J'l'ai ramassé à Vincennes...

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Numéro 100

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 100
Date de parution originale: Juin 1999

Date de publication/archivage: 2012-09-23

Auteur: anonyme
Titre: J'l'ai ramassé à Vincennes...
Rubrique: L'uniforme fait l'homme

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Ce texte a été lu 4945 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


En uniforme, ou plutôt en treillis, avec aux pieds des baskets qui ont dû fouler bien des champs de batailles, le mâle court à pas lourds sur le chemin qui borde le bois. Il est juste un peu trop tard pour qu’il ne soit intéressé que par le sport. Ce bois-là n’est pas seulement un bois où on vient tester ses petites foulées. Si on mesure son souffle à Vincennes, la nuit tombée, c’est pour avaler des bites ou bourrer des culs de salope. Et vice versa, pour se faire pomper et donner son fion à une matraque de chair croisée au hasard des chemins forestiers. Je l’aborde d’un sourire, au milieu d’une de ses pauses. Depuis toujours je sais que les hommes trop beaux ne se font pas tellement aborder parce qu’ils font peur au commun des mortels.

Il me regarde, se secoue la queue qui ballotte dans le short, s’ébroue la sueur comme un animal et avec des yeux qui en disent plus long que tous les mots, m’invite à le suivre. Je pose ma main sur sa queue dès qu’il s’arrête. Il enlève son sweat-shirt pour le poser sur une branche et se met à fouiller dans ma braguette. Il passe aussitôt vers mon sillon fessier et écarte d’un doigt expert mon entre-fesses lisse. Il engage un doigt et je cède tout de suite devant la justesse de son intention. Il baisse complètement son short: il est nu, au milieu de la nature, sa colonne au garde-à-vous. Il se décalotte un peu, me tire contre lui. J’ai la cuisse contre sa cuisse et je tente de ne pas descendre trop vite vers ses couilles légèrement velues, et ma foi assez petites. Je ne veux pas passer pour un affamé. Je gobe lentement, elles sont dures comme des cailloux, je les léchouille doucement tandis que j’entends un râle.

— Pompe-moi le jonc, pompe, mec...

Je remonte sur l’engin, je l’enduis de salive. De sa main posée sur ma tête, il donne le départ de cette méga-pipe baveuse. De l’autre, il trifouille dans ma rosette et masse le contour lisse à la salive.

Le contraste entre la taille de l’engin et celle de ses couilles est plus que surprenant. Elle semble prendre encore quelques millimètres en cognant l’intérieur de ma bouche. Je fais glisser son gland d’un côté, puis de l’autre et je le pompe très serré ensuite en faisant tourner ma langue.

Je glisse une main sur sa raie, surpris qu’il ne me rejette pas, je m’enhardis, je l’aide à s’enfoncer peu à peu dans ma bouche, et je le doigte sur le rebord, tandis que son index et son majeur se frayent un chemin dans mon conduit à moi. Je pousse, je sais que je peux me faire doigter facilement si on me rend le fion souple; et sa dextérité me comble. Il semble palper l’intérieur de ce qu’il va exploser, puis il enlève sa main de ma tête pour venir fouiller mon cul plus sévèrement.

Je suis plié en deux, je me déchaîne sur sa bite et lui arrache de petits gémissements. Je me défonce la glotte avec son mastard, je veux le faire dégorger avant de l’emmener chez moi, je veux qu’il ait envie de me dégommer le trou tranquille et pas vite fait entre deux arbres. Je souffle un peu de mon haleine chaude sur son gland prêt à exploser, je flatte les couilles de mes mains, je me les colle dans la bouche et reviens bouffer comme un affamé son mastard plein de ma salive.

Je suis tellement décidé à le lui vider que j’accélère le rythme en accompagnant ma vidange d’une branlette serrée, et je dirige son jet de jus brûlant vers les arbres, ébahi par la quantité de foutre qui en sort, et alors que ses doigts dans mon cul s’enfoncent de cinq bons centimètres, m’arrachant un petit cri parce que mon fion n’a pas été lubrifié.

