’épancha en courts et épais serpentins blancs, engluant mon entrejambe, mes cuisses et mon pubis. Je m’écroulais alors en avant sur lui, sexe contre sexe, torse contre torse, exténué autant que lui, écrasant son pénis brûlant et ferme. Agenouillés à nos côtés, Thomas et Ludo n’avaient pas perdu une miette de la scène. Ludo avait son appareil photo en mains. Sans doute nous avait-il mitraillés… Étendu sur Toni, je l’embrassai à bouche que veux-tu. Nous nous relevâmes ensemble tous les deux pour aller nous laver à la douche de plein air attenante à la cabane-vestiaire.

— Merci, j’ai joui un max.

— Moi aussi, merci.

— Vous nous avez fait bander un max tous les deux ! nous déclara Thomas à notre retour près d’eux et nous montrant leurs deux bites pointant vers le ciel.

— On va vous soulager, déclara Toni.

Aussitôt dit, il s’agenouilla devant Thomas, j’en fis autant devant Ludo, chacun goba le dard de son vis-à-vis, et le pompa si ardemment que moins de deux minutes après leur sperme fusait sur le carrelage.

— A la baille tout le monde, maintenant, criai-je en poussant Ludo dans l’eau, geste immédiatement imité par Toni qui y projeta Thomas.

Je plongeai aussi à mon tour pour les rejoindre…

Comme la veille, le déjeuner eut lieu sur la terrasse devant la maison. Sous le soleil. Ludo cuisinait. On but pas mal. On parla beaucoup. De sexe, de cinéma, de sport, de politique, du droit, des banques, des inégalités sociales, des saunas gay, de baise, etc. On se retira au salon. Mais on avait beaucoup bu et au lieu de baiser, si tant est qu’il y avait eu projet de le faire, on s’affala, qui dans un fauteuil, qui dans le canapé, qui sur un matelas ramené de la piscine… Et on dormit !

On émergea du sommeil vers 15 heures pour, après une trempette dans la piscine, faire un dernier set de tennis. Toujours en tenue naturiste, après nous être enduits de crème de protection solaire non sans quelques caresses très intimes… Je faisais la paire avec Antoni et Thomas avec Ludovic. Bien sûr, on se fit torcher en vingt minutes. La piscine nous accueillit une dernière fois.

Pour nous remercier de leur week-end, Toni et Thomas nous proposèrent une dernière partie de jambes en l’air au soleil sur les matelas de la piscine. Ludo et moi fûmes invités à nous allonger l’un sur l’autre en position de 69, c’était une bonne idée, je n’avais pratiquement rien fait directement avec lui et il pompe divinement, et tous deux se positionnèrent derrière chacun de nous, Toni derrière Ludo et Thomas derrière moi, pour nous sodomiser. J’adore sucer et en même temps être enculé, il n’y a pas plus jouissif, je trouve.

— Le pari, c’est d’éjaculer tous les quatre en même temps, indiqua Thomas en commençant à s’astiquer son étendard qui pendouillait.

— Sur moi, sur moi, exigea, Ludo.

— Pas de problème, répondîmes-nous tous trois.

Sur ce, chacun entra dans la maison, les jeunes pour en rapporter lubrifiant et préservatifs, Ludo et moi pour passer aux WC. Trois minutes plus tard, nous les retrouvâmes sur les matelas de piscine brûlants de la chaleur du soleil. Je m’agenouillai donc tête-bêche sur Ludovic allongé sur le dos, lui relevai les jambes que je bloquai sous mes avant-bras au niveau des cuisses, mes mains reposant au sol. Nos deux postérieurs étaient ainsi à une hauteur convenable pour être pénétrés par nos partenaires. Je me penchai sur sa queue gonflée, mais encore flaccide et en gobai le bout tandis que lui, déportant le haut de son torse sur le côté branlait la mienne avant de l’enfourner dans sa bouche en faisant un "hmmm" de satisfaction. Derrière nous, les deux jeunes durcissaient leur braquemart d’une main et nous doigtaient l’anus de l’autre enduite de gel, puis ils se capotèrent. Thomas se glissa facilement dans mon rectum, Toni eut plus de difficulté à empaler Ludo à qui il arracha plusieurs râles de douleur étouffés par mon sexe enfoncé dans sa gorge. Puis tels deux locomotives, ils nous pistonnèrent le cul d’abord lentement, puis plus vigoureusement à grands coups de reins venant buter contre nos arrière-trains. Le soleil tapait fort sur les peaux, j’entendais les uns et les autres souffler. Une pie piaillait dans un arbre à quelques mètres, un bruit lointain de tendeuse à gazon résonnait au loin. L’air mélangeait les senteurs du massif de fleurs tout proche et les effluves de nos aisselles. Plusieurs minutes passèrent ainsi sans que nous ne nous parlions, tous attentifs à donner du plaisir à son partenaire et à la montée du sien. Je sentais les valseuses de Thomas frapper mon entrejambe à chaque aller-retour de lui en moi.

