Notre histoire (07)


Notre histoire (07)
Texte paru le 2013-11-07 par Sylvain68   Drapeau-fr.svg
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Template-Books.pngSérie : Notre histoire






Avis au lecteur : l’ensemble de nos récits sont authentiques et constituent l’histoire réelle de notre couple et de nos vies sexuelles.
C’est un exercice d’écriture réalisé à deux, qui se veut sincère, et qui correspond à un désir de raviver ensemble nos bons et
moins bons souvenirs, maintenant que nous avons atteint une certaine maturité. Bien-sûr, nous nous attardons sur les scènes
de sexe (l’écriture est un piment pour notre couple…), en les décrivant avec tous les détails dont nous nous rappelons, ou telles
qu’elles se sont très probablement passées, compte tenu de nos appétits de l’époque. Même chose pour les dialogues, reconstitués,
mais fidèles à l’esprit du moment. Bonne lecture. Sylvain et Louis, sylvain5468@yahoo.fr

Par Sylvain

La décision d’aller plus loin dans le sexe avec Louis avait été assez mûrie, et je crois qu’elle correspondait chez moi à un besoin de me lâcher a l’approche de la quarantaine. J’avais des fantasmes cachés, non assouvis, nourris par tout le porno que j'avais consommé. Louis était tellement sexuel et aventureux, et je n’ai jamais pensé que je forçais trop sa nature en repoussant nos limites et nos tabous.

Nos vacances en Espagne ont été l’étincelle. Passer les journées nus au soleil, entourés d’autres hommes nus, était d’un érotisme incroyable. Mon corps nu au soleil ressentait du bien-être et en désirait encore plus. La vue de Louis nu, entièrement bronzé, à la plage le rendait encore plus érotique à mes yeux. Je voulais le posséder encore davantage.

J’ai éprouvé beaucoup de plaisir physique lors de nos premiers plans à trois, mon corps recevait davantage de sensations. Il pouvait donner du plaisir et en recevoir en même temps, en plus grande quantité. J’appréciais de voir Louis, mon poussin, se faire prendre par d’autres hommes. Ça le rendait plus beau, plus vulnérable, plus attirant à mes yeux. Mon envie de le baiser n’en était que plus forte. Et c’est vrai que nous faisions l’amour beaucoup plus passionnément les jours qui suivaient. Je pense aussi qu’il y avait une forme d’exhibitionnisme chez moi : je voulais que Louis me voie baiser d’autres mecs, mais aussi me faire baiser. Je voulais lui montrer que j’étais aussi capable de différentes choses.

Avec Geert, nous avions trouvé le partenaire idéal. Il est jeune, très beau ; il aime et fait exactement les mêmes choses que nous au lit. Nous nous étions promis de ne pas voir nos amants plus d’une fois, mais avec Geert nous avons enfreint cette règle. Nous avons partagé notre lit avec lui plusieurs fois en 2008. Nous prenions en fait tous les deux beaucoup de plaisir avec lui. Il était versatile et un nombre incroyable de combinaisons et de jeux érotiques était possible grâce à lui. J’aimais d’abord les laisser faire l’amour devant moi, nus sur le lit. Je regardais leurs deux corps magnifiques se toucher, se caresser, se sucer et s’emboiter. Je les trouvais très beaux ensemble, mon petit poussin très brun, avec un mannequin blond. Il m’arrivait aussi de faire l’amour avec Geert devant Louis, et le moment où le spectateur rejoignait le couple en action était magique.

J’ai surtout en mémoire notre deuxième nuit avec Geert. J’étais décidé à les laisser faire l’amour. Je n’étais pas là pour recevoir quelque chose d’eux, je voulais juste goûter le couple qu’ils formaient, m’occupant de l’un et de l’autre à tour de rôle. Je les ai d’abord regardés se sucer pendant un moment. Puis, je me suis approché d’eux pour les caresser avec les mains, pour toucher ces deux corps en action, qui se sont ensuite mis en 69. Quand Geert s’est mis à rimmer Louis, j’ai léché moi-même l’anus de Geert, puis j’ai sucé Louis. J’étais là pour ajouter une sensation ou une touche de plaisir à leurs jeux.

