L’infirmier du camp religieux (06)


L’infirmier du camp religieux (06)
Texte paru le 2018-08-14 par Jules1291   Drapeau-ch.svg
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'''Le repas du soir'''


— Pensez-vous vraiment qu’il y ait des sodomites parmi vos novices ?


Clément me rappelle que c’est l’heure des vêpres et que je n’aurai pas d’autre patient avant le dîner qui suivra. Il s’en va pour participer à l’office. Je me retire un moment dans ma chambre, c’est plutôt une cellule de moine : un lit, une table, une chaise et un prie-Dieu. Les toilettes et la douche sont dans le couloir, vais-je y aller sans périzonium pour que Clément puisse se rincer l’œil ? Sûrement… (périzonium, appelé aussi pagne de pureté ou Saint Pagne, pour cacher le Saint Prépuce, non le mien n’est pas saint et celui du Christ était déjà coupé). Je n’habite pas très loin, à une vingtaine de minutes en voiture, je pourrais aller dormir chez moi, je n’ai cependant pas le droit, mon cahier des charges m’oblige à rester tout le temps au camp, sauf en cas d’urgence. Je ne pense pas que ce soit légal de ne pas avoir de congé pendant trois semaines, mais comme je n’ai pas de contrat de travail…

Il y a même un lave-linge à ma disposition, et à celle des jeunes qui devront bien laver leurs slips souillés eux-mêmes, pour une fois ce ne sera pas maman qui s’en chargera, je me ferai un plaisir de leur donner des instructions. Il y a aussi un réseau wifi qui me permet de me connecter au monde, j’ai malheureusement constaté que tous les sites consacrés à la sexualité sont bloqués. Je peux passer par mon smartphone, ce n’est peut-être pas le cas des jeunes qui n’ont pas tous de forfait 4G illimité.

Je dois également surveiller les « novices » et signaler tout comportement inapproprié aux prêtres. Ils m’ont dit qu’ils ne seront pas présents la nuit car leur appartement de fonction est plus confortable. Je les comprends. Je vais encore leur demander ce qu’est un comportement inapproprié. Le séminariste Clément sera aussi présent 24 heures sur 24 et je suppose qu’il a reçu des ordres au sujet de la surveillance.

À 18h30, je me rends au réfectoire et je m’assieds avec les prêtres. Le repas est meilleur qu’à midi, même si les rations sont petites : gaspacho andalou, vitello tonnato avec une salade, mousse au chocolat pour le dessert. Je pose ma question en buvant le café :

— Père Laurent, qu’appelez-vous un comportement inapproprié ?

— Faire du bruit, parler après 22 heures par exemple. Ce n’est cependant pas cela qui m’inquiète le plus. Il s’agit évidemment des comportements qui ne respecteraient pas la Chasteté : masturbation, solitaire ou en groupe, ainsi que la sodomie.

— Pensez-vous vraiment qu’il y ait des sodomites parmi vos novices ?

— Statistiquement il pourrait y en avoir, ce pourrait aussi être le plaisir de la découverte, de la curiosité.

— Ne serait-il pas plus simple qu’un prêtre dorme avec eux dans la chambre ?

— Il pourrait aussi avoir des mauvaises pensées, n’est-ce pas Clément ?

— Oui, mon père, répond l’intéressé. Je n’oserais pas dormir avec eux.

— Vous m’avez en effet dit que certains de ces jeunes vous… comment dire ? vous excitaient. Je n’ai pas besoin de vous mettre en garde contre ces tentations. C’est une épreuve que vous envoie Dieu, je suis sûr que vous pourrez la surmonter. Lors de votre formation au séminaire vous ne serez certes plus en présence d’adolescents, mais d’étudiants pas beaucoup plus âgés. Vous habituer à regarder des corps presque nus, en chassant de votre esprit toute pensée lubrique, vous sera très bénéfique et vous aidera à vivre pleinement la Chasteté, tout en vous préparant à vos futures charges.

— Bien, mon père.

En résumé, sublimer l’homosexualité, tout en matant des corps d’adolescents sans retenue. Vaste programme.

