Premières pipes

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Numéro 133

Texte d'archive:


Archivé de: Lettres Gay – Numéro 133
Date de parution originale: Décembre 2004-Janvier 2005

Date de publication/archivage: 2017-08-05

Auteur: Mathieu
Titre: Premières pipes
Rubrique: Amours, calins... Nous deux

Note: Le magazine Lettres Gay ayant disparu, nous archivons sur Gai-Éros des textes y ayant été publiés au fil des ans, à titre d'archive, notre but premier étant que la littérature homo-érotique se préserve au fil du temps. Si vous êtes l'auteur de ce texte ou si vous détenez des droits légaux sur ce texte, veuillez communiquer avec nous sans délais.

Ce texte a été lu 3171 fois depuis sa publication (* ou depuis juin 2013 si le texte a été publié antérieurement)


Cette année, mes parents ont jugé bon de me mettre un peu de plomb dans la cervelle, puisque paraît-il, mes résultats scolaires sont médiocres, mon attitude est trop désinvolte et que mes fréquentations sont soit-disant peu recommandables. Dans le fond, je m'en moque. Je suis majeur depuis trois mois et il ne tient qu'à un fil pour que je les plante une bonne fois pour toutes. Ma mère m'annonce que pour les vacances, j'irai travailler dans une ferme du Cantal. J'ignore totalement où peut bien se trouver le Cantal et là aussi je m'en moque éperdument. Qu'ils m'envoient où ils veulent, tout ça m'est bien égal. Je sais qu'ils emmènent ma petite sœur à Bali et je sais aussi que je devrai prendre cela comme une punition pour avoir encore une fois redoublé.

Et alors ? Rien ne peut m’atteindre, je suis majeur, il faudrait qu’ils se mettent cela dans le crâne. Je ne dis rien à l’annonce de ce qui est censé être dans leur esprit un supplice pour moi. Ma mère qui semble assez satisfaite de son effet sort de ma chambre en refermant la porte.

Mon départ est prévu pour demain. Je fais une valise sommaire, des tee-shirts de surfers, mon skate-board, deux ou trois jeans et mon walk-man. Impensable pour moi de partir au fin fond de la France sans de la bonne musique civilisée.

Une jeune fille du nom de Priscilla vient me chercher à la gare. Je ne savais pas qu’il y avait encore des gens qui s’appelaient Priscilla de nos jours et je me dis que c’est sûrement une habitude à la campagne, d’affubler les gens de noms totalement ringards. Elle est du reste plutôt sympa avec moi et elle doit avoir un an ou deux de plus que moi. Nous montons dans sa voiture, une vieille berline américaine peinte en jaune cocu avec des sièges rouges en cuir. Je lui dis que je trouve sa voiture plutôt cool pour une vieille caisse. Elle me répond que c’est la voiture de son frère, Barnabé, qui a le même âge que moi et qui est en Faculté à Aix-en-Provence. C’est d’après elle, un futur chercheur scientifique. Une grosse tête dans mon langage à moi. Ce type est tellement doué qu’il a sauté deux classes, c’est pourquoi à dix-huit ans, il est déjà en train de passer son DEUG. Du coup, je ne dis plus rien de tout le voyage qui nous mène de la gare à la ferme de ses parents.

Les gens chez qui je loge sont de vieux cousins du côté de ma mère et à peine arrivé, on me presse de questions sur la famille, sur ma mère, sur ma grand-mère. Cela me saoule assez vite et je leur dis que je suis fatigué et que j'aimerais aller me coucher. On me montre alors ma chambre située à l’étage et Priscilla referme la porte en me souhaitant une bonne nuit.

Je ne suis absolument pas habitué aux bruits de la campagne et ma première nuit fut désastreuse. Aussi quand la mère de Priscilla, une grosse femme d’une quarantaine d’année, vient me réveiller à 08h, je suis à deux doigts de l’envoyer sur les roses. Et pour cause, je viens à peine de trouver le sommeil. Je me lève en maudissant la terre entière et surtout ma mère que j’imagine à l’heure qu’il est en train de préparer ses bagages pour Bali. En descendant dans la cuisine, ma surprise est de taille. Toute la famille est en train de petit-déjeuner. Je reconnais Priscilla qui me dit bonjour en souriant et je devine que le type à côté d’elle est ce fameux Barnabé, le génie de la cambrousse. Je leur balance un grognement en guise de bonjour puis je m’assois en face de Barnabé, qui me regarde en souriant. Quel abruti je pense au fond de moi et je me concentre sur mon bol de chocolat chaud.