Ce sont les enculeurs qui se déclarèrent les premiers s’approcher de la jouissance, je les suivis une trentaine de secondes plus tard, Ludo sollicita un petit délai pour nous rejoindre, les garçons ralentirent le rythme de leurs coups de boutoir et Ludo celui de ma pipe sur moi.

— Dans trente secondes pour moi, articula une minute plus tard avec difficulté Ludo la bouche bien embarrassée par mon dard chauffé au rouge.

— OK, alors, pompe-moi fort maintenant, dis-je.

— C’est bon pour moi, indiqua Thomas.

— Moi idem, haleta Toni… Tu donnes le top, Ludo.

— Quinze… dix… six, cinq, quatre, trois… gargouilla ce dernier.

Chacun s’arracha à l’envi de sa position, d’abord Thomas qui s’expulsa de moi qui me retirait de la bouche de Ludo, Toni se retira quasi simultanément du cul de Ludo, tous la main aussitôt sur la bite et la branlant frénétiquement. Les deux jeunes décapotèrent ensemble. A trois secondes près de différence entre nous, chacun gicla sa purée droit sur Ludovic au plus près de lui, en couinant, râlant, éructant, soufflant. Placé entre les cuisses de Ludo, Toni fusa jusqu’à la pomme d’Adam de celui-ci pour revenir au nombril, le jet de Thomas et le mien plus près de sa tête s’écrasèrent sur son visage, front, yeux, joues, menton, et celui de Ludo lui-même dans l’alignement de celui de Toni, mais en sens inverse : de son pubis à son sternum. Nous éclatâmes de rire et de satisfaction devant le résultat. Ludovic était couvert de sperme. Celui-ci se redressa en se débarbouillant le visage de ses mains.

— Super les mecs, on termine en feu d’artifice. Bravo.

— Un joli final… Quatre orgasmes simultanés, c’est rare.

— Le pied !

— Merci. Je n’oublierai pas.

— Je n’ai qu’un regret, conclut Ludo, c’est l’absence de photographe !

Là, ce furent les rires qui fusèrent. Il était seize heures trente. Bientôt l’heure du départ pour moi. Ludo et Thomas renteraient, eux, de nuit, profitant de la fin d’après-midi pour ranger la maison.

Sous nos yeux, Ludo s’installa à son ordinateur, actualisa avec notre accord par les clichés du matin le fichier numérique de sélection réalisé la veille, le copia sur trois clés USB, mit à la corbeille le contenu total de sa carte image, puis vida la totalité de la corbeille de son pc. Il remit à chacun sa clé USB. C’était un homme réglo.

Avant notre départ, les garçons le remercièrent ravis des deux jours passés à baiser et se baigner, et faire du sport, promettant de nous revoir, mais séparément puisque la règle du TP chez Ludo était de ne jamais retrouver les mêmes participants. Auparavant, discrètement, Ludo nous avait demandé à Thomas et moi-même de lui donner 200 €, Toni lui ayant "facturé" 600 € sa présence avec nous durant ces quarante-huit heures. C’était une bonne affaire compte tenu de sa plastique exceptionnelle et de la densité des exercices pratiqués.

Juste avant de partir, on fit, Ludo et moi, des photos sur fond de verdure de nos deux éphèbes qui nous avait fait tant jouir. Là, ils étaient habillés. Chacun pourrait les conserver et on leur promit de les leur envoyer. Le retour se fit avec des routes très encombrées, hélas. Aussi pour passer le temps, je fis parler Toni de ces retrouvailles avec Thomas. Histoire de connaître sa version à lui.