Geert a ensuite sodomisé Louis au bord du lit. Louis était sur le dos jambes écartées, et Geert debout, tenant Louis par les chevilles. Je me suis placé dans le dos de Geert pour le caresser, ma bite collée à sa raie, pour accompagner ses mouvements de bassin. Je pouvais ainsi observer mon poussin se faire prendre. Je caressais Geert sur le torse également.

Quand Louis s’est ensuite fait prendre en levrette, je lui ai bien sur donné mon pénis à sucer, mais je me suis ensuite glissé sous lui, en 69 pour le sucer. J’avalais le sperme qui perlait au bout de sa queue. De là où j’étais je pouvais observer la queue de Geert coulisser dans le petit cul de mon chéri. Mes deux complices se sont ensuite accouplés différemment : Geert sur le dos et Louis assis sur Louis. J’adorais regarder Louis dans ces cas-là, son petit corps se déhanchait de plaisir. Il gémissait, fermait les yeux la tête en arrière. Je passais alors mes mains sur lui, caressait son torse, ses fesses, branlait sa bite, et massait ses couilles. Je l’encourageais à coups de longs baisers. Je léchais ses tétons

Nous avons réessayé et réussi cette fois là une double pénétration anale sur Louis. J’avais peur pour lui. La sensation sur ma queue était incroyablement serrée, et le corps de Louis, surtout son anus, fortement tendu. J’avais mis une tonne de gel et je parvenais à bouger en lui. Louis était d’abord penché pour me faciliter l’entrée, mais il parvint à se redresser. J’étais fier de lui, mes mains caressaient son torse et nos langues se sont trouvées. Nous ne sommes pas restés longtemps ainsi. Louis a joui du cul très vite ; c’était un orgasme long et lent, le sperme s’écoulant plus par gouttes que par jets. Nous nous sommes ensuite retirés de son cul car il souffrait. Geert et moi avons ensuite joui ensemble sur son visage. J’aimais voir mon poussin avec le visage couvert de sperme. C’était ainsi mon petit acteur porno à moi.

Mon envie de posséder Louis, de faire davantage de chose avec son corps, s’est mis à grandir à ce moment-là. Nous avons fait une partouze ensemble. Je n’avais pas aimé le côté glauque et pas propre de l’endroit. J’avais peur de tomber sur des tarés, ou bien que le plan tourne mal. Je n’avais pas vraiment aimé la chose pour moi, mais j’avais été vraiment excité de voir Louis baiser avec plusieurs mecs devant moi. Cela le rend plus sexuel et désirable à mes yeux. Cela m’incitait à aller plus loin avec lui, mais uniquement dans des jeux à deux. Nous avons alors testé les jeux de cuir et de domination. Louis était partant, il voulait se livrer et se soumettre à moi encore davantage.

Nous avons commencé en douceur : au début, j’attachais Louis au lit avec des menottes pour le sucer, le pénétrer avec des sex-toys puis l’enculer. Nous avons ensuite acheté plusieurs gadgets : un harnais pour mon torse, un collier pour Louis, un masque pour ses yeux, et un jockstrap en cuir. Nous avons faits quelques soirées rituelles.

Je commençais par demander à Louis de se mettre nu devant moi. Je restai un moment à l’observer, puis le faisais mettre à genoux, pour lui passer son collier de cuir autour du cou, rattaché à une laisse. Tenu en laisse, et à genoux, il suçait ma queue, que j’avais juste sorti de mon boxer. Ensuite, je lui demandai de me déshabiller. Puis je le faisais mettre sur le dos ou à quatre pattes pour lui donner des fessées. Ça lui plaisait, il en redemandait. Des traces rouges apparaissent sur ses petites fesses. Ensuite, je l’emmenais avec la laisse vers la salle de bains pour une douche commune pour nous laver en profondeur (Louis se faisait un lavement anal également pour que nos jeux soient parfaits).