Plus tard, dans la journée, nous sommes tous aux champs. Ce n’est pas une grosse exploitation et nous sommes obligés de faire beaucoup par nous-mêmes. Je suis avec Barnabé sur un tracteur en train de moissonner. Il m’explique calmement le maniement du véhicule ce qui, j’en suis le premier surpris, m’intéresse assez. En effet, la moissonneuse est impressionnante et c’est assez amusant de conduire un engin pareil. Barnabé, malgré ses prouesses scolaires, est un type plutôt sympa. Nous ne sommes absolument pas bâtis de la même façon et je dois admettre que je suis un peu jaloux. Sa forte carrure, ses cheveux blonds mi-longs, et ses grands yeux bleus doivent lui assurer un succès imparable auprès des filles. J’ai bien essayé de faire un peu de musculation, mais je n’arrive pas à prendre beaucoup de volume, mon corps reste assez sec. Cela ne me contrarie pas outre-mesure étant donné le peu d’intérêt que j’ai porté aux filles jusqu’à présent. Je questionne Barnabé à ce sujet et il me répond qu’avec ses études, il n’a pas beaucoup de temps pour ça, tout en me jetant un regard pour le moins étrange. Je change de sujet et je le branche sur les dernières sorties en jeux vidéo. Barnabé n’en connaît aucun et je le soupçonne de n’avoir jamais vu une console de jeux de sa vie.

Les jours se suivent plutôt calmement à la ferme. Mes parents m’ont téléphoné hier soir pour me dire qu’ils étaient bien arrivés à Bali, que le temps était radieux et que l’eau était à une très bonne température. Je pouvais entendre ma petite sœur piailler derrière ma mère. J’ai préféré couper court à la conversation afin d’éviter de lui parler, cette petite peste aurait pris un pied pas possible pour m’en mettre plein la vue.

De plus, je dois dire que mon séjour se déroule mieux que je ne l’aurai imaginé. Les parents de Barnabé sont des gens certes un peu rustiques mais très cool, généreux et ils ont les pieds sur terre. Barnabé et moi sommes devenus inséparables. Nous partageons maintenant la même chambre car une vieille cousine est arrivée il y a deux jours pour aider aux travaux et j'ai dû lui céder la chambre qu’on m’avait donnée. Je suis en fait très content de ce changement car de cette façon, je peux discuter jusqu’à plus d’heure avec Barnabé et nous rigolons bien.

Ce soir Barnabé me décrit ses camarades de Faculté et il les imite à la perfection ce qui le rend très drôle. À bout de souffle à force de rire, il s’assoit sur mon lit. Je le regarde reprendre son souffle et je ressens une drôle de sensation au creux de mon ventre. Ses muscles saillants sous son débardeur blanc, ses cuisses imberbes et fuselées sortant de son caleçon, tous ces détails ne me laissent pas indifférent. Je respire un grand coup et je me rends compte que sa présence m'excite. Je sens mon sexe se gonfler sous les draps. Je dois être rouge pivoine. Barnabé me regarde à son tour et je sais qu’il voit ce qui se passe au fond de moi car je lis une réponse à mon état au fond de ses yeux.