— En, seconde, j’avais été invité par un camarade de classe dans sa famille. Thomas était son frère. Il a trois ans de plus que moi, il a flashé sur moi. On avait fricoté dur ensemble, pendant une année... Il adorait ma queue. Puis on s’est perdu de vue quand il est parti en Londres faire une business-school. Il y a quatre ans, je dirais. Moi, je termine ma troisième année de droit, et j’habitais dans une résidence pour étudiants. C’est bien pour draguer, mais il y a trop de promiscuité. Depuis septembre dernier, j’ai pris un studio pour pouvoir baiser et recevoir qui je veux. Mais un logement à soi, c’est coûteux en région parisienne. Mes parents ont peu de moyens, je galérais. J’ai donc décidé de me faire un peu de fric avec ma bite. Fin février, je me suis inscrit sur un site d’escorts gay. En dépit de mon tarif d’entrée de jeu élevé - 300 € l’heure et 900 € la nuit - mais justifié, je pense, étant donné mes attributs sexuels, j’ai eu tellement d’appels dans les vingt-quatre heures qui ont suivi que j’ai immédiatement scratché mon inscription. Avec tous les appels reçus, j’avais des contacts pour m’occuper pendant plusieurs mois ! Et je ne me suis même pas remis sur le site, car j’ai deux mecs friqués qui se sont abonnés, si je puis dire : on a convenu de rendez-vous réguliers, avec un rabais sur le tarif. Je les vois tous les quinze jours ; un chaque semaine. Ça me fait deux cents euros d’assurés par semaine, 800 par mois. Ça va, la vie est belle, non ? En plus, ce sont des quadragénaires bien foutus, bien élevés, je ne vais pas me plaindre. Je les baise avec plaisir. D’autant qu’il y en a d’autres qui me relancent… Je n’ai plus de problèmes de fric. Je me fais deux mille euros par mois… Y'a seulement un planning serré à gérer. Les études en souffrent un peu, et j’ai du mal à voir les copains…

— Et les autres, hors abonnés, quels genres, quels âges ?

— Friqués d’abord, vu mon coût ! Mais tous âges, toutes races, toutes nationalités, et même des mecs résidant à l’étranger. Y’en a eu un qui m’a payé le TGV pour aller le retrouver à Londres, passer la nuit ! Un banquier arabe de trente ans, super beau mec, très bien monté ! Quelle nuit ! Je dois le revoir bientôt. J’ai quelques trentenaires beaux mecs pleins de sous qui me rappellent : des traders comme Thomas. Un plaisir ceux-là ! Les autres sont des quadras et quinquas. Peu de jeunes de mon âge évidemment.

— Et tu… acceptes tout ?

— Non, non… Pas de sado-maso-scato… Baise propre, quoi !

— Plutôt actif, j’imagine, avec un engin comme le tien...

— Oui, bien sûr. Mais j’aime bien me faire prendre aussi, tu sais…

— Et tu n’as jamais déchiré personne ?

— Non, non, c’est ma hantise, tu sais. Alors je doigte les gens longtemps au préalable… J’ai des godes de différentes grosseurs pour préparer les mecs… En fait, il n’y a de problème qu’avec ceux qui ont été très peu sodomisés, ou les puceaux.

— Tu as dépucelé des mecs ?

— Oui, des jeunes… J’adore ça d’ailleurs… Je suis très doux, toujours.

— Et les vieux, ça ne te pose pas de baiser avec eux ?

— J’en ai rencontré deux trois vraiment vieux, soixante-dix ans au moins. Eux, j’exige vraiment 300 euros l’heure et ils acceptent ! L’âge me soucie peu, c’est le physique qui peut me gêner. Les grassouillets, ventripotents et obèses, je ne peux pas baiser avec eux. C’est une vraie répulsion. Si c’est moi qui me rends chez eux, je les laisse me tripoter quelques minutes, puis je leur dis que je ne souhaite pas rester, et je me tire. S’ils sont venus chez moi, je les laisse me faire une pipe, c’est tout. Pour cent euros. Après, je les vire.

— Ça doit les vexer sacrément ! Et dans les premiers appels, donc, il y a eu Thomas…

— Oui, incroyable ! Tout à fait par hasard, il avait consulté ce site le soir même où je me suis inscrit. Je crois qu’il a été le troisième à me contacter. Tu parles d’un hasard ! Le surlendemain, je m’étais retiré du site ! Il est tombé sur mon offre avec une photo de moi depuis ma bite jusqu’au bas de mon visage, et je ne sais comment, il a tout de suite deviné que c’était moi. Il m’a contacté : il a été mon troisième client !

— Tu l’as fait payer ?

— Ouais, j’avais vraiment besoin de fric, tu sais. J’avais en plus du coût du loyer une grosse dette stupide de poker. Pas avec des homos, sinon j’aurais pu payer en nature, j’imagine. Et puis Thomas gagne super bien sa vie. Je lui fais un prix spécial quand même. Gratos une fois même, c’était son anniversaire, c’est un plaisir de baiser avec lui. Pour ce week-end aussi, d’ailleurs, je vous ai fait un prix à cause de lui. Une partouze avec trois personnes tout un week-end, j’aurais pu vous demander 1'000 euros chacun, tu sais : pour une baise effrénée durant deux jours comme celle que j’ai vécue, ce n’aurait pas été cher. Mais je ne regrette pas de vous avoir fait un gros rabais, j’aime bien baiser avec Thomas, vous deux avez été super-sympas et chauds, le week-end restera un bon souvenir. A renouveler peut-être un jour…

Là-dessus, il s’endormit sur son siège.