Nous passions ensuite nos accessoires de cuir : je mettais mes harnais, et enfilais le jockstrap sur Louis. Nous retournions sur le lit, et tenant toujours Louis en laisse, je lui ordonnai des fellations dans toutes les positions. Ensuite, je l’attachais aux barreaux du lit pour jouer avec son cul. Je le léchais et le lubrifiais avant d’y introduire des plugs et des godes. J’adorais y aller par taille croissante pour faire entrer les plugs très gros, qu’il n’avait plus de mal à prendre. Il m’arrivait ensuite de le sodomiser de manière assez agressive. J’adorais le mettre sur le ventre et le prendre par derrière complètement allongé sur lui. Mais le scénario le plus fréquent était le suivant : je le détachais, nous arrachions nos accessoires et nous nous jetions l’un sur l’autre comme des bêtes. Le jeu de domination nous avait tellement excités que nous voulions maintenant nous retrouver pour nous aimer passionnément, sans jeu.

En parallèle, nous continuions à inviter Geert de temps en temps. Le rythme de ses visites s’est accru peu avant l’été 2008, et nous faisions l’amour à trois toutes les deux semaines environ. Il restait même dormir à la maison. Cependant, au fur et à mesure de ses visites, j’étais de moins en moins à l’aise. Je sentais qu’il était plus attiré par Louis que par moi. Progressivement, il montrait plus d’attention et d’ardeur avec Louis quand nous baisions. Il baisait avec Louis et je participais. J’étais jaloux.

Il fumait aussi beaucoup de shit, et en proposait à Louis qui acceptait de temps en temps. Après avoir baisé, il restait tous les deux nus sur le lit à fumer des joints. Cela m’énervait. Je n’ai jamais aimé les drogues, dures ou douces.

Je n’en avais pas parlé à Louis, mais le problème a fini par se résoudre de lui-même, en juin 2008 exactement. Geert avait passé le samedi soir à l’appartement et était resté dormir comme souvent (il habitait loin, en banlieue en fait). Le dimanche matin, il avait disparu. Au début nous ne nous sommes pas inquiétés, mais après un moment nous avons réalisé que nos iphones, nos portefeuilles, des chéquiers et quelques autres bricoles avaient disparu. Geert ne fut plus jamais joignable bien sûr. Nous n’avons pas porté plainte. Mais il a fallu gérer toute cette galère, et nous avons fait changer les serrures de l’appartement, car nous avions peur qu’il ait fait une copie des clefs. Quelle trahison ! Geert n’avait jamais été un ami, juste un compagnon de jeu, et il nous avait poignardés dans le dos.

Nous sommes partis peu après en vacances en Thaïlande. Après l’épisode de Geert, nous étions contents de nous retrouver tous les deux. Ce furent de belles vacances. La chaleur et l’exotisme avaient une influence positive sur notre couple. Les vacances sont un révélateur important. Nous avons passé un bon moment. Nous étions vraiment heureux ensemble. Et sexuellement tout se passait très bien entre nous. Nous avons juste décidé de pimenter la fin de notre séjour. J’avais toujours fantasmé sur les asiatiques et Louis voulait aussi faire un plan à trois.

Nous sommes donc allés dans un bar de cruising gay à Bangkok, fréquenté par des occidentaux et des thaïs. Hors de question d’avoir recours à la prostitution, ce n’est pas ce que nous voulions. Nous avons donc bien mis les choses au clair après avoir jeté notre dévolu sur un thaï super mignon, de la même taille que Louis, avec un peu plus de muscle. Il nous disait : « ok, ok, no problem » L’exotisme de la situation nous plaisait tous les deux. La chaleur moite quand nous avons marché avec lui vers notre hôtel, la blancheur des draps sur sa peau ambrée, la fraîcheur de l’air conditionné, etc.