Il s’assoit un peu mieux sur mon lit et s’approche doucement de moi. Son visage est maintenant très proche du mien et je peux sentir son souffle chaud sur ma peau. Il pose ses lèvres sur les miennes, je me laisse faire. Je sens sa langue chercher un chemin, j’entrouvre ma bouche et une seconde plus tard, Barnabé et moi nous roulons la plus langoureuse des pelles qui soit. Je fais glisser ma main tremblante sur ses épaules. Sa peau est douce et il sent bon la campagne. Barnabé se rend compte de mon émoi et très délicatement, il me couche sur mon oreiller et fait glisser mes draps. Il soulève mon tee-shirt et commence à m’embrasser le ventre, puis il remonte sur mon torse. Il lèche tendrement mes tétons. Je ferme les yeux et me laisse complètement faire, ne pensant pas aux multiples questions qui pourraient venir m’assaillir. Ses lèvres sont d’une douceur exquise et sa langue parcours agréablement les formes de mon ventre. D’une main, il fait glisser mon caleçon. Je ne bouge plus, partagé entre la peur et le plaisir. Je sens ma queue sortir d’un coup et venir se plaquer dans un petit bruit sec sur mon ventre. Barnabé fait glisser sa langue le long de ma verge et une seconde plus tard, il l’engloutit entièrement au fond de sa bouche. La caresse est chaude et jamais je n’aurai cru connaître quelque chose d’aussi fort et d’aussi bon. J’ai l’impression de flotter et de quitter mon corps. Barnabé est très doué et il remonte sur ma queue pour mieux descendre jusqu’au bout de ma tige. D’un coup de langue, il lèche mes couilles qui se contractent immédiatement. J’ose placer mes mains sur sa tête et je lui caresse les cheveux tandis qu’il continue de me pomper. Me maîtrisant mal, je n’arrive pas à retenir mon éjaculation. Je lui fais comprendre d’une pression de la main que je vais venir mais il ne veut pas partir de ma queue. Je me laisse alors totalement aller dans sa bouche. J’ai même l’impression véritable de sentir le sperme remonter de mes couilles pour sortir s’écraser au fond de sa gorge. Je crois rêver tellement le plaisir est puissant. Barnabé passe ensuite un bon quart d’heure à me nettoyer la bite avec sa langue. Nous nous embrassons une dernière fois puis il regagne son lit et nous nous souhaitons bonne nuit, tout contents l’un et l’autre de cette nouvelle intimité entre nous.

Le lendemain, nous aurions pu nous détourner l’un de l’autre, mais il n’en est rien, au contraire. Nous recherchons chacun la présence de l’autre.

Le soir, nous sommes tous les deux un peu fébriles au moment de nous coucher. Barnabé vient me rejoindre dans mon lit et nous nous déshabillons mutuellement. Son corps est magnifique. Parfaitement proportionné. De larges épaules encadrent un torse imberbe et musclé. Son ventre est plat. Je le caresse inlassablement, me laissant aussi caresser. Il me dit que je suis superbe et j’ai du mal à le croire tant nos deux corps sont différents. D’une main peu sûre, je touche son sexe en érection. Il me paraît plus gros que le mien et je peux en sentir toute la chaleur se diffuser dans ma main. Je le caresse doucement et je découvre son gland caché sous un repli de peau. Son gland est d’une douceur incroyable, très soyeux. Je le branle du mieux que je peux puis je me penche pour le prendre dans ma bouche. Le contact de sa bite sur ma langue me paraît étrange tout d'abord puis de plus en plus agréable. Je salive beaucoup et je commence à le sucer bien à fond. Barnabé se laisse alors tomber sur le lit et il place ses mains derrière la tête. Je remonte le long de sa tige, m'attardant sur son gland. Puis je descends en flèche jusqu’à la base de sa bite pour coller mon nez au fond de ses poils pubiens. Son odeur m’attire irrésistiblement. J’ai presque envie de rire car c’est la première fois que je suce un garçon et j’ai pourtant l’impression de savoir faire ça comme personne. Je prends de la vitesse et je fais glisser sa queue sur ma langue de plus en plus vite. Je peux sentir couler dans ma bouche quelques gouttes d’excitation lâchées par son gland. Je sens aussi ma salive filtrer d’entre mes lèvres et couler le long de sa bite. Je suis très excité et j’ai très envie de terminer cette caresse de la même façon que Barnabé l’a faite pour moi la nuit précédente.

Lentement il se relève puis il approche ma bouche de la sienne pour que nous nous embrassions. Il passe ensuite derrière moi et m'écarte lentement les fesses. Je n’ose pas bouger et je colle mon visage dans l’oreiller, prêt à me donner intégralement à lui. Je sens sa langue presser contre mon anus et de nouveau, une nouvelle vague de sensations inconnues jusqu’alors me submerge. Sa langue s’infiltre dans mon cul et j’ai très envie de le sentir tout entier en moi. Il me lèche le cul pendant une bonne dizaine de minutes et je crois que je vais jouir à chaque fois qu’il introduit sa langue au fond de mon anus. Je m’astique la queue pendant ce temps ce qui a pour effet de décupler le plaisir de ses attentions sur mon cul.