— Pourquoi pas une surveillance vidéo ? suggèré-je, afin de surveiller le dortoir.

Je me suis déjà posé la question, j’ai regardé partout, je n’ai pas vu de caméras.

— Non, répond le père Laurent. Nous devons avoir confiance envers nos séminaristes qui y dorment habituellement, ils nous succèderont. L’important est surtout que les actions qui déplaisent à notre Seigneur soient découvertes et que leurs auteurs soient punis, afin qu’ils comprennent la gravité de leurs péchés et qu’ils se repentent. Nous incitons également les novices à la délation, tous les moyens sont bons pour accomplir notre noble tâche.

Je me demande si les prêtres obligent les « novices » à des actes sexuels avec eux pour les « punir ». Je ne pense pas, ce serait trop en contradiction avec leurs croyances, et surtout, si un scandale éclatait, leur fraternité ne s’en relèverait pas. Si l’Église catholique romaine peut étouffer les scandales, prêtres pédophiles ou réseaux gays au Vatican, leur petite communauté est trop surveillée par les journalistes à l’affut. Ils doivent donc se contenter d’exercer une pression morale sur les jeunes, avec un minimum de contraintes physiques, il peuvent cependant se délecter de tout ce qu’ils apprennent, comme vous, chers lecteurs. Vous savez bien que, contrairement à moi qui suis un privilégié, vous ne pourrez jamais passer trois semaines avec des jeunes dans un camp religieux, vous devez aussi vous contenter d’évocations, qui, je l’espère, vous exciteront (si cela ne vous excite pas, vous pouvez quand même continuer à me lire, cela me ferait plaisir).

Et si les jeunes étaient vraiment sages comme des images pieuses ? S’ils ne se branlaient jamais ? S’il n’y avait que des hétérosexuels et des asexuels dans ce camp ? C’est un risque que j’ai pris lorsque j’ai accepté ce sacerdoce et l’écriture de ce récit.


'''Florian'''


Après le repas du soir, une première veillée de prières est prévue. Très peu pour moi. Je me retire à l’infirmerie en demandant à l’avant-dernier de m’accompagner. Il s’appelle Florian et vient pour la première fois au camp. Je pense que beaucoup ne doivent pas revenir une deuxième fois. Florian est noiraud, cheveux mi-longs sur le front. Il est bronzé. Il a une boucle d’oreille. Après les questions habituelles, il me demande :

— Vous êtes médecin ?

— Non, infirmier seulement. Tu peux cependant me demander tout ce que tu désires.

— Les autres m’ont dit que vous étiez un spécialiste dans les questions concernant la sexualité.

— Spécialiste est un bien grand mot, je pourrais éventuellement te donner des conseils.

Je commence à avoir une drôle de réputation parmi les ados. Je pourrais bientôt ouvrir un cabinet de sexologie.

— Voilà, continue Florian, je sais bien que le prêtre nous dit de rester chaste, mais enfin… il n’y connaît rien, lui.

— Hum, il écoute les confessions et il doit apprendre pas mal de choses.

— Oui, mais il ne bande jamais, lui. Il doit boire du bromure chaque matin. Je vous explique : je pense que mon pénis est trop petit et il est un peu courbé.

— Au repos ou en érection ?

— En érection.

— Je vais regarder. Déshabille-toi.

— Euh, je ne désire pas bander devant vous. J’ai fait une photo.

Il sort son iPhone et me la montre.

— Il est un peu courbe, dis-je, c’est exact, mais cela ne me semble pas bien grave. Tu as déjà fait l’amour à une femme ?

— Non, pas encore.

— Essaie, tu verras bien si tu as des problèmes. Une opération pourrait le rapetisser encore, il mesure combien ?

— 10 cm, c’est petit.

Je cherche un graphique sur mon Mac et je le lui montre :

— Tu vois, il peut encore grandir jusqu’à 18 ans et il y en a des plus petits que le tien.

Florian n’a pas l’air convaincu.

— Vous n’auriez pas des médocs pour le faire grandir ?

— Hélas, non. Il te faudra vivre avec, comme il est. Le prêtre te dirait que c’est la volonté de Dieu. Je dois quand même le contrôler, c’est obligatoire.