Après de bonnes douches, nous nous retrouvons nus tous les trois sur le lit. Notre invité est vraiment très beau, son corps est imberbe et très bien taillé. Il a un magnifique sourire. Très docile, il bande comme nous. Nous nous suçons en triangle, j’ai son sexe brun dans la bouche, tandis qu’il suce Louis, qui me pompe. L’odeur de sa peau est forte, ambrée. J’adore ce parfum. Je le fait mettre à quatre pattes pour lui lécher le cul, tandis qu’il suce Louis. Je lui demande si je peux l’enculer. Il me répond « ok ».

Je le prends donc en levrette, tandis qu’il continue à sucer Louis. Je caresse ce dos brun et lisse. La peau est d’une douceur incroyable. Louis se penche et on s’embrasse par-dessus notre amant. Celui-ci est assez passif dans ces mouvements. Il se laisse faire quand on change de position. Je le sodomise par devant. Louis se met de côté et nous regarde. Il sourit. Il sait que j’aime les asiatiques. Il me caresse le dos, les fesses et me donne des baisers. Puis il se met debout pour me donner sa bite à sucer.

Le sexe de notre ami n’est pas très gros et Louis me confie qu’il aimerait donc faire une double pénétration. Je suis ravi. Mon poussin, un asiatique et moi tous ensemble, qui baisent à trois, c’est le pied. Je laisse Louis se faire enculer tout seul pendant un petit moment pour qu’il se détende. Ça tombe bien, j’aime regarder la scène, et pénétrer sa bouche en attendant. J’enfile une nouvelle capote et me place derrière Louis. Le thaï rit et fait quelques commentaires en thaï. Il a compris ce que nous préparions.

On a peut-être sous-estimé la taille de notre ami, et j’ai du mal à rentrer en Louis. On n’a pas mis assez de gel. Cela finit par rentrer. Louis pousse des « oh oui, c’est bon ». Notre amant a l’air de bien aimer. Il ferme les yeux et nous nous mettons à bouger nos bites ensemble. Elles frottent l’une contre l’autre. Nous restons un moment comme ça. Je suis content et Louis aussi, nous ne restons d’habitude que peu de temps avec deux bites dans son cul. Après quelques mouvements, le thaï finit par jouir, cela se lit sur son visage, et Louis jouit peu après. Je n’ai pas joui, mais je me retire car Louis souffre un peu. Je m’apprête à retirer le préservatif pour faire une ejac faciale a Louis, lorsque je découvre avec horreur que la capote du thaï s’est déchirée et que son sperme a coulé.

— Merde, je crie.

— Qu’est ce qu’y a ? demande Louis.

— Sa capote s’est déchirée.

— Putain, lâche Louis.

Il court se rincer sous la douche paniqué. Notre amant reste interdit. Je lui demande en anglais s’il sait s’il est HIV négatif. Il répond : « no aids, ok, no aids ». Je vais voir Louis sous la douche. Il est inquiet.

— Il a joui en moi. J’ai son sperme dans le cul. Putain, j’espère qu’il est pas séropositif

Notre amant se rhabille. Je suis toujours à poil au milieu de la pièce. Il se met alors à me demander de l’argent. Je suis stupéfait. Je lui avais bien dit au bar : « no money boy, ok ? ». Et il m’avait dit : « yes, yes ». Il insiste et me dit : « for my family ». Je me sens complètement piégé, mais je pense aussi à Louis. Je ne veux pas perdre mon temps avec ce type. Je lui donne quelques billets pour me débarrasser de lui.

Seul dans la pièce, ma tête se met à tourner. Le type était un prostitué. Je me suis fait avoir comme un con. Il a peut-être le sida, et vient peut-être de contaminer Louis. Je suis tétanisé. Louis sort de la salle de bains et je lui explique la situation. Il est livide. Je ne l’ai jamais vu comme ça. Nous essayons de nous raisonner : il n’est pas nécessairement séropositif.

Malgré tout, l’angoisse est forte et dès notre retour, Louis fait un test de dépistage. Le résultat est négatif. Nous sommes soulagés, mais savons qu’il faut attendre plusieurs mois, et recommencer le test. La peur continue de planer. Je suis très angoissé à l’idée que Louis ait attrapé le sida, et lui aussi bien sûr. Les semaines qui suivent notre retour sont l’objet d’une grande remise en question sur notre vie sexuelle et notre couple.