Barnabé s’est relevé, il fait claquer plusieurs fois sa belle queue sur mes fesses. J’ai un peu peur d’avoir mal, mais j’ai tellement confiance en lui qui je m’abandonne sans problème. Quand Barnabé pose son gland contre mon anus, je commence déjà à jouir. Pas de doute, je suis très sensible du cul. Il fait mine de me pénétrer puis ressort aussitôt. Il fait passer son gland de haut en bas sur mon anus et je sens mon cul se dilater complètement. Je suis prêt à le recevoir maintenant. D’un geste précis, il s’introduit en moi. Je sens sa queue rentrer dans mon cul. Je ferme les yeux et j’attends, en haleine la suite des événements.

Barnabé s’enfonce petit à petit tout au fond de moi. Une fois qu’il est confortablement installé, il se penche pour déposer des baisers sur le bas de mon dos. Il se retire ensuite de mon cul puis il repart à la charge, toujours en douceur. Je commence à gémir, je me branle de plus en plus vite. Il me pénètre cette fois beaucoup plus rapidement et il commence alors un va-et-vient entêtant. Avec ses mains, il écarte mes fesses au maximum et regarde sa bite entrer et sortir de mon trou. Je glisse un coup d’œil sur lui, je le trouve renversant de beauté. Quand il est bien au fond de mon cul, il y reste quelques secondes, se cambrant comme s’il cherchait à atteindre un objectif mystérieux dissimulé au fond de mon corps. La cadence s’accélère alors rapidement. Je sens sa bite aller et venir en toute liberté au fond de moi. Une chaleur se diffuse à travers tout mon bas-ventre et peu à peu elle envahit tout mon corps.

Barnabé agrémente ses coups de reins de petites claques sur mes fesses qui ont pour effet de me faire pousser des cris de plaisir, heureusement vite étouffés par l’oreiller plaqué contre ma bouche. Il me maintient cette fois fermement le bassin et il me baise de plus en plus violemment. On peut entendre sa respiration devenue forte et saccadée dans toute la pièce. Qu’importe si quelqu’un entre dans la chambre, je ne veux pour rien au monde changer quelque chose à ce moment magique. Ses assauts répétés me mettent au bord de l’orgasme et il le devine car très vite, il ralentit le rythme pour finalement ressortir entièrement sa bite de mon anus.

Il me couche sur le ventre et d’une main experte, il fourrage mon cul encore tout humide et tout ouvert. Ses doigts s’introduisent bien au fond et il commence à se branler. Barnabé est magnifique. Son corps ruisselant de sueur, ses muscles bandés, sa main travaillant sa queue et l’autre main travaillant mon cul. Tout ceci est gravé à jamais au fond de ma mémoire. Je comprends enfin que tout ce que je ressens à ce moment même n’est autre que de l’amour. Je suis tombé amoureux de Barnabé. Je m’astique la queue comme un forcené et je lui fais comprendre que j’aimerais qu’il me jouisse dans la bouche. Il ne tarde pas à venir et dès qu’il se sent à la limite de l’orgasme, il remonte sur moi et approche son gros braquemart près de ma bouche dans un gémissement de plaisir. De longues giclées de sperme viennent s’écraser sur ma langue pendante, sa main pressant sa bite jusqu’à la vider entièrement. Je n’en ai rien perdu et c’est avec délectation que j’avale son liquide épais et chaud. Je viens tout de suite après, giclant comme un fou sur le mur derrière moi, ce qui nous fait rire tous les deux.

Barnabé se penche sur moi, pose un baiser velouté sur ma bouche et me déclare à l’oreille qu’il est fou de moi. Nous nous endormons enlacés, queue contre queue et c’est le début pour moi des plus belles vacances de ma vie, voire même le début d’une nouvelle vie tout court, avec Barnabé bien sûr...

Mathieu 18 ans