Pédé sous la Révolution française (04)

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Pédé sous la Révolution française (04)
Texte paru le 2018-01-10 par Dixon   Drapeau-fr.svg
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Le jeune laquais bandait fort, tout comme les participants à cette assemblée de bougres occupés à l'article un, à savoir prendre ou recevoir. Il y en avait de tous âges et sans doute de toutes conditions, ce que leur nudité complète ne permettait pas de discerner. Dépouillé de tout vêtement, un homme est égal à un autre et qu'il soit marchand ou abbé, saute-ruisseau ou pair de France, tout le monde est sur le même pied, seules les pines marquent les différences, maigres ou grosses, petites ou grandes. Jean-Jacques Rousseau, dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les Hommes, a omis cette vérité.

Nu comme au jour de ma naissance, je me mêlai à cette orgie. Des individus gros, pansus, y enculaient des culs superbes. La confrérie de la Manchette regroupait nombre de sodomites jeunes et vieux, les premiers à l'aube d'une ère qui s'annonçait celle du plaisir, les seconds jetant toutes leurs forces dans une débauche effrénée pour compenser une vie passée dans la terreur du pilori. J'offris à des hommes vénérables ma belle pine d'adolescent mais je voulais réserver mon trou pour de beaux mâles qui m'enculassent et me donnassent du plaisir. Il y avait l'embarras du choix car une bonne vingtaine de silhouettes correspondaient à mon désir. Mon oncle disait que j'étais beau, les putains disaient la même chose et je voulus m'en assurer. J'allai à un magnifique garçon dont la queue dressée vers le ciel me sembla faite exprès pour moi.

Il faisait bien cinq pieds huit pouces et pouvait avoir 23 ans. Ses cheveux, coupés à la diable, encadraient un visage étroit éclairé par un regard bleu. Son menton aigu sous sa bouche aux lèvres joliment ourlées donnait un air d'autorité à ce garçon dont l'assurance tenait à sa virilité. Son corps svelte mais déjà puissant s'appuyait sur de forte cuisses, et une toison noire et bouclée allait du nombril au pubis d'où émergeait sa haute pine sur le sac gonflé de ses couilles. Je m'agenouillai devant lui. Lorsque j'eus avalé son sperme, il me releva et me dit :

— Je te cherchais sans te connaître. Maintenant que je t'ai trouvé, je ne te lâcherai plus, citoyen. Mon nom est Lucien Clérambault. Je suis un délégué du peuple à la Commune de Paris, élu de la 22ème section. J'habite avec le citoyen Bardache, curé de l'église Saint-Eustache et sodomite invétéré. Tu connais le pamphlet sur lui :

Le plus grand bougre du monde
Ah ! c'est bien notre curé
Et loin de foutre Raymonde
Un garçon est préféré.

— Grâce à Bardache, j'ai tout appris depuis l'âge du catéchisme jusqu'à mes 20 ans révolus. Il m'encule et je le vénère. Vois-le s'évertuer là-bas à foutre ce petit rousset ?

Effectivement je vis l'abbé, un gaillard de 45 ans, visage long et grosse pine, en train de bourrer un garçon à la chevelure flamboyante. Chacun de ses coups de boutoir était assorti d'un blasphème. « Au nom du père, au nom du fils, et voilà pour le Saint-Esprit » dit-il en finissant l'enculade et en déchargeant dans le trou du petit rousset. Il retira son braquemart, lequel était couvert de merde qu'il lui essuya sur la raie, et réclama une gazette pour achever de se torcher. Le jeune laquais accourut et fit si bien pour nettoyer que la pine regimba bientôt, prête à officier à nouveau. C'est ce que le laquais espérait et il se l'enfila lui-même avec des yeux étincelants.

— L'abbé Bardache est fort couru, dis-je à mon nouvel ami Lucien. Est-ce lui qui t'a dépucelé ?

— Oui, comme tous les enfants de chœur de notre église de Saint-Eustache. Pas un qui ne lui ait donné son cul avec bonheur, tant il savait nous confesser et nous donner l'absolution.

— Et comment vous confessait-il ?

— Il nous prenait sur ses genoux dans le secret du confessionnal et il nous posait des questions. Avions-nous péché par luxure en pensées, paroles ou actions ? seul ou en compagnie d'autres drôles ? nous en étions-nous trouvés bien ?

— Comment cela s'est-il passé pour toi ?

