Jeremy (Stanlyon)


Jeremy (Stanlyon)
Texte paru le 2014-03-09 par Stanlyon   Drapeau-fr.svg
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Lorsque je suis retourné vivre à Lyon, j'occupais un appartement en plein centre où je ne suis resté que quelques mois. C'est en 1995 que j'ai découvert le Motor Men Bar qui se trouvait en bas de chez moi ou presque. C'était un tout petit bar cuir avec une backroom dans la cave. Il y avait plusieurs barmen et à l'époque je ne savais pas qui était le patron car je discutais peu avec les uns et les autres. Il me faut vous décrire le bar : il était tout de suite en rentrant et le barman servait ses client derrière des barreaux. Ça faisait un L et dans la seconde partie, il y avait des vitrines avec des godes, du poppers et des accessoires SM. On descendait un escalier étroit en ferraille et la backroom consistait en trois petites pièces sombres et surchauffées. La clientèle était très cuir et sneaker (même si à l'époque on n'employait pas beaucoup ce mot). Il y avait même quelques pseudo skins. En 95, je bossais sur un téléfilm qui était assez contraignant au niveau du look. Je devais avoir le torse épilé (avec tout le poil que je me paye, je ne vous raconte pas combien l'épilation à la cire me faisait mal), les cheveux ultra-courts décolorés en platine, presque blanc car je jouais un sportif qui planquait sous la décoloration des traces de dopage. Autant dire que je ne me plaisais pas du tout, d'autant plus que je devais garder en permanence une barbe de trois jours.

Pendant deux mois, j'ai dû me traîner ce genre de look. Autant vous dire que, vu la mode à ce moment-là, je plaisais bien lorsque j'allais au sauna. Pardon pour cette digression mais je vous expliqué ça pour vous dire qu'au "Motor's", j'étais très décalé. Les mecs étaient plutôt style crâne rasé et tatouages voire piercing (mais ça j'avais à l'époque). Bon mon âge me conférait un certain succès mais je n'étais pas chouette ! En plus, à l'époque, j'avais un peu un look de sneaker, jean (pas de baggy, il ne faut pas pousser grand-mère dans les orties !), Converses, tee shirt destroy.

C'était la fin de l'été et je baladais au "Motors" mon look tout neuf lorsque j'avisai un garçon que j'avais déjà vu au sauna "Le Mandala". Il avait tout juste 18 ans lorsque je l'avais croisé, je m'étais même demandé s'il était majeur tant il faisait gamin mais bon, il venait au sauna en moto donc il devait avoir le permis. Je n'avais jamais vraiment prêté attention à lui car je ne suis pas du tout attiré par les gamins et il avait une attitude un peu insolente et hautaine qui me rebute complètement. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences.

Petit, pas plus d'un mètre soixante-dix, blond, les cheveux en brosse, le corps imberbe et gracile, il remontait de la backroom à poil, seulement vêtu d'une paire de baskets running blanches et de chaussettes aussi blanches et immaculées que ses pompes. Le barman lui servit un coca en lui faisant un clin d’œil. Apparemment, le jeune homme avait dû être utilisé en bas. Il prit le tabouret à côté du mien et sirota son coca tandis que je regardais négligemment le film porno qui se déroulait en sourdine sur un moniteur en face de moi. Un autre mec remonta de la backroom.

C'était un gars avec qui j'avais déjà baisé mais dont le nom m'échappe aujourd'hui. Un grand baraqué, méditerranéen (Bruno, il me semble), aux cheveux un peu long. Il était torse nu et avait posé son tee shirt sur son épaule. Il était trempé de sueur quand il vint me dire bonjour en me roulant une petite pelle. Le blondinet ne nous avait pas quitté des yeux. Nous avons commencé à discuter de tout et de rien. Le barman s'est mêlé de notre conversation et d'un coup, celui que nous appellerons Bruno a lâché : "Tu connais pas Jérémy ?". Je répondis que non. Le barman ajouta : "Pourtant c'est une vraie petite salope et ce soir, il est sensé vider les couilles de tous ceux qui le veulent.". Je jetais un œil au jeune homme, il était assis et bandait à moitié. Et Bruno d'en rajouter : "Oui en plus, il a un super cul !". Nous avons continué à discuter. Bruno a posé son tee shirt sur son tabouret. Il y avait peu de monde dans le bar. Il a attrapé Jérémy par la nuque et l'a fait allongé sur un pneu qui pendait comme un sling dans le renfoncement de la salle du bar.

Le barman nous suggéra de l'attacher. Je dis que ce n'était pas la peine. L'idée du pneu ne me plaisait pas trop. Je fis descendre Jeremy et le fis mettre à genoux. Bruno et moi avons sorti nos queues et le jeune gars a commencé à nous sucer. Il était défoncé au poppers et refusa d'en sniffer encore. Bruno lui envoya une gifle. Les quelques gars qui se trouvaient là se sont approchés. Des bites sont sorties des pantalons et Jérémy a commencé à aller de l'une à l'autre. Il était en sueur, ses cheveux blonds et courts étaient trempés. Je le relevai un peu et le mis à plat ventre sur le pneu. Tous les mecs se faisaient sucer et je commençais à lui lécher le cul. Le barman sortit de derrière son comptoir et présenta sa queue à son tour. J'enfilai une capote tout en bouffant la rondelle du petit gars. "Tu la veux ?" "Oui"... répondit-il entre deux sucions. Il était extrêmement dilaté et je suis entré en lui très facilement. J'avais du mal à le tenir par les hanches tant il était en sueur et je commençais à transpirer aussi. Je me souviens m'être dit que ce petit con qui se la jouait au sauna faisait moins le malin et j'ai redoublé de coups de reins. Il avait du mal à sucer mais les gars ne s'en laissaient pas compter, ils lui tenaient la tête.

Le garçon gémissait, se débattait un peu mais nous le tenions solidement. Un mec lui éjacula sur le visage et Bruno aussi très vite. Il fit signe aux autres qu'il voulait rester un peu avec moi. Il se tenait aux chaînes qui suspendaient le pneu d'une main et se branlait de l'autre. Je l'en empêchais. Les autres s'étaient un peu reculés mais ils se branlaient en le regardant se tortiller sous mes coups de queue. Je lâchais sa main pour qu'il puisse se branler. Il éjacula sur le sol. Je me retirai aussitôt et me branlais après avoir retiré la capote. J'ai joui sur son dos, dans ses cheveux et j'ai entré ma bite encore humide dans mon jean. Il s'est redressé puis s'est laissé tomber sur le sol. Je me suis avancé pour l'aider à se relever. La chaleur plus l'excitation plus le poppers, ça faisait beaucoup mais il m'a demandé de le laisser reprendre ses esprits. Je lui ai payé un verre de coca. Il est venu au bar et m'a embrassé. Je lui ai proposé de passer le reste de la nuit chez moi mais il m'a dit qu'il avait perdu un pari et qu'il devait "vider des couilles" jusqu'à la fermeture. Je crois que le barman a eu pitié car il l'a autorisé à partir en même temps que moi.

Il était encore couvert de sperme lorsque nous sommes sortis dans la rue. Arrivé chez moi, il a pris une douche assez longue avec moi et nous nous sommes couchés. J'avais encore envie de le sauter mais il était tellement crevé que j'ai laissé ça pour le lendemain matin.