Fusion en blanc et noir

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Numéro 109

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 109
Date de parution originale: Novembre 2000

Date de publication/archivage: 2012-08-14

Auteur: Georges
Titre: Fusion en blanc et noir
Rubrique: Obsédés textuels, mais sensuels

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Ce texte a été lu 6338 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


J'étais allé passer un week-end dans un petit bungalow les pieds dans l’eau. Le samedi après-midi, je décidai de faire une petite sieste sur le sable chaud, sous un parasol. J’allais m'endormir quand une voix m’interpella: "As salaam aleikum!"

J'aperçois un grand type moulé dans un jean et portant une veste de cuisinier. Je l’invite à s'asseoir pour faire connaissance, mais il me dit au bout de cinq minutes qu’il doit regagner les cuisines. On s’échange nos prénoms, Georges et Souleymane. Il est beau, il a l’air bien monté, je me mets à rêver... Il ajoute qu’il passera me voir à mon bungalow vers seize heures.

Après le bain, je m’empresse d’être à l’heure et de préparer cigarettes et scotch. Allongé sur le lit, mon cœur bat la chamade. J’ai peur qu’il ne vienne pas, que mes fantasmes ne restent que ce qu’ils sont. Après tout, je suis quand même plus âgé que lui...

À quatre heures piles, il est là, entrant dans ma chambre comme un félin. Il porte un tee-shirt noir et son jean blanc faire ressortir le galbe bandant de ses fesses. Je l’invite à s’asseoir. Je suis torse nu avec simplement un short de sport. Les volets sont clos, seule une veilleuse est allumée... Nous buvons, il accepte une cigarette. Il s’étire avec volupté, comme un chat. Ses longues jambes gonflent son jean, ses cuisses tendent l’étoffe, je suis excité. Je n’ai pas manqué de remarquer que Souleymane a pris la peine de tourner la clef après être entré... Je ne sais quelle attitude prendre lorsque j’aperçois une belle bosse entre ses jambes: il bande comme un cheval, le félin! Je lève les yeux vers lui: il a l’air confus.

— Dis donc, Souleymane, c’est quoi, ça?

— Pourquoi? Ça t’intéresse?

Empoignant son paquet à pleine main, je lui réponds:

— Et pour sûr! J'en mangerais bien un morceau, monsieur le cuisinier!

D’un coup, tout s’enchaîne très vite. Souleymane enlève son tee-shirt et vient s'asseoir près de moi, sur le lit. Sans un mot, nos deux bouches se trouvent et nous entamons un baiser de star qui dure une éternité. Il me bouffe la langue et je sens la chaleur qui monte. Bien obligé d'allumer la clim'. Il bande toujours aussi fort dans son bêne. Aucun slip n’enserre son pieu brûlant. Nos mains glissent fébrilement sur nos corps respectifs sans que nous cessions de nous rouler gamelle sur gamelle. Souleymane aime les caresses. Nous prenons le temps de laisser monter en nous le désir jusqu’à ce que nos sens s’enflamment comme de l’amadou. Il me chuchote à l'oreille des “je t’aime” surprenants, qu’on n’entendrait pas à Paris... D’une main experte, il fait glisser mon short et je me retrouve à poil. À son tour, il se défringue devant mes yeux exorbités de désir. Je découvre un merveilleux braquemart trônant sur une paire de couilles peu poilues, ainsi qu’un cul d’athlète, le tout d’un noir luisant qui me fascine. Sa queue fait bien du 19cm. Grosse, mais point trop! Elle est bien dressée, légèrement en oblique. Je me dis que je vais bientôt la sentir passer! J’admire ses fesses et ses cuisses fuselées, dures et sèches. Il me dit qu’il fait du foot et, de fait, je constate que ses mollets ont plusieurs cicatrices.

Je lui demande de se placer debout, face à moi, afin de contempler la splendeur de ce beau mâle brûlant d’un désir évident. Tout en restant assis sur le lit, je lui attrape le pieu d’une bouche vorace afin de lui octroyer une méga-pipe. Mes mains palpent ses fesses fermes et je fais glisser un index vers la raie de son cul. Je lui demande si c’est sa première baise avec un mec, mais il me répond qu’il a déjà eu une aventure. Une simple branlette en fait. Aujourd’hui, il veut aller plus loin... Nous nous allongeons sur le lit sans que je ne cesse un instant de le pomper. Je m’aperçois vite que le 69 ne lui dit rien: c’est mon cul qui l’intéresse, pas ma bite. Pas de problème! Je lui titille le bout du gland afin qu’il soit bien raide, avant de lui enfiler un préservatif.

Très vite, il veut me prendre par-derrière et m’invite à me placer à plat ventre. Un peu de lubrifiant sur son gland et sur ma pastille, et le voilà qui me défonce d’un violent coup de reins. Je me sens comme transpercé. Sa tige courbée m’arrache un cri, mais il a su négocier le virage, et je sens ses couilles frotter contre mon cul alors qu’il commence à me limer. Je sens ses muscles qui se raidissent, son souffle qui s’accélère. La clim' n’arrive pas à suivre: nous sommes ruisselants de sueur. Ses mains, des épaules, glissent à mes seins, pinçant tendrement les tétons, puis descendent plus bas, happant mes couilles et ma queue. Nous sommes au bord de l’orgasme. Tout d’un coup, il éclate, s’effondrant sur moi dans un long rauquement alors que j’inonde sa main de mon foutre.

Il reste longtemps étendu sur moi; je sens son cœur battre rapidement, puis s’apaiser. Je le redresse afin de contempler son beau visage. Il m'embrasse tout en étalant le foutre qu’il avait dans les mains sur ma poitrine Je suis au ciel. Ou presque. Mais l'heure a tourné. Il doit rejoindre son boulot. Nous finissons par nous retrouver sous la douche. C’est un demi-dieu noir, et ses muscles, naturels et secs, n’ont rien de ceux d’un bodybuildé. Impossible de ne pas rebander devant tant de beauté... Il me quitte en me disant: “À tout à l’heure, après le dîner!”

Le temps m’a paru très long jusqu’à vingt-trois heures. Il entre enfin, rayonnant, et je crois sentir que notre petite partie de tout à l’heure n’a été qu’un hors-d'œuvre. Après une ou deux clopes, nous ne tenons plus. Pourtant, il me prévient qu’il doit partir avant une heure du matin; après, on ne peut plus sortir de l’hôtel, et il doit rejoindra famille. C’est drôle, mais je sens que Souleymane va devenir mon mec. Ayant lui, j’ai bien sûr connu pas mal d’Africains, souvent très bien montés, mais la plupart ne s'intéressaient qu’à mon cul, et tout ce qu’ils voulaient, c’est s’éclater un max en m’éclatant le trou. Je gardais toujours un goût amer d’inachevé. Je sens qu’avec Souleymane, même s’il aime bien me prendre, nous sommes sur la même longueur d’ondes: nos gestes sont des gestes d’amour, et nous savons attendre, l’un et l’autre, afin que grandisse peu à peu le désir et dure le plaisir.

Je me déshabille rapidement et lui paluche le fessier. Je cherche fébrilement à déboutonner sa braguette. Elle est là, toute chaude, toute frétillante, prête a être gobée et léchée, ce que je m’empresse de faire, assis sur mon lit. Il finit enfin par ôter son jean et nous voilà à poil tous les deux, impatients de nous serrer l’un contre l’autre. Sa queue me semble encore plus dure que la première fois, nous glissons l’un contre l’autre, fous de désir, nous nous embrassons à en perdre haleine. Nos corps sont luisants de sueur. Je lui propose enfin de m’enculer face à face, afin que je puisse le contempler pendant qu’il me baise. Je m’allonge sur le dos, un coussin sous les reins, et il s’agenouille devant moi. Je vois sa queue massive, tendue à mort, obliquant un peu vers la droite. Il se vêt d'une capote et me lubrifie la pastielle, puis il positionne son membre tout contre mon trou: c'est beau à voir! Il reste ainsi quelques secondes, faisant monter la pression. Enfin, d’un unique coup de reins, il s’enfonce en moi, sans me faire mal. Il se rapproche de moi pour mieux me transpercer jusqu’à la garde. J’ai ses fesses entre ses cuisses dont les muscles saillent. Mon bel étalon peut désormais me besogner tout à son aise. Il a gardé sa chaîne en or et, parfois, la mord de plaisir. Tout son corps, tous ses muscles sont en action. J’en prends plein les mirettes en même temps que plein le cul, ses abdos, ses pecs humides, sa queue qui me laboure. Je n’ai jamais été aussi excité, aussi ouvert Nous éclatons en même temps dans un râle de bonheur divin.

— Je t’aime, Georges!

— Moi aussi, Souleymane!

Depuis, j’ai loué une maison au bord de l’eau.


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