Romain et Jean-Jacques


Romain et Jean-Jacques
Texte paru le 2014-05-08 par Stanlyon   Drapeau-fr.svg
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J'ai rencontré Romain un peu par hasard. À l'époque, au printemps 2002, j'ai eu une pause professionnelle de deux mois et je suis resté à Lyon. Je sortais pas mal, je baisais pas mal, en fait, c'était plutôt agréable. Un soir, je traînais au Forum bar à l'heure de l'apéro et je délirai avec les patrons de l'époque. Je ne les connaissais pas très bien mais bon, ils me voyaient régulièrement. Il y avait peu de monde. En relisant mon journal, je me suis rendu compte que nous étions tout de même un vendredi. Au bout de ma deuxième mousse, un couple atypique entra. L'un des deux était grand, costaud, la quarantaine bien sonnée, très attirant et son copain beaucoup plus jeune. On appellerait ce genre de mec un sneaker aujourd'hui. Il était habillé en survêtement, baskets de sport, casquette de base-ball et les cheveux tondus très ras. Il ferait les beaux jours de certaines productions porno actuelles. Sur le moment, je bloquais sur son copain et je ne le remarquai pas mais lorsqu'il s'installa près de moi au bar, je dus bien me rendre compte qu'il était très très mignon. C'était un petit blondinet à la peau claire avec un type un peu brittish des quartiers hot de Londres. En fait, il était croix-roussien et je l'avais sans doute déjà croisé dans le métro. Son mec commença à me parler. Il s'appelait Jean-Jacques et je l'avais déjà rencontré dans un sauna. Il s'en souvenait, moi pas vraiment même si je le trouvais très à mon goût. Nous sommes peu nombreux et les deux mecs me draguent tranquillement. Je sens venir le plan à trois et avec Jean-Jacques et son petit ami qui répond au nom de Romain. Franchement, je ne suis pas contre. J'ai déjà bu une bière ou deux et je commence à être bien chaud. Jean-Jacques me propose de venir dîner avec eux au resto et j'accepte. Une salade plus loin, je me retrouve dans son salon à boire un cognac. En général, l'alcool ne me rend pas forcément chaud chaud mais là, je commence à avoir envie de sexe.

Profitant que Romain soit aux toilettes, Jean-Jacques me fait une proposition :

— Il te plaît mon mec ?

— Il est mignon...

—Tu veux le sauter ?

— Euh...

— Ça ne me dérange pas. Je t'ai invité pour ça. J'adore regarder.

— Tu participes pas ?

— Parfois mais vraiment j'ai envie de l'entendre gémir.

— Tu crois qu'il va vouloir.

— Ouais, il est très attiré par toi. Il me l'a dit au Forum.

— T'as des capotes ?

— Capotes, poppers, tout ce que tu veux.

— Propose-lui.

Il se leva et alla chercher Romain qu'il ramena dans le salon par la nuque.

— Allez, à poil. Ordonna-t-il.

Romain s'exécuta. En un clin d’œil, il ôta son survêt et se retrouva nu comme un ver devant moi. Il était mince mais suffisamment musclé pour ne pas avoir l'air maigre. Il était mignon malgré son air un peu gamin. Il ne devait pas avoir dépassé la vingtaine depuis longtemps. Il se mit à genoux devant moi et commença à lécher ma braguette. Je caressai tranquillement son crâne tondu. Ses petits cheveux très courts piquaient légèrement le bout de mes doigts. Je bandais dans mon jean. Il m'ôta mes baskets. C'était des Converse et il mit un peu de temps à dénouer les lacets. Il est ployé devant moi, le cul cambré. L'alcool aidant j'ai envie de le renverser sur le sol mais je le laisse faire. Je cherche la bouche de Jean-Jacques pour lui rouler une pelle alors qu'il est assis à côté de moi mais pas moyen, il se contente d'appuyer sur la nuque de Romain qui a ouvert ma braguette et qui lèche mon calbut. Je sors mon sexe pour le faire sucer.

— Enlève-lui son fute. Ordonne Jean-Jacques.

Je me soulève légèrement et mon jean glisse le long de mes jambes ainsi que mon caleçon. Je suis nu jusqu'à la taille, en chaussettes dans le salon de ces mecs que je ne connais pas. Je suis très excité. Jean-Jacques donne des ordres :

— Lèche-lui les couilles... Suce... Fais-le bander, il va te défoncer le cul.

Je suis hyper excité et je tiens le jeune homme par la nuque tandis que sa langue s'agite sur mes cuisses, mes boules, ma queue, mon pubis. J'ai l'impression qu'il me nettoie avec sa langue. C'est super excitant surtout lorsqu'il descend le long de mes jambes jusqu'à mes pieds. Il enlève mes chaussettes et chacun de mes orteils est sucé avec application. C'est super excitant. J'ai envie de lui. Je le relève et le fais mettre à quatre pattes sur le canapé. Jean-Jacques continue :

— Cambre-toi ! T'appelles ça cambré ?!

Il lui flanque une claque ou deux sur les fesses. Romain se cambre d'une manière excessive. Je commence à bouffer son cul. Je bande comme un malade. J'enlève mon pull et mon tee shirt. Cette expérience de caudalisme commence à m'exciter sérieusement. Sous le regard de Jean-Jacques, je déchire l'emballage d'une capote. Il me propose du poppers mais je décline. J'ai déjà bu, je ne veux pas ne pas maîtriser les effets. J'entre très brutalement dans le cul de Romain en le prenant par les hanches. J'ai du lui faire mal car il a essayé de se dégager mais Jean-Jacques l'a immobilisé. Il continue :

— Allez, casse-lui le cul ! Défonce-le bien !

Je ne sais plus vraiment ce qu'il disait mais c'était excitant. Romain gémissait. Je m'enfonçais encore plus profondément. J'étais vraiment excité car je sentais tout son corps réagir. Je lui tournai la tête pour enfoncer ma langue dans sa bouche. Il haletait. J'adorais ce moment. J'ai vraiment aimé son petit corps blond. Je le tenais à bras le corps. Jean-Jacques se décida enfin à ouvrir sa braguette et donna encore un ordre à Romain :

— Suce, je vais te nourrir.

Je continuai de le pilonner durement mais il résistait bien, très bien même. Je sentais l'odeur du corps de Jean-Jacques, un mélange de gel douche à la lavande, de parfum, de sueur. J'aurais voulu qu'il se déshabille entièrement mais il avait seulement ouvert sa chemise. Son torse était très poilu. Il tenait la tête de son petit mec et je le vis se contracter et se relâcher. Il avait éjaculé dans sa bouche. Le jeune homme avala la totalité. En général, je ne suis pas très fasciné par ce genre de pratique car -à part avec S.- je suis vraiment adepte du safe sex mais là, ça m'a excité. J'ai éjaculé à mon tour dans la capote. Nous avons allongé Romain sur le dos et je lui ai titillé le cul jusqu'à ce qu'il inonde son torse. Nous nous sommes souri. J'ai aimé ce moment de complicité.

Je me suis rhabillé rapidement et les ai laissé tous les deux. J'ai revu Jean-Jacques quelques fois deux ou trois ans plus tard. Ils s'étaient séparés et il ne s'est plus rien passé entre nous.