— L'abbé m'a d'abord demandé si tout au fond de ma culotte j'éprouvais des démangeaisons. Sur ma réponse affirmative, il m'a demandé si j'y avais porté ma main et si ma queue était bien dure. Je lui ai répondu que oui et que cela me causait une grande insatisfaction car ma pine voulait quelque chose et je ne savais pas laquelle. « Je vais te l'enseigner, » m'a-t-il dit, et il m'a mis sa propre main à l'intérieur de mon caleçon. Ma pine raidit à ce contact et après quelques manipulations, je lâchai un liquide poisseux dont je fus fort embarrassé et soulagé en même temps. « Chaque fois que ta queue sera dure, tu viendras me voir, mon garçon, et je ferai toujours en sorte de te donner satisfaction, » me dit cet estimable prêtre.

— Et t'a-t-il soulagé souvent ?

— Je fus dans ce confessionnal une bonne partie de mes journées car ma pine était toujours raide et je ressentais du plaisir à faire sortir ce liquide. Le curé Bardache m'expliqua que ce liquide était du sperme et qu'il était dangereux et coupable de le garder par devers soi.

— Et comment en es-tu arrivé à prendre sa pine dans ton cul ?

— Toujours assis sur ses genoux, je sentais une pointe dure qui poussait roide sous sa soutane. J'interrogeai mon confesseur et il me dit que c'était sa queue qui réclamait sa liberté. J'avais le désir de la voir, la sentant énorme sous moi, et pressentais qu'elle serait infiniment supérieure à la mienne car je n'avais que 14 ans, le curé en ayant 36. C'était à l'époque un bel homme sans l'enbonpoint qui l'a gagné au cours des neuf dernières années et son visage était divin.

— Et comment cela advint-il ?

— Il retroussa sa robe noire et je pus voir dans la pénombre sa grosse queue qui frémissait. Je la manipulai doucement, faisant coulisser son prépuce et sur l'injonction qu'il me fit, je l'introduisis dans ma bouche. Ce fut une sensation étrange que de la sentir dans ma gorge, suave et pleine de sécrétions. Son gland distillait une bave dont se repaissaient mes muqueuses. Le plus doux était à venir.

— Que faisait-il pendant ce temps ?

— Il gémissait sous ma caresse et chantait un alléluia, ce qui prouve sa dévotion à l'Église et à tous les saints. Puis il me dénuda mon cul et m'assit tout droit sur sa pine. Elle me pénétra lentement mais je ne pus empêcher que se contractât mon anus. « Ouvre ta porte à l'étranger, ne lui refuse pas l'aumône, » me dit-il tout en accentuant sa pression. Je reconnus un court passage de notre Nouveau Testament et me pliai à sa requête. Ensuite il en alla fort bien. Par sa puissance évangélique et son dard poilu et bandant, je fus enculé dans les règles dont je me fis une religion chaque fois que j'enculai moi-même. À savoir entrer doucement, mignarder cependant les tétons, et profiter des temps de pause pour invoquer Notre-Seigneur afin qu'il m'assure la raideur nécessaire à l'opération.

— Te déchargea-t-il dans ton trou ou te fit-il avaler son foutre ?

— Il me féconda les entrailles et, dans un mouvement de piété, il s'agenouilla devant moi pour s'abreuver de ma semence. « Avons-nous commis un péché ? demandai-je avec la naïveté de mon âge. On a menacé de l'enfer les sodomites impénitents et qui sommes-nous sinon des bougres ? » « Mon cher enfant, répondit-il, tout cela est passé de mode et les condamnations d'hier seront les bonheurs de demain. Pour qui a lu les Évangiles, il est clair que Notre-Seigneur à aimé d'amour un disciple, cité à cinq reprises par Jean. N'est-il pas ce jeune garçon qui, à l'arrestation de Jésus, le suivait vêtu d'un drap blanc sous lequel il était tout nu ? Quant à moi, j'en suis persuadé et quand je vois un Christ en croix, je m'intéresse à la guenille qui cache à peine son pubis. En la divinité j'aime l'homme et sa virile incarnation. Mon idée est que sous cette loque se dissimule une grosse pine qui a dû conduire à l'extase. Dit-on pas : "Baiser comme un dieu" ? »

À ces arguments de l'abbé repris par mon ami Lucien, je n'avais rien à objecter sinon que mon trou, éveillé par ces confidences lubriques, s'accommoderait volontiers d'une queue, fût-elle terrestre et moins divine. Mon interlocuteur rebandait et je lui présentai mon cul. Il fit une chose étonnante dont je sus plus tard la recette. Il se tordit deux fois la pine avant de l'introduire en moi et la laissa se dévriller, créant une rotation de son gland qui pour le coup était céleste. Échauffé par cette pratique, mon petit cul s'ouvrit à lui et déculant et renculant, il me vissa littéralement par ces ingénieux artifices. Ce tourniquet dans mon anus me provoqua une jouissance dont profita un jeune garçon qui guettait les éjaculations pour s'en nourrir à pleine gorge.