Louis et moi prenons conscience des limites de nos jeux. Je lui confie ma jalousie de Geert et ma fatigue des risques, vols et autres coups tordus. Oui, j’ai pris du plaisir lors de ces aventures, mais je pense que nous sommes allés au bout du voyage. J’ai 40 ans maintenant et je veux passer à autre chose. Louis arrive à la même conclusion que moi. Nous prenons alors la décision d’arrêter nos jeux. Je mets nos sex toys dans un grand carton que je balance à la décharge publique. Nous arrêtons les jeux à plusieurs.

Pendant les 3 mois après notre retour de Thaïlande, Louis me demande de mettre des préservatifs : il a peur de me transmettre le virus s’il est contaminé. Nous faisons l’amour de temps en temps avec angoisse. Au bout de quelques mois, Louis est assuré d’être séronégatif. C’est un soulagement, et nous nous sentons maintenant complètement prêt pour notre nouvelle vie de couple : nous pacser et avoir des enfants.

Nous nous pacsons en février 2009, en présence de nos familles et de quelques amis. C’est un moment simple et heureux. Le soir de notre pacs, nous faisons l’amour tendrement, en prenant notre temps, et en cherchant l’intensité. Nous passons un moment nus dans les bras l’un de l’autre en nous regardant intensément. Seul un anneau d’argent habille Louis dorénavant. Je caresse et goûte sa peau avec beaucoup de plaisir. C’est mon mari maintenant.

Nous nous échangeons des fellations, et Louis se met en 69 au-dessus de moi, pour m’offrir son petit cul à croquer, tout en continuant à lécher mon sexe. Je le pénètre ensuite dans diverses positions, en prenant mon temps. Le pénétrer a encore plus de sens ce soir-là, nous nous appartenons mutuellement, nous ne faisons qu’un. Nous terminons en bilboquet, Louis chevauchant mon pieu bien dur. Je caresse son petit corps passionnément. Je suis excité. Je vais lui offrir mes semences en guise d’alliance ce soir, il me reçoit en lui. Je jouis abondamment dans ses entrailles, et j’accélère mes mouvements tout de suite après pour provoquer son orgasme. Louis a pris mes mains dans les siennes. Nous nous serrons fort, et il jouit à coup de jets puissants sur mon torse : « ah oui, Sylvain je jouis, je t’aime, oui, je t’aime ». Pour recevoir Louis en moi, comme il m’a reçu en lui, je ramasse son sperme avec les doigts et le mange.

Le lendemain, au réveil, je demande à Louis de me prendre : je le veux en moi pour sceller notre union. Il accepte, et me prend par devant. On se regarde droit dans les yeux pendant l’accouplement. Il m’embrasse régulièrement, et mes mains caressent ses fesses. Il me fait jouir de la prostate et dépose presqu’au même moment son sperme dans mon rectum.

Après notre pacs, notre vie sexuelle s’est apaisée, à deux, avec amour, et sans excès. Nous avons maintenant deux enfants : un petit garçon dont je suis le père biologique, et une petite fille, conçue avec le sperme de Louis.

Nous sommes heureux. Avoir des enfants a bien sûr impacté et calmé notre vie sexuelle. Le rapport au corps de l’autre a complètement changé. Quand je vois Louis nu dans la baignoire avec les enfants, il n’est plus un objet de fantasme, mais le prolongement du corps de nos enfants. C’est comme ça. Nous faisons l’amour moins souvent, en général le weekend. Ce sont de bons moments. Nos pratiques sont restées les mêmes : fellations, sodomies, rimming et faciales.

Je ne regrette rien, je suis heureux, et Louis aussi. J’ai peut-être attendu tard pour découvrir ma sexualité et faire mon coming out. Nous avons aussi eu beaucoup de chance de nous retrouver après nous être séparés deux fois. Nous avons pu explorer ensemble de nombreux fantasmes. Nous l’avons parfois payé. Il y a un temps pour tout.

Fin.