— Je baisse mon pantalon ?

— Tu dois te déshabiller entièrement, je suis désolé.

Florian m’obéit. Je constate qu’il est bronzé partout.

— Tu fais du naturisme ? lui demandé-je, tout en lui tâtant le zizi.

— Juste dans notre jardin, mes parents sont adeptes.

— Je pensais que ce n’était pas toléré chez les traditionalistes.

— Oh, vous savez, moi je ne viens à ce camp que pour être avec mon ami d’enfance Louis. Nous ne sommes pas très pratiquants à la maison.

— Louis ? Je ne l’ai pas encore vu, tu lui diras de venir après toi.

— D’accord.

— Montre-moi tes fesses et ce sera fini. Va voir un médecin si tu es inquiet au sujet de ton pénis. Et n’oublie pas de garder ton boxer au camp.

— Je dors à poil ! C’est plus agréable, je vous conseille. Je le remettrai avant de me lever.

Je contrôle encore l’anus de Florian, rien de particulier. Il se rhabille et sort. Je remplis sa fiche :

Florian

S’inquiète de la taille de son pénis, un peu petit, 7/10, mais pas vilain du tout. Incirconcis. Bronzage intégral, boxer Hom noir. Ami avec Louis, quelle sorte d’amitié ?


'''Louis'''


Louis frappe à la porte, je lui dis d’entrer, il s’assied sans dire un mot.

— Bonsoir, lui dis-je.

— Bonsoir, marmonne-t-il.

— Comment t’appelles-tu ?

— Louis.

— Date de naissance ?

— 1er août 20**.

— Je suis Jean, l’infirmier. Je ne fais pas partie de l’Église, tu peux tout me dire sans crainte, je suis tenu par le secret médical. Je serai à ta disposition 24 heures sur 24 en cas de souci ou de maladie.

— Ouais.

— C’est la première fois que tu viens au camp ?

— Non.

— Je dois te préciser que cet examen est prescrit par la loi sur les camps destinés à la jeunesse et qu’il est obligatoire. Tu peux refuser mais tu ne pourras pas rester au camp. Acceptes-tu ?

— Ouais.

— Parfait. J’ai lu le questionnaire médical envoyé par tes parents, tu as l’air en bonne santé. Pas d’autres maladies depuis ?

— Non.

— Tu es ami avec Florian ?

— Ouais.

Pas très causant. Je lui prends ensuite la tension.

— C’est bon.

— Ouais.

— Je te prie de te déshabiller.

Louis enlève directement tous ses habits. Il est petit, blond, maigre et pas très musclé, peau claire, sa queue est assez longue, fine, je l’estime à 9 cm. Ses couilles sont petites et pendent bas.

— As-tu déjà eu des éjaculations ?

— Ouais.

— Et des relations sexuelles ?

— Ouais.

Je n’en tirerai rien de plus.

— J’ai fini, tu peux te rhabiller.

J’écris ma dernière fiche :

Louis

Taciturne, pas très intéressant. Semble ne plus être puceau, avec Florian ou avec une fille ? Boxer bleu de marque inconnue, incirconcis, 9/?.

J’en ai assez pour aujourd’hui, je mets une affichette sur la porte avec mon numéro de portable en cas d’urgence. Je fais une promenade rapide dans le jardin pour prendre l’air et je retourne dans ma chambre, après avoir pris mon ordinateur à l’infirmerie. Je ne peux pas fermer ma porte à clef, tant pis. Ceux qui viendront me déranger le feront à leurs risques et périls. J’ouvre la fenêtre pour aérer. Personne n’est venu faire mon lit, il n’y a pas de femme de ménage (ni d’homme de ménage non plus). Je me déshabille entièrement et me couche.

Je n’ai pas besoin de relire mes fiches pour repenser à chaque ado qui a défilé nu devant moi. Vous devinez ce que ces pensées ont comme effet. Je laisse monter longuement le plaisir et je jouis quelques secondes avant qu’on ne frappe à ma porte. Je remets rapidement mon boxer blanc, sans même m’essuyer, et je crie :

— Oui, qui est là ?


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