— Ton enculade fut prodigieuse, dis-je à Lucien après qu'il eut quitté mon cul. Mais elle a différé en tous points de celle que t'a enseignée ton maître. Tu n'es pas entré doucement et n'as pas mignardé mes tétons, qui est ta pratique habituelle.

— Et je n'ai pas prié non plus pour que Dieu me fasse la pine raide. Â vrai dire, quand j'ai vu ton trou, il m'est venu cette invention de te visser avec mon gland. Veux-tu me rendre la pareille je suis très curieux d'y goûter.

— Mais il faudrait que pour cela je me tortillasse la pine et ça doit faire un mal de chien.

— Pas si tu fais la rotation à la base, là où la tige s'articule. Ne l'as-tu jamais retournée pour mettre ton gland à ton cul ?

— Je l'ai essayé plusieurs fois mais ma queue n'est pas assez souple.

— Laisse-moi te l'entortiller, j'aurai peut-être plus de chance.

Lucien s'accroupit devant moi et poussant ses doigts dans mon ventre arriva jusqu'à la racine. Merveille ! ma queue put faire un tour et se trouva de fait vrillée, mais émergea entre mes cuisses côté cul et non par devant. Le sang qui l'avait irriguée, captif de par la rotation, menaçait d'exploser mon gland. Lucien s'y empala dessus et son cul fit le va-et-vient. Ainsi nous étions dos à dos et nous enculions tout de même. Cette position nous valut tout un cercle d'admirateurs qui se branlèrent et déchargèrent l'un après l'autre sur nos culs noués par ma pine. C'est le privilège de l'orgie que de se revigorer sans cesse du spectacle donné par les autres et elle atteignit un sommet quand vers les 2h du matin arriva le citoyen Camusot et son harem de jeunes garçons. Ils s'enculèrent tous en couronne au milieu des applaudissements et firent bander même les vieilles pines.


Parlons donc de ce Camusot, célèbre autant par ses talents d'orateur que par sa bougrerie notoire. La trentaine, beau et bien fait, il croupissait à la Bastille pour sodomie sur la personne d'un valet du comte de Provence, lequel était le frère du roi. Bien que le valet eût été consentant, on l'avait accusé de viol et l'on prévoyait de le pendre le 15 juillet au matin. Par un heureux hasard de l'Histoire, la forteresse, le 14, avait cédé aux émeutiers et les prisonniers libérés étaient devenus des symboles. Camusot était de ceux-là et partout il apparaissait comme le héros d'une noble cause, toujours suivi du jeune valet qui bénéficiait de sa gloire, ayant crié à l'injustice quand on eût arrêté son amant.

Car c'était par pure calomnie qu'on avait taxé Camusot de viol. Le ci-devant comte de Provence, qui serait plus tard Louis XVIII, s'était attaché au valet dont il aimait la belle tournure et le gardait chastement pour lui, car le malheureux prince était affligé d'une impuissance congénitale. Marié cependant pour la forme, il n'avait que des rapports amicaux avec son épouse toujours vierge et s'entourait de favoris qu'il caressait avec amour mais sans pouvoir aller plus loin. Ce qui ne l'empêchait pas néanmoins d'être jaloux et possessif, et d'avoir embastillé Camusot sous un faux chef d'accusation. Camusot en était sorti sous un déluge d'acclamations, aussitôt suivi d'une cour de jeunes et jolis pédérastes dont il avait fait son harem.

Autour du cercle d'enculeurs enculés qui faisaient le clou du spectacle, un second cercle s'était formé qui frappait des mains en cadence. Camusot donnait le tempo, encourageant ses protégés dont la pine entrait et sortait avec une ardeur frénétique. Âgés de 14 à 16 ans, ils déchargeaient et rebandaient pratiquement sans discontinuer et c'était un festival de pines dont certaines, à peine matures, crachaient leurs quatre gouttes de sperme et s'en retournaient au combat. Vit-on jamais autant d'épées s'affronter en joutes viriles et sortir toutes dégoulinantes du corps qu'elles avaient transpercé ?

Jusqu'à l'aube la session dura et quand le jus fut épuisé, chacun s'en retourna chez soi. Je suivis Lucien Clérambault au presbytère de Saint-Eustache où je résiderais désormais avec notre hôte l'abbé Bardache et son groupe d'enfants de chœur. J'y demeurai pendant deux ans jusqu'à la mort de Robespierre où mon destin changea d'un coup.



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