Après s’être vidé, il commence à blaguer en me reprochant de l’avoir allumé sans me laisser troncher. Je lui dis que j’ai toute la nuit, qu’on peut la passer chez moi. Il me dit OK, mais qu’il doit rejoindre son unité avant 6h30.

Je me rends compte que je ne vous l’ai pas décrit, et tant pis si ma lettre pour quelques lignes n’a pas le ton de celles que vous recevez d’habitude. Sans vous chantonner les refrains de Piaf, je peux dire que mon légionnaire est un pur concentré de virilité, cachant avec maladresse une âme d’enfant abandonné. Un être assoiffé de sexe comme de câlins, capable de passer en l’intervalle de quelques secondes, d’un cri bestial à un gémissement qu’il étouffe en offrant un baiser. Le crâne rasé avec les oreilles bien dégagées façon GI, des sourcils plantés assez bas pour souligner un regard d’un bleu métallique, presque chromé, un nez cassé dans les combats, une bouche pulpeuse et pas trop régulière, voilà pour le visage que j’ai embrassé. Quant au corps, il m’est difficile de trouver les mots: je dirai que j’ai eu envie de le lécher tout de suite, que chaque muscle recouvert d’une peau de satin bronzé a l’air poli au corps-à-corps, que la masse de son corps se fait légère quand je le serre dans mes bras. Car quand nous sommes rentrés chez moi, il a eu envie de me faire l’amour très tendrement, au moins au début. Il s’est foutu à poil, m’a embrassé un peu partout, en remontant de mes pieds jusqu’à mon cou, et a même esquissé une pipe, pas terrible, mais émouvante, un peu comme un ado amateur mais sans expérience. Je l’ai à mon tour repompé pour le faire rebander, et je me suis retourné pour qu’il voit bien mes fesses sortir de mon fute, pour que l’envie de me fourrer lui revienne en tête sans perdre de temps. Je mets les genoux sur le canapé, le cul en l’air, et je saisis du gel dans mon flacon verseur pour lui prouver que je ne suis pas qu’un allumeur. Je lui tends une capote et je me fourre un gode petit volume qui traîne à côté du gel. Comme ça il peut me la carrer sans peine. Il me gode un peu en bougeant, il cogne un peu au fond, il retire et il vient niquer en me tenant par les hanches. Il hésite un peu au début et se laisse aller.

— Putain, ça c’est de la femelle, ta chatte elle aspire ma bite...

Je sens qu’il crache un peu et qu’il se met à ramoner comme un pro. Cette fois, je serre mon boyau sur toute la longueur de sa queue, je donne mon cul comme j’ai donné ma gorge, alors qu’il s’accroche à mes hanches. Quand je passe la tête en-dessous, je vois ses petites valseuses serrées qui cognent contre le bas de mon fion, et ses cuisses épaisses. Il se tient plié, puis il me dit de me foutre à quatre pattes par terre, sur le carrelage. Il me claque un peu mon cratère béant en balançant des “putain” et des “ouais t’es une bonne chienne” qui me rendent encore plus offert. Et il revient m’emmancher comme une brute. Mes genoux cognent sur les carreaux mais je m’en fiche, tout le plaisir vient de mon trou, je me recule presque sur son pieu pour qu’il me défonce, je veux qu’il me fourre toute la nuit! Je tente une pause, mais il vient gicler sur mon ventre.

Après une douche et une bière il me laisse lui lécher le fion, je lui en fait bander le pourtour, j’y rentre avec ma langue. Quand je l’entends me demander, d’une petite voix timide, de venir, je comprends qu’il a envie de se faire sauter la pastille et je rentre mon dard, tout doucement, dans le cul musclé et très serré de ce légionnaire qui n’a pourtant rien d’un enculé.


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