Djé (01)

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Djé (01)
Texte paru le 2018-08-14 par Charly Chast   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Djé

Il y a peu de temps je tombais sur le net sur une photo (truquée) accompagnée d'un texte sur le thème de la chasteté masculine… Un groupe de garçons gays invitent un garçon hétéro pour deux semaines de vacances… Un des garçons porte une cage de chasteté, les autres en mettent une aussi, il se sent obligé de faire de même… un des garçons sera libéré par jour, mais il y a 14 garçons et il ne reste que 13 jours…
J'ai lu le texte, il m'a inspiré, voilà ce que j'en ai fait… En cinq épisodes, oui au départ il y avait cinq épisodes… Puis j'ai brodé, aujourd'hui il y en a bien plus. Initialement le texte avait été diffusé sous le titre Groupe de vacances’’, je le présente ici sous le titre Djé, finalement ce sont les aventures de Djé !


Épisode 1 : LES PRÉSENTATIONS


L'appartement était spacieux et très lumineux. Trois belles chambres une grande salle de bain, et un très grand salon avec canapé, trois fauteuils, table basse, télé lecteur Blu-ray et coin cuisine… Le rêve… pour trois locataires… C'était un des deux locataires, Denis, qui me faisait visiter, ils étaient arrivés moins d'une semaine plus tôt et avaient déjà pris leurs marques !

— Là, c'est ma chambre… me dit-il en ouvrant une porte.

— … là, c'est la chambre à Dominique, tu ne le connais pas encore, il ne devrait plus tarder, tu verras, il est sympa, bon on va pas ouvrir sa chambre en son absence ce ne serait pas correct…

et se dirigeant vers la porte suivante :

—… et là, c'est la troisième chambre, elle est libre, comme tu peux voir, elle est déjà meublée, un lit, un grand placard, table de nuit, prise téléphone internet…

Il me laissait regarder longuement et reprenait :

—… les prises téléphoniques sont indépendantes, si tu veux t'en servir, tu devras prendre un abonnement, c'est facile, rapide et il y a des forfaits… c'est pas cher…

La visite se continuait, au fond du couloir, porte de gauche, les WC, au fond du couloir, un autre grand placard, et la dernière porte au fond à droite ouvrait sur une grande salle de bain. Deux beaux lavabos avec miroir, en face, des étagères pour ranger les serviettes et tout le linge de toilette, à côté, sur tout le mur, un gigantesque miroir de plus de deux mètres de haut et autant de large, en face deux douches non séparées un peu comme les douches collectives qu'on trouve dans les vestiaires…

—… les WC et la salle de bain sont séparés, je trouve ça plus agréable, non ?

J'acquiesçais de la tête à tous ses commentaires avec un grand sourire, c'était le rêve, mon premier colocataire avait l'air cool et si l'autre était pareil ça allait être vraiment bien ! Surtout que le contrat de location était déjà signé, j'avais plus le choix, et je pensais que j'avais probablement eu beaucoup de chance.

— Ça a l'air cool !

Je jetais mes valises dans un coin et me laissais tomber sur mon lit sur le dos.

— Les lits sont bons et en plus il y a même les draps, les couvertures… T'as plus qu'à t'installer !

Je lui répondais avec un grand sourire…

— je te propose un café ?

— la vaisselle aussi est fournie ?

— Oui, c'est livré clefs en main, bon la télé et la vidéo c'est à moi, je les avais, alors c'était moins cher que de louer…

— Alors ce café ?

On se retrouvait autour du café, moi sur le canapé, Denis sur un fauteuil en face… La porte s'ouvrait bruyamment. On entendait une voix joyeuse et forte…

— Ça y est je suis à la maison ! Eh Denis ? Tu n'as pas oublié que notre colocataire doit aménager aujourd'hui. J’espère que tu es présentable, ça ferait désordre, il pourrait se demander dans quelle bande de délurés il est tombé, le pauvre, surtout que je suis prêt à le parier, il n'est certainement pas…

Il me voyait sur le canapé ! Je lui faisais bonjour de la main, il s'approchait l'air joyeux pour me serrer la main…

— Yo mec ! moi c'est Dominique, ça va toi ? Comment t'as trouvé l'appart ? Ta chambre te plaît ? Denis t'a bien fait tout visiter ? T'as quel âge ? Tu fais du sport ? C'est quoi comme études que t'as choisi ? Tu fumes ? Tu picoles ?

— C'est bon, laisse-le respirer, cool mec, cool !

— Ouais, excuse-moi, je vais un peu vite en besogne, t'écoutes quoi comme musique ? (en rigolant et en regardant Denis), on a tout le temps pour faire connaissance ! Moi, c'est Dominique !

— Jérémy, enchanté !

Il se joignait à nous pour le café, on passait une bonne partie de l'après-midi à faire connaissance. Je ne fume pas, ce qui les rassurait. J'aime bien picoler de temps en temps quand on fait la fête, ça aussi ça les rassurait. On faisait tout les trois du sport, Denis de la natation, Dominique du hand, moi de la gym et de la course. On avait tous les trois une allure plutôt sportive, moi avec mon mètre soixante-quinze, Denis à peine plus grand que moi et Dominique son mètre quatre-vingt. Trois beaux garçons, célibataires, libres… Deux colocataires qui semblaient très cool, l'année s'annonçait décidément prometteuse !

On abordait aussi le côté économique, histoire de régler une bonne fois pour toutes ce problème, aucun d'entre nous n'était riche, mais si on ne faisait pas trop d’excès on devait pouvoir passer l'année sans avoir à se priver… Tout était OK, cool, le pied quoi !

Dominique proposait qu'on se fasse une pizza, il connaissait une bonne pizzeria, très grand choix, garniture riche et généreuse, et prix très abordable. Il nous offrait le vin… Pour fêter ça ! Comme il nous dit !

On parlait toute la soirée puis on rentrait, la nuit avançait et même si demain il n'y avait pas cours, la fatigue se faisait sentir. Je faisais mon lit et me couchais. Pour le reste… On verra demain !

Dans la nuit, je me réveillais, envie de pisser, en allant aux WC, je passais devant la porte de la chambre à Dominique. Elle était entre-ouverte, par réflexe j'y jetais un œil rapide, la chambre me semblait vide… Je me disais… …le petit cachottier, il avait un rendez-vous dont il n'a pas voulu nous parler… Puis je passais devant la chambre de Denis et là, j'entendais ce qui me semblait être des gémissements, un court instant je tendais l'oreille… Oh oui vas y, c'est bon…. Je pouffais de rire… décidément ces deux là, ce sont des chauds lapins, l'un est parti courir la gueuse (comme on dit chez moi) et l'autre invite sa copine chez lui… De toutes évidences avec ces deux là on risquait de passer de bons moments. Ça va être une très bonne année !

Au petit matin, mes deux colocataires étaient déjà levés, et avaient préparé le petit déjeuner, c'est dans une odeur de café que je me réveillais ; installés sur la table de la cuisine, me voyant, ils m'invitaient à les joindre de la main tout en me faisant un grand sourire.

— On ne savait pas s'il fallait te réveiller…

— Café, pain grillé, confiture… Arrive, on t'attend !

Je les saluais et m'installais avec eux. On parlait de la soirée d'hier, de ce qu'on pourrait faire aujourd'hui, et très vite je leur racontais, l'air faussement suspicieux, le petit événement de la nuit… Dominique devenait subitement tout pâle alors que Denis lui devenait tout rouge, tout en se regardant, visiblement embarrassés… Je continuais alors…

— Eh, faut pas vous mettre la cervelle en huit les mecs, ça va j'ai compris, y a pas de problème, moi c'est pareil, on reste discrets c'est tout… Tout va bien, on est entre mecs, c'est normal, c'est cool, tout va bien !

Mes deux camarades retrouvaient leurs couleurs naturelles et on terminait notre petit déjeuner tranquillement.

— Bon si personne n'a rien de prévu, on pourrait se faire une promenade au parc, puis on traverse la forêt, et, juste derrière la forêt il y a une jolie rivière et toute une zone dont les berges sont autorisées au naturisme… Ça vous tente ?

— Ça, c'est une bonne idée, il va faire un temps magnifique, on pourrait se faire bronzer, j'en suis…

— Pareil, j'adore me baigner, et c'est vrai qu'il va faire beau !

Il était tôt, il faisait beau, et je proposais un petit footing ! L'idée leur plaisait et on se retrouvait donc dans la rue, en tenue de sport… échauffement, on commençait doucement puis c'était parti, on se suivait, on se retrouvait côte à côte on se doublait l'un l'autre puis on se rattrapait, après un circuit de huit kilomètres je leur lançais… maintenant on fait la course, c'est le premier qui arrive… et je commençais à accélérer, ils en faisaient de même, mais à la course je suis bon et je les distançais rapidement, on était à fond, j'arrivais en premier… Et j'entrais sans attendre.

Je me retrouvais en premier dans la salle de bain pour la douche matinale, Dominique arrivait peu après et on se savonnait de concert.

— Tu fais de la course depuis longtemps ?

— Depuis que je suis gamin.

— Tu es bon, y avait pas moyen de te rattraper ! On pourrait faire ça tous les matins si ça te tente ?

— C'est une idée ça, pourquoi pas ? Ça met en forme pour le reste de la journée !

Dans ma tête, je me disais, il est rudement bien foutu et il doit être plus gros que moi, peut-être pas beaucoup, mais un peu tout de même (évidemment, je comparais, les mecs ils font toujours ça sous la douche)… Il commençait à bander, juste un peu, j'essayais de me contrôler, je commençais à bander aussi… On se retrouvait avec… une grosse molle… entre les jambes qui se balançait pesamment, on en restait là… Ouf !

Denis arrivait finalement à son tour, même comparaison, il devait lui aussi être dans les mêmes tailles, plus petit peut-être, mais à peine ! Je voyais à son regard qu'il faisait lui aussi la comparaison, j'avais pas à rougir, je fais plus de 20 cm et je me disais que finalement si on était tous les trois dans la même catégorie, au moins, ça ne ferait pas de jaloux ! Il avait comme nous la même réaction et se retrouvait avec une grosse molle qui pendait entre ses jambes !

— Bande de lâcheurs ! Vous auriez pu m'attendre !

— C'est seulement maintenant que tu arrives toi ?

— Il s'est arrêté chez le fleuriste pour discuter ce branleur !

J'avais remarqué une belle blonde à grosse poitrine qui était vendeuse chez ce fleuriste. Si ça commence comme ça, on va se faire de la concurrence… Mais bon, c'est pas grave, des potes, c'est plus important qu'une fille…

En fait, on était tous un peu gênés, c'était la première fois qu'on se voyait à poil… Je passais une serviette autour de moi pour me brosser les dents, me raser, me coiffer, alors que les deux lascars eux restaient à poil !

— J'aime bien être à poil moi, pas vous ?

— Et bien reste comme ça, si tu veux !

— À la rivière, on sera en plus au soleil !

— Faudrait pas me le dire deux fois ça !

On se mettait tous les trois à rigoler en terminant de se préparer, Dominique repartait de la salle de bain à poil, Denis et moi avions par réflexe notre serviette autour des hanches en guise de pagne !

Dans le reste de matinée, je m'installais, vidais mon sac et rangeais mes vêtements. Les deux autres mettaient de l'ordre dans leurs cours, leurs livres, vaquaient à leurs occupations… En fin de matinée, on allait tous les trois faire quelques courses (faut bien manger !) on préparait le repas qu'on prenait tous ensemble, puis on se réservait un moment pour la digestion.

Au début de l'après-midi, en tenue de sport, sac à dos léger sur les épaules, on était fin prêts pour notre après-midi bronzette… J'aime bien faire du naturisme, on peut mater les filles qui évidemment sont à poil aussi, sinon elles vont se faire bronze ailleurs ! C'est cool, avec des potes c'est encore mieux, l'idéal bien sûr c'est avec une fille… Mais bon, on prend ce qu'on a… !

Trois beaux gaillards comme nous, jeunes et sportifs, on faisait la route en footing sans faire la course, le parc était bondé, la forêt était fraîche, et la rivière… l'eau semblait chanter entre les cailloux en nous attendant… L'idée de voir des filles à poil me rendait poète… On retirait rapidement nos vêtements pour s'installer dans un petit coin au soleil, et je partais faire une reconnaissance des lieux… Je revenais un bon moment plus tard en faisant la gueule… Il n'y avait que des mecs !

Sans rien dire, je retrouvais mes potes qui s'étaient installés et prenaient le soleil, l'un écoutait de la musique, l'autre lisait, ils étaient allongés sur leur serviette l'un sur le dos, l'autre sur le ventre avec son livre entre les mains. Je m'asseyais sur ma serviette, regardais à droite puis à gauche, pas une fille ! Merde ! Fais chier ! …Pfrrrr ! Grrr !

Au bout d'une heure qui me semblait une éternité, Dominique, retirait ses écouteurs…

— Et si on allait se baigner ?…

Sans attendre la réponse, il se levait et se dirigeait vers la rivière.

— Bonne idée, on n'est pas là pour rigoler !

Il se levait à son tour et suivait son camarade, je ne levais même pas les yeux pour les voir s'éloigner… Denis me lançait…

— Et bien alors Jérémy, t'attends quoi ?

J'entendais le bruit d'un plongeon suivi d'un autre. Je les rejoignais, le coin était joli, il y avait un peu de fond et je plongeais à mon tour. On jouait un moment en s'arrosant, l'un nageait sous l'eau pour m'attraper les pieds, me renversait…, bref on passait un bon moment a chahuter et à rigoler, j'avais même oublié qu'il n'y avait pas de filles.

En sortant de l'eau, je remarquais, il aurait été difficile de ne pas le remarquer que mes deux camarades bandaient ferme… ! Voyant leurs pénis bien droits, bien raides, bien fermes, j'étais tout de même un peu surpris, pas envieux, j'ai la même chose à la maison, mais surpris. Eux, pas gênés, ils arboraient fièrement leur membre viril sans essayer de se dissimuler ! Avant d'avoir le temps de réagir, je me rendais compte que je bandais aussi ! Et moi aussi, bien ferme, bien dur, bien droit ! Je faisais comme eux, je n'essayais pas de me cacher. Je remarquais que plus loin d'autres hommes étaient tout aussi en forme que nous, et nous regardaient avec insistance ! Ça commençait à m'amuser ! Je ne pensais plus aux filles !

On remontait ainsi jusqu'à nos serviettes et nous nous allongions tous les trois sur le dos. Denis lançait les hostilités !

— Alors les mecs, on a l'air en forme…

— Ouais, mais moi j'ai pas baisé cette nuit…

Ils éclataient de rire !

— Dis-moi Djé, elle fait combien la tienne ?

— Un peu plus de 20 cm !

— C'est réaliste, on est de la même taille, et je fais mes 20 bons cm aussi !

Mon surnom était trouvé, ils allaient maintenant m'appeler Djé.

— C'est bon de bander, comme ça, sans rien faire ! Cool !

— Sans même essayer de se branler !

— C'est d'autant plus facile de bander bien ferme que moi j'ai pas joui depuis quelques jours, moi ! J'ai pas osé me branler cette nuit de peur que vous ne m'entendiez, et sous la douche, pareil, j'étais pas seul… C'est pas comme Monsieur et Monsieur !

En terminant de dire cela je regardais l'un puis l'autre.

— Bon tu as découvert notre petit secret…

— Petit secret, c'est un secret de polichinelle !

— Bon tout le monde n'est pas au courant tout de même !

— C'est pas un secret ça, ça se devine au premier coup d'œil !

Mes deux camarades ne disaient plus rien d'un coup ! Et je continuais !

— Tout le monde le devine, votre secret ! Vous avez vu votre allure !

— Merci, ça fait plaisir, on me l'avait jamais sorti celle-là !

— Moi non plus !

— J'ai compris, c'est une blague, il nous fait marcher !

Denis pouffait de rire suivi par Dominique qui en me regardant me lançait…

— T'es un farceur toi !

Ils reposaient leur tête sur leur sac qui servait d'oreiller tout en se marrant ! J'en faisais de même en me disant… (n'importe quoi, c'est vraiment parler pour ne rien dire)… quand Denis…

— Et puis de toute façon, si tu voulais vraiment te vider les couilles, tu n'avais qu'à nous rejoindre…

En une fraction de seconde, je m'étais relevé, et j'étais assis à leurs pieds à les regarder, les yeux écarquillés.

— Parce que cette nuit c'était vous, vous deux, vous deux tous les deux… ensemble ?

— Ben oui !

— Bien sûr !

— T'avais compris quoi ?

Je restais un moment la bouche ouverte, essayant de mettre de l'ordre dans ce que je venais d'entendre ! J'essayais de répondre…

— Moi, mais, c'est que, j'avais pensé, que lui, mais pas que non, évidemment, pas ça… Euhhh…

Mes deux camarades éclataient de rire !

— Non, vous faites chier les mecs, j'avais pensé que l'un était sorti voir sa copine alors que l'autre avait invité la sienne ! Voilà, eh bien non, c'était pas ça !

Un court silence, puis… Dominique éclatait de rire, mais là, il était plié de rire…

— Ça y est, j'ai compris, tout à l'heure quand tu nous disais… C'est pas un secret ça, ça se devine au premier coup d'œil… Vous avez vu votre allure… (Il riait tellement qu'il n'arrivait plus à parler)… on ne parlait pas de la même chose !

— Moi aussi je croyais qu'il voulait nous faire croire qu'on avait l'air efféminés…

Denis aussi riait de bon cœur. Moi je ne riais plus, je les regardais l'air presque méchant, fronçant les sourcils !

— Alors ce matin quand tu nous as dit (… moi c'est pareil… Tout va bien, on est entre mecs…) tu pensais qu'on s'intéressait aux filles ?

Il riait tellement que, allongé sur le ventre il frappait le sol avec son poing, et il en pleurait !

— Moi j'avais compris autre chose…

Dominique lui aussi se roulait par terre, aucun des deux ne bandait plus ! Je continuais à les regarder en faisant les gros yeux. Reprenant difficilement son souffle Dominique tentait de se relever et après plusieurs tentatives y parvenait, son visage était rouge, mais pas de confusion… il me regardait et, essayant de se contrôler, il attrapait le bras de son camarade en disant…

— Denis arrête, Denis, là, il ne rigole pas, Denis, il fait la gueule, là, il y a un problème… !

Denis se relevait, il était tout rouge et ce n'était pas le soleil, il était en larme et il n'était pas triste… Il reprenait son souffle, difficilement, pouffait deux ou trois fois avant de pouvoir se contrôler… Puis, finalement, tentait de me parler sans me regarder…

— Bon, écoute Djé (il reprenait son souffle et essayait de ne pas rigoler) j'espère que ça va pas poser trop de problèmes entre nous, on te trouve plutôt sympa, même si tu es hétéro, il ne faudrait pas que…

Il me regardait, ses yeux sortaient de sa tête, pouffait de rire de nouveau encore plus fort, il se laissait retomber sur le dos en me montrant du doigt et en me disant…

— En tout cas, tu bandes toujours toi… !

Dominique qui n'avait pas remarqué le détail, embarrassé qu'il était de me regarder, voyant la chose pouffait de rire à son tour. Et c'était reparti… Ils étaient tous les deux pliés de rire par terre… Je finissais par rigoler à mon tour… On était trois sur ce coup et il nous a fallu un bon moment avant de reprendre notre calme… Évidemment, je n'étais pas fâché, j'étais juste surpris, et un moment j'avais l'impression de passer pour un con. Mais bon, après une heure à rigoler, je n'étais plus, mais vraiment plus fâché du tout !

Ils étaient sympas, sous la douche ça s'était bien passé, j'étais un peu gêné, mais c'était normal, c'était aussi la première fois qu'on se voyait à poil. La prochaine fois, maintenant qu'on s'est vu bien en forme, on ne devrait plus en faire aucun cas. Ils n'avaient pas eu un geste de travers, pas un geste déplacé, et c'était certainement l'endroit le plus sensible. Pour le reste… il n'y a aucune raison pour que ça se passe mal ! C'était mes potes et ils le